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 Sujet du message: The Ermit's Cave - copie de sûreté (text only)
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:36 
Mimite
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Comme je ne sais pas trop ce que nous réserve l'actuel bordel à la connexion chez lycos-multimania, et comme il y a encore des gens que ça intéresse (:P), je vais faire une copie du texte ici. Y aura pas les images ni la mise en page, donc ça sera un peu moche mais tant pis, c'est juste une précaution au cas où tout disparaîtrait définitivement (et bien sûr je n'ai rien mis à jour :lang:)...

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Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: Généralités
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:37 
Mimite
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LA CAVERNE de L’ERMIT…

Ultime mise à jour : 18/06/2004

JE NE VENDS RIEN
et
JE NE FAIS PAS D’ECHANGES

Quelques généralités…
La personne qui vous accueille sur cette page est Peter Grant, manager de Led Zeppelin, photographié ici quelques mois avant sa mort en 1996 (ou 95 ? :-p). Monsieur Peter Grant passa une grande partie de son temps au service du dirigeable à chasser les bootlegs (disques non officiels) qui s’étaient mis à apparaître depuis les débuts de la carrière du groupe (ceci n’empêchant pas Jimmy Page d’en faire lui-même collection par la suite…). Quelques anecdotes liées à cette paranoïa du piratage sont restées célèbres (notamment lors d’un concert au Canada, où Grant molesta un individu qui enregistrait le show, avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’un agent gouvernemental chargé de relever le niveau sonore…).

"Bootlegging is not only dishonest but a diabolical insult to an artist
(...) Zeppelin will not allow to be represented by an inferior product,
and I feel sure, too, that public will not buy these records which are
putrid in quality"

("Faire des bootlegs est non seulement malhonnête, mais
c’est aussi une insulte diabolique à l'égard d’un artiste (...) Zeppelin ne permettra pas
qu’on le représente par un produit inférieur, et je suis
sûr, aussi, que le public n'achètera pas ces disques qui sont d’une qualité répugnante")

Peter Grant - Melody Maker - Octobre 1970 (relevé par Zepablo)

Il faut savoir que les bootlegs (communément appelés à tort « disques pirates ») sont totalement illégaux dans la plupart des pays, ou à la rigueur tolérés (au gré des changements de législation) dans certains états (à l’heure actuelle uniquement le Japon, mais aussi auparavant : en Allemagne, Italie, Luxembourg, Corée, Australie)… Les principaux arguments moraux pour s’opposer aux bootlegs sont que la source sonore est généralement obtenue illégalement (enregistrement sauvage ou vol de bandes…), que les artistes n’ont pas voulu que ce matériel soit publié, et surtout… que ça ne leur rapporte pas un sou !!! On peut ajouter que le son des bootlegs est le plus souvent de qualité moindre, comparé à un disque officiel enregistré et mixé professionnellement. Ce type de produit est donc destiné en priorité aux fans et aux collectionneurs qui ont déjà tout le matériel officiel.

Les indications données dans la suite du site sont données uniquement à titre d’information, pour aider quelqu’un souhaitant se lancer dans une collection d’enregistrements underground de Led Zeppelin à faire les bons choix... Il ne s’agit en aucun cas de promouvoir la vente de bootlegs, et encore moins d’en proposer. Aucun renseignement concernant la vente de bootlegs ne pourra être donné ici.

Les concerts de Led Zeppelin sont présentés chronologiquement. Rappelons que la carrière du groupe a commencé à la fin de l’année 1968 et a pris fin le 25/9/1980 suite au décès de John Bonham (rupture officialisée le 4/12/80). Il y eut plusieurs années sans aucun concert (1974, 1976 et 1978). Certaines dates ne sont pas connues avec certitude (surtout pour la période 1968-1972). Les informations ont été compilées et recoupées entre des sources nombreuses (des auteurs comme Clinton Heylin, Luis Rey, Lewis & Pallett, etc…) qui s’avèrent parfois divergentes, et sont donc de ce fait sujet à caution. J’ai essayé de tenir compte du maximum d’avis et de remarques possibles… néanmoins je préfère toujours quand j’en ai la possibilité me faire mon propre avis à partir de l’écoute des enregistrements existant. Les versions auxquelles j’ai eu personnellement accès sont indiquées pour chaque show concerné par Ma réf. :

Les concerts n’ayant pas, dans l’état actuel des connaissances, été enregistrés, sont recensés en italiques. Les concerts pour lesquels l’existence d’au moins une source est avérée sont en caractères droits (soulignés en rouge), comportent une indication de technique sonore et parfois une critique rapide (appréciations et points intéressants). La terminologie en usage chez la plupart des collectionneurs pour décrire la qualité sonore est :

Excellent = (presque) parfait > très bon > bon > moyen > mauvais = inaudible

Il faut donc bien se rendre compte que ce qui est « bon » pour un collectionneur de bootlegs aura un « son pourri » pour le grand public J. Un soundboard (SB) est un enregistrement de qualité quasi-professionnelle car réalisé sur la table de mixage du concert. L’autre méthode est l’enregistrement par le public (en anglais : audience recording), lorsque le concert est enregistré par une personne placée quelque part dans la salle, au moyen d’un équipement personnel. En général, les enregistrements les plus agréables sont d’abord les excellents du public, puis les soundboards… ensuite le reste…

J’ai indiqué les dates qui méritent le détour au moyen des icônes :

:P à avoir pour la qualité sonore , l’interprétation et / ou l’intérêt historique

:P :P à avoir absolument !!!

J’ai également glissé quelques anecdotes célèbres, même si elles n’ont pas de rapport direct avec un enregistrement…

La navigation dans le site s’effectue grâce au tableau de liens suivant :

Généralités
Statistiques
Studio
1968
1969
1970
1971
1972
1973
1975
1977
1979
1980
Liens
Bootleggers

The Ermit © 2000-2004

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MessagePosté: Nov 13, 2008 12:38 
Mimite
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Dernière mise à jour : 08/02/2004

Vue d'ensemble du répertoire live de Led Zeppelin
en fonction du contenu des albums studio

Les points intéressants pour les collectionneurs de live sont la différence de sonorité par rapport aux versions studio, et le contenu varié des set lists au fil des différentes périodes de la carrière du groupe. L' évolution est notable entre 1969 (blues/hard/psychédélique) et 1970-71 (introduction des sets acoustiques puis des classiques « Stairway », « R&R » etc...), 1973-75 (« No Quarter » et « Dazed » à rallonge...), 1977 (bizarreries comme « Ten Years Gone »...) et 1979-80 ("back to the classics"... avec un coup dans le nez...). Il ne fut pas rare également que des concerts consécutifs présentent des différences très importantes dans l'agencement et l'interprétation des numéros (surtout entre 1969 et 1972). De plus, certains concerts contiennent des chansons rarement jouées (les exemples les plus connus étant « Out on the Tiles » au L.A. Forum le 4/9/70, « Four Sticks » et « Gallows Pole » à Copenhague en 71). Il y avait aussi les reprises de standards du blues, de la pop et du rock, qui furent jouées live mais pas en studio (certaines interprétations parodiques apparaissant parfois au détours de l’accordage pendant juste quelques secondes !…). En revanche, certaines compositions propres du Zep ne furent jamais incluses dans la set list. L’objet de cette section est donc de détailler l’interprétation du répertoire zeppelinien au cours de la carrière du groupe. Les titres sont rassemblés dans leur ordre d’apparition sur les albums de studio officiel (« The Song Remains the Same » et les « BBC Sessions » ne sont donc pas reprises ici)…

Chansons du premier album (« Led Zeppelin »)
Chansons de « Led Zeppelin II »
Chansons de « Led Zeppelin III »
Chansons du quatrième album
Chansons de « Houses of the Holy »
Chansons de « Physical Graffiti »
Chansons de « Presence »
Chansons de « In Through the Out Door »
Chansons de “Coda”
Chansons des Yardbirds. Compositions originales. Reprises…

LED ZEPPELIN (premier album)
Le tout premier album de Led Zeppelin, bouclé en une trentaine d’heures de studio comme le veut la légende… ci-dessus la version originale anglaise très rare (avec le titre et le logo en turquoise).

Good Times Bad Times
Le tout début servait d’intro à « Communication Breakdown » comme show opener à la fin de l’année 69. La chanson (complète avec paroles) apparaît assez rarement, et toujours en medley à l’intérieur d’une autre (« Communication Breakdown » en août-septembre 70, « Whole Lotta Love » au Japon en 71).

Babe I'm Gonna Leave You
Chanson composée par Ann Bredan et popularisée par Joan Baez. Led Zep ajouta le refrain « hard » et s’attribua la composition...
Jouée systématiquement en 68-69, puis définitivement abandonnée.

You Shook Me
Reprise de Willie Dixon, jouée régulièrement en 68-69. Apparaît ensuite parfois dans des medleys de « Whole Lotta Love » entre 70 et 73.
Il y en a aussi quelques bribes à la fin de certaines versions de « In my Time of Dying » en 75 et 77.

Dazed And Confused
Piquée à un certain Jake Holmes par Jimmy Page et Keith Relf, qui en changèrent les paroles (substituant les tourments de l’amour à ceux de la drogue...), cette chanson fut l’un des morceaux incontournables des derniers concerts des Yardbirds, où Jimmy expérimentait ses délires à l’archet de violon. Sa place était donc assurée dans les set-lists du Zeppelin dès 68 (avec des paroles revues par Page et Plant). Elle ne tarda pas d’ailleurs à prendre le statut de morceau dominant, dans tous les concerts jusqu’en 1975 (à l’exception des shows de janvier 75 pour cause de doigts cassés...).
Une vision un peu exagérée des choses a conduit certains auteurs à établir une corrélation entre la longueur de ce morceau et la qualité relative du concert... En fait la longueur tourne le plus souvent autours de 11 minutes en 69, 15 en 70, 20-25 à partir de 71, et plutôt 30 en 73 et 75 (avec un record à 43 minutes, à Los Angeles le 27/3/75). Pour atteindre de telles durées, le morceau avait acquis de nombreux passages supplémentaires au fil de la carrière du groupe, notamment à partir de fin 72 un trip hippie précédant le solo d’archet (où Plant reprend « San Francisco » ou « Woodstock »)... le solo d’archet en lui-même représentant jusqu’à 7 minutes à lui seul. Jimmy utilisait en 68-69 une Fender Telecaster. A partir de 70, il avait pour ce morceau une Gibson Sunburst (don de Joe Walsh) modifiée pour présenter le même profil de cordes qu’un violon.
Jimmy Page décréta qu’il n’avait « plus besoin » de jouer « Dazed » en 1977... et cette chanson disparut donc (au profit d’ « Achille’s Last Stand », enchaînée au solo d’archet, comportant d’autres effets électroniques en plus), emportant avec elle une grande partie de la richesse d’improvisation du groupe...

Your Time Is Gonna Come
La seule interprétation connue de ce titre figure brièvement au sein du medley de « Whole Lotta Love » à Tokyo le 24/9/71.

Black Mountain Side
Instrumental à sonorité indienne (piqué à Bert Jensch ?), joué live comme partie intégrante de « White Summer », de 1968 à 1970, puis en 77-79-80.

Communication Breakdown
L’un des grands classiques de Led Zep, largement inspiré de « Nervous Breakdown » d’Eddie Cochran.
Joué régulièrement de 68 à 73 (généralement en rappel, surtout à partir de 70), plus rarement en 75, une seule fois en 77 (le 25/6), et selon les jours en 79 et 80...
Noter dans la plupart des versions jusqu’en 73, le développement d’un solo de basse de JPJ…

I Can't Quit You Baby
Reprise de Willie Dixon, placée en seconde partie de show opener entre 68 et le début de l’année 70, puis apparaissant assez souvent dans le medley de « Whole Lotta Love » en 71-73.

How Many More Times
Descendant en droite ligne de la monstruosité qu’était devenue « Smokestack Lightning » à la fin de la carrière des Yardbirds, hybridée avec d’autres standards du blues (« The Hunter »...), ce fut la pièce de résistance des concerts de Led Zeppelin entre 68 et 70 (la dernière fois le 28/6/70 au festival de Bath pour être précis). Jimmy y incluait un solo d’archet jusqu’à la deuxième tournée US comprise. Par la suite, le morceau devint d’avantage l’écrin d’un medley développé, avant d’être remplacé dans cette fonction par « Whole Lotta Love ». Une conséquence bizarre, « How Many More Times » figure à l’intérieur-même du medley à Tokyo en 71…
Une version complète (sans archet mais avec mini-medley) a cependant été jouée en rappel final du dernier show de l’année 70 au Madison Square Garden.
Le titre est ressuscité en janvier 75, lorsque Jimmy Page préfère éviter les difficultés de « Dazed » pour ménager ses doigts brisés… L’interprétation est alors calquée sur la version studio, sauf pour le solo d’archet qui est tel que dans les versions live de « Dazed and Confused ».

Dernière mise à jour le 08/02/2004.

LED ZEPPELIN I I
Le « Brown Bomber », album historique par excellence, dont l’influence se fit sentir sur plusieurs générations de musiciens jusqu’à nos jours (on sait notamment à quel point des personnalités comme Kurt Cobain et Jeff Buckley révéraient ce disque…).

Whole Lotta Love
Le premier vrai succès commercial de Led Zep, qui suffit à faire d’eux des stars. Jimmy, refusant obstinément de laisser éditer la chanson en 45 tours, dût finalement céder sur ce point à Peter Grant, qui ne supportait plus de voir les sous lui filer sous le nez tandis que la reprise instrumentale tartignolle de CCS se vendait comme des petits pains… La musique est du Page pur jus, mais les paroles furent piquées par Plant à « You need love » de Willie Dixon. Jimmy utilise dans le pont un instrument électronique, la Theremin (du nom de l’inventeur russe) qui réagit par une antenne à la position des mains.
Expérimentée sur scène dès la troisième tournée US, la chanson devient indispensable à la set-list (on peut supposer sans trop se tromper qu’une partie importante du public venait uniquement pour cette chanson en 69-70). D’abord jouée simplement à l’imitation de la version studio, elle phagocyte à partir d’août 70 le medley qui faisait auparavant partie d’« How Many More Times ».
Le medley subsiste sous une forme restreinte dans les versions de la tournée US 73 (il ne reste alors généralement que le « Boogie Chillun’ » inspiré de John Lee Hooker).
En 75, le titre est brièvement exécuté en début du rappel composite « Black Dog ». En 77, c’est une version encore plus courte qui introduit « Rock and Roll » à chaque fin de concert.
En 79, la chanson est rejouée indépendamment, sans Theremin mais avec un nouvel arrangement caractéristique. En 80, elle sert certains soirs de rappel, avec un traitement complet à la Theremin, et même parfois le « Boogie ».

What Is and What Should Never Be
Jouée à chaque concert d’octobre 69 à juin 72, toujours calquée sur la version studio…

The Lemon Song
Plagiat plus qu’évident du “Killing Floor” de Howlin’Wolf, avec un couplet supplémentaire piqué chez Robert Johnson (“Squeeze my lemon…”). Tout le monde ou presque jouait ce morceau à l’époque (Jimi Hendrix par exemple…), il ne fallait pas s’étonner de voir plus tard Dixon et Burnett réagir et attaquer le groupe en justice...
Incorporée à l’album après avoir fait régulièrement partie de la set-list jusqu’à la 3ème tournée US. Sur scène, la version Led Zep avait une intro qui ne figure malheureusement pas dans la version studio.
Le couplet de Robert Johnson a quand à lui été un passage obligé des medleys de « How Many More Times » puis « Whole Lotta Love », et ce jusqu’à la tournée Euro 73…

Thank You
Soi-disant écrite par Plant pour sa femme Maureen. Jouée à chaque concert entre 1970 et 1972. Jouée aussi (pour les dernières fois) à chaque concert final des deux parties de la tournée US 73 (LA 3/6, et NY 29/7/73). Jones développait en intro à ce morceau un solo d’orgue improvisé.

Heartbreaker
Avec « Dazed and Confused », c’est le morceau technique de Page par excellence.
Joué à tous les concerts entre octobre 69 et juillet 73 (second volet du show opener de juin 70 à juin 72, enchaînée à « Immigrant Song »). Généralement le début du solo de guitare est plus développé sur scène qu’en studio, pour titiller un peu le public… Page recourt assez souvent à l’air de « Bourée » (de Jethro Tull – enfin plutôt de J.-S. Bach) pour rappeler la section rythmique (en 72-73 aussi un air de Paul Simon, « The 59th Street Bridge Song (Feelin’Groovy) »).
En 75, apparaît parfois en rappel à certains shows. Joué aussi à quelques rares occasions de la tournée 77. Jouée en rappel à Knebworth le 4/8/79, ainsi qu’à certains concerts de la tournée 80 (Dortmund, Rotterdam, Zurich).

Living Loving Maid (She's just a Woman)
B-side du 45 tours de « Whole Lotta Love », cette chanson ne fut jamais jouée live. Jimmy et Robert détestent cette chanson, Robert en fit une interprétation parodique à Hamburg en 1970, et dans son speech à Earl's Court le 24/05/75.

Ramble On
Un couplet de cette chanson révèle une lecture mal digérée du « Seigneur des Anneaux » de J.R.R. Tolkien…
Jouée (ou plutôt : incluse à l’improviste par Plant) dans certains concerts de fin 69 et de l’année 70 (à l’intérieur de « Babe I’m Gonna Leave You », « Communication Breakdown » ou « Whole Lotta Love »…), elle n'est jamais apparue comme un numéro complet indépendant.

Moby Dick
Riff retravaillé après la version Led Zep de « The Girl I Love… » à la BBC, remplaçant celui caractéristique du morceau « Pat’s Delight » qui fut joué jusqu’à la 3ème tournée US, Moby Dick prend sur scène la forme popularisée par la version studio, de 1969 à 1975 (extension du solo de batterie en sus, bien sûr…). En 77, c’est le début instrumental de « Out on the Tiles » qui ouvre le morceau (rebaptisé « John Bonham Over the Top »…) mais la conclusion est la même. Bonzo ne fera plus de solo interminable après cette tournée.

Bring It On Home
Jouée régulièrement au cours de l’année 70 (avec la participation du public…). Rejouée très exceptionnellement à certains concerts américains en 1972. Le riff servait aussi de raccord instrumental entre « Celebration Day » et « Black Dog » dans le show opener de la tournée US 73.

Dernière mise à jour le 28/08/2002.

(Qui n’a jamais eu envie de déchirer la pochette de… ?)
LED ZEPPELIN I I I
Avec son versant acoustique très marqué, cet album eut le mérite de distinguer les fans du groupe lui-même, des fans de hard-rock (qui purent alors se réorienter vers Deep Purple, Black Sabbath, Grand Funk etc…).

Immigrant Song
Jouée live comme show opener de juin 70 à juin 72 (survécut un temps dans les rappels fin 72–début 73, avant de disparaître définitivement de la set-list).

Friends
Jouée sur scène pour la seule fois connue à Osaka le 29/9/71. Réenregistrée par l’orchestre de Bombay en avril 72.

Celebration Day
Une chanson dédiée à la ville de New York. Jouée couramment dans les tournées de l’année 71, quelques fois au début de l’année 72, puis à l’intérieur du show opener de la tournée US 73, et de celui de l’année 79.

Since I've Been Loving You
Composé fin 69 – début 70, ce monument zeppelinien est inclus à la set-list dès le début de l’année 70 (au cours de laquelle les paroles évolueront fortement, avant d’être assez fidèles à la version de l’album une fois cette dernière enregistrée). Pour cette chanson (y compris dans la version studio) John Paul Jones joue l’orgue et la pédale-basse (Taurus Moog) en même temps, technique qu’il emploiera couramment sur scène pour les chansons « à claviers » (« Thank You », « Rain Song », « No Quarter », « Trampled Underfoot », « Kashmir », « In the Evening », « All My Love »)...
« Since I’ve Been Loving You » fait partie de tous les concerts du Zeppelin jusqu’à la fin de sa carrière, à l’exception notable de l’année 75 où elle n’apparaît que 3 fois (Nassau Coliseum 14/2, Seattle 21/3 et LA 27/3/75).

Out on The Tiles
Enregistrée deux fois seulement en version complète chantée (à L.A. le 4/9/70 et N.Y. le 19/09/70), mais les premières mesures servaient aussi à démarrer "Black Dog" en 71, 72, 73, 75, 79, 80. « Over the Top », le solo de Bonzo de la tournée 77, avait aussi pour début l’intro et deux couplets en version instrumentale.

Gallows Pole
Adaptation d’une chanson de Leadbelly. Un couplet est inclus dans le « Communication Breakdown » du dernier concert de New York en 1970. Enregistrée complète à Copenhague le 3/5/71, et à Ipswich le 16/11/71, en version totalement électrique. Fut peut-être jouée à d’autres concerts de la même période, mais qui ne furent pas enregistrés (Liverpool semble avéré)... Par contre on en retrouve un couplet inclus à l’intérieur de « Communication Breakdown » à Berkeley le 13/9/71… Quelques paroles (« Sister knock on my door… ») apparaissent aussi à l’intérieur de versions tardives de « Trampled Underfoot » en 75 (Vancouver, Seattle, LA, Earl’s Court…). L’accord du début est un teaser que l’on peut entendre dans le bootleg « Listen to this Eddie » de 77.

Tangerine
Une chanson écrite par Page du temps des Yardbirds. Jouée en version totalement acoustique dans la tournée japonaise de 71, et les tournées suivantes jusqu’en juin 72. Apparaît très furtivement au milieu du baratin de Plant lors du concert du Nassau Coliseum le 14/2/75. Jouée réellement en version électrique aux 5 shows londoniens de mai 75 (Earl’s Court).

That's The Way
Principale chanson du set acoustique de juin 70 à juin 72, et à Earl’s Court en 75. Quelques mesures instrumentales figuraient également à l’intérieur de certaines versions de « Bron-Y-Aur Stomp » vers 1972-73.

Bron-Y-Aur Stomp
La chanson de Robert pour son chien Strider (a dog with blue eyes…). Jouée régulièrement à partir de fin 71 dans le set acoustique, c’est même le seul titre acoustique subsistant dans les tournées Japon 72 à Euro 73. Joué plus tard à Earl’s Court (75) et dans la tournée américaine de 77.

Hats Off To (Roy) Harper
Jamais joué live.

+
Hey Hey What Can I Do ?
B-side d’Immigrant Song, non incluse à l’album. Cette chanson fut jouée live d’après certaines rumeurs (Berkeley 71 ?). Cependant ceci est peu probable, la confusion provient peut-être du piratage de la version studio ou des démos (qui peuvent avoir été utilisées comme filler sur certains bootlegs).

Dernière mise à jour le 08/02/2004

Quatrième album
« Avec cet album, on va enfin cesser de nous confondre avec Black Sabbath » disait Jonesy. Tiré par la locomotive Stairway, c’est le plus vendu de Led Zep… Ci-dessus la version collector anglaise de 1978 (tirage limité sur vinyle rose).

Black Dog
A partir de 1971, titre joué à tous les concerts de toutes les tournées, sauf U.S. 77 (joué seulement le premier soir d’Oakland). Percy substituait parfois aux paroles un autre couplet de son invention, où il était question de « Sweet jelly roll »…

Rock And Roll
Joué de temps à autres en 71, ce titre est tellement réclamé par le public qu’il devient obligatoire comme rappel en 72, puis comme show opener de la tournée Japon 72 jusqu’en 75. Rappel obligatoire en 77-79-80.

The Battle Of Evermore
Jouée dans le set acoustique à chaque fois dans la tournée 77. C’était une occasion d'entendre John Paul Jones chanter ! (il exécute le contre-chant qui revenait à Sandy Denny dans la version studio).

Stairway to Heaven
Inévitable de 1971 à la fin… Les versions live se distinguent généralement par un solo plus long (le passage « tango » à partir de 73…) et par des « missing verse », paroles supplémentaires le plus souvent débiles (comme la fameuse « Does anybody remember laughter » popularisée par la bande-son de « The Song Remains the Same »). Il faut dire que le manque d’intérêt de Plant pour l’interprétation de cette chanson est proverbial... Jonesy utilise le même orgue que sur « Thank You » dans les versions les plus anciennes, puis à partir du Japon 72 peut utiliser sur scène un Mellotron pour imiter la flûte à bec de la version studio (synthé Yamaha à partir de 79). Page quand à lui s’est offert un beau jouet rien que pour pouvoir jouer ce titre en live : sa fameuse guitare Gibson SG à deux manches (12cordes + 6 cordes).

Misty Mountain Hop
Chanson ayant pour thématique la consommation de cannabis (et la répression policière associée), mal maquillée par des références à Tolkien. Jouée pour essai à Copenhague en 71, puis d’octobre 72 à juillet 73, régulièrement enchaînée avant « Since I’ve Been Loving You ». Rejouée aux concerts de 79.

Four Sticks
Tire son nom de l’usage de 4 baguettes par Bonzo pour obtenir la sonorité voulue. Jouée sur scène une unique fois à Copenhague (3/5/71). Enregistrée aussi lors des Bombay Sessions de 72 par l’ochestre indien.

Going To California
Passage obligé de tous les sets acoustiques en 71, 72, 75 et 77.

When The Levee Breaks
Adaptation d’un titre de Memphis Minnie. Pour imiter une slide guitar, Page utilise sa Danelectro. Jouée au début de l’année 75, mais vite abandonnée pour raisons techniques.

Dernière mise à jour le 28/08/2002.

HOUSES OF THE HOLY
L’album le plus bizarre et coloré (et je ne parle pas de la pochette…) de Led Zep…

The Song Remains the Same
Jouée à chaque show depuis la tournée japonaise de 72, jusqu’en 79 (est d’ailleurs la première partie du show-opener en 77 et 79). Page y utilise la double SG comme pour « Stairway ».

The Rain Song
Rarement Plant aura fait aussi kitsch avec ces paroles au romantisme niais, reposant sur les métaphores météorologiques… (NB : j’adore cette chanson…).
Jouée enchaînée à la chanson précédente entre 72 et 75, puis indépendamment en 79 et 80 (à noter que bizarrement c’était le seul extrait de « Houses of the Holy » qui figurait encore dans la set-list de l’ultime tournée du Zep).

Over The Hills and Far Away
Encore une chanson sur la marie-jeanne (avec les paroles ajoutées en live : “Acapulco Gold”, du nom d’une variété mexicaine…). Par ses solos, Page transforme ce titre, assez plat en studio, en l’un des sommets de l’art zeppelinien live.
Jouée de 1972 à 1975, à titre exceptionnel dans quelques concerts de 77, puis enfin en 79.

The Crunge
Hommage à James Brown (yeah, take it to the bridge…). « The Crunge » est le nom de la danse indansable imaginée par les membres du groupe. Page, Plant et Jones esquissaient effectivement quelques pas de danse lorsqu’ils jouaient l’air sur scène… Apparaît sous forme instrumentale à l’intérieur d’un certain nombre de versions de « Dazed and Confused » en 72. Réapparait chantée et traitée à la Theremin dans le rappel des concerts du dernier mois de la tournée US 75.

Dancing Days
Testée dès fin 71 à Wembley, jouée assez régulièrement en 72, jusqu’à la tournée Euro 73. Apparaît aussi une ou deux fois dans la tournée US 73. Jouée exceptionnellement dans le set acoustique de certains shows de 77.

D'yer Mak'er
Ce titre serait censé être la prononciation autochtone de « Jamaica »… car c’est censé être un reggae… Jamais joué live (excepté, en exagérant un peu, quelques très petites bribes à l’intérieur de « Communication Breakdown » le dernier soir d’Earl’s Court en 75).

No Quarter
Principal morceau de bravoure de Jonesy aux claviers, depuis la tournée US 73 jusqu’en 79. En 73 Jones ne dispose que du piano électrique et développe assez peu son solo. En 75, avec un piano acoustique pour son solo, il peut se permettre plus de fantaisies (tandis que Page allonge également sa partie). En 77, avec l’éviction de « Dazed and Confused », « No Quarter » est devenu le principal morceau à impro des concerts. Le solo de piano est alors très travaillé (limite concerto de musique classique) et presque systématiquement entrecoupé d’un passage rock’n’roll (influence néfaste d’ELP ? J). Le morceau dépasse alors à certaines occasions les 30 minutes. Les versions de 79 ne sont plus que l’ombre du monstre qu’il était devenu, malgré le piano à queue trônant sur scène au milieu du brouillard synthétique…

The Ocean
Jouée live en 72-73, généralement en rappel, et avec le décompte (parfois très farfelu) de Bonzo. L’océan dont il est question représente le public agglutiné à perte de vue aux concerts du Zep. Plant prenait le soin de corriger l’âge de sa fille en chantant « four years old » au lieu de « three… » en 73. Par ailleurs, cette chanson fait partie de celles où Percy avait tendance à intervertir les couplets…

Dernière mise à jour le 08/02/2004

Physical Graffiti

Custard Pie
Pas jouée live.

The Rover
L’intro seulement servait de raccord entre « The Song Remains… » et « Sick Again » en 77.

In My Time Of Dying
Piquée à Bob Dylan qui l’avait récupérée chez Blind Willie Johnson…
Jouée sur scène régulièrement en 75 et 77. Page utilisait la Danelectro réglée pour imiter une slide. On raconte que Plant refusa de la rechanter par superstition après la mort de son fils…

Houses of the Holy
Cette bonne vieille blague de la chanson qui donne son titre à l’album mais n’apparait en fait que sur le suivant… Sur la même thématique que « Dancing Days » et « The Ocean » (l’affluence du public aux concerts, dans un élan quasi religieux) avec force clins d’œils ésotériques…
Jamais jouée sur scène.

Trampled Underfoot
Une chanson sur les voitures et leur analogie avec l’anatomie humaine (c’est ainsi que Percy définissait souvent ce morceau pour le présenter sur scène)… Tire probablement son titre du fait que la ligne de basse n’est qu’un « boom » répétitif de pédale Moog… En live elle était nettement plus vive que la version studio, et comprenait une longue impro de guitare. Jouée régulièrement en 75. Rappel courant dans la première partie de la tournée US 77, n’est plus jouée ensuite sauf exceptionnellement dans certains shows de la deuxième partie. Revient dans tous les concerts de 79 et 80. Je vous mets au défi de trouver une version live où les paroles sont chantées dans le même ordre que la version studio…

Kashmir
Aussi inévitable que « Stairway » entre 1975 et 1980. Reposait sur la rythmique métronomique de Bonham et les arrangements de Jonesy (et il arrivait parfois qu’il se trompe, entraînant tout le groupe… cf 23/6/77 par exemple), les impros se limitant à un peu de gratouillage de Page dans la conclusion de la chanson. En 75, Jones fait le refrain au piano électrique, ce qui donne une sonorité humble qui surprend agréablement (le reste des arrangements au Mellotron). En 77, il utilise un autre clavier (Fairlight ?…), ce qui rapproche un peu plus le son des cuivres de la version studio, sans atteindre pour autant la même intensité (en 79-80 c’est le synthé Yamaha… et tout le monde roupille). En live, Plant échangeait (presque) systématiquement le deuxième et le quatrième couplet. A partir de 77, la chanson s’enchaîne sur « White Summer / Black Mountain Side » (Page à la Danelectro).

In The Light
Jamais jouée live en tant que telle (mais l’air apparaît dans « Whole Lotta Love » à Hiroshima en 71).

Bron-Yr-Aur
Le petit instrumental était joué dans le set acoustique de la tournée US d’août – septembre 70.

Down by the Seaside
Composition contemporaine de « Led Zeppelin III », d’après les démos. Jamais jouée live. John Paul Jones a affirmé détester cette chanson, ceci explique peut-être cela…

Ten Years Gone
Jouée régulièrement en 77 et… quand le matériel voulait bien marcher, en 79. Jonesy utilisait sa guitare-mandoline et la basse-pédales Moog, Page la Stratocaster.

Night Flight
Jouée en soundcheck (Chicago 73) mais jamais en concert…

The Wanton Song
Jouée aussi dans le soundcheck de Chicago en 73, et également interprétée sur scène au mois de janvier 75.

Boogie with Stu
Jamais faite sur scène.

Black Country Woman
Contemporaine du quatrième album, de ce fait on l’entend assez régulièrement jouée par Page pour vérifier son accordage dans des shows de 71 et 72. La chanson est réellement interprétée à titre exceptionnel à Seattle le 19/6/72, puis entre régulièrement dans la set-list en 77, comme prélude à « Bron-Y-Aur Stomp ».

Sick Again
Première d’une lignée de chansons crapoteuses de Page sur le thème « sexe drogue etc… » (« For Your Life » sur Presence, « Cadillac » de The Firm, « Wanna Make Love » sur Outrider…), « Sick Again » semble (en version studio) jouer à fond la carte trash avec ses sonorités de guitare nasillardes et la voix éraillée de Plant. En live, cette chanson avait une ambiance beaucoup plus vive, et même festive. Jouée en 75, 77 et 79 (deuxième volet du show opener pour les deux premières années).

Dernière mise à jour le 28/08/2002

PRESENCE
L’album que beaucoup de monde considère comme le moins bon de Led Zeppelin, alors que c’est le préféré de Jimmy… c’est en effet un album très guitaristique (enregistré en 3 semaines, dont une nuit seulement pour l’ensemble des overdubs, dit la légende…) qui, en dépit de son caractère inégal, mérite largement d’être redécouvert…

Achilles Last Stand
Sans conteste une des meilleures compositions du groupe, ce titre supplante « Dazed and Confused » en 77 (est alors introduit par le solo bizarroïde de Page). Apparaît également dans les concerts de 79 et 80 (mais est souvent assez mal maîtrisée à cette époque…)

For Your Life
Une chanson largement sous-estimée, évoquant la dépendance aux drogues dures, avec un traitement crapoteux à souhait (en particulier l’un des meilleurs solos de toute la carrière de Page). On est en droit de regretter que ce titre n’ait jamais été expérimenté sur scène…

Royal Orleans
Petite chanson funky dont le texte est un clin d’œil à une mésaventure survenue à Jonesy (une groupie se serait avérée être un travelo…). Jamais faite sur scène.

Nobody's Fault but Mine
Un blues assez classique est à l’origine de ce titre qui figurera dans la set-list de 77 à 80.

Candy Store Rock
D’après certains auteurs incompétents (et d’après certaines pochettes de bootlegs…) ce titre aurait été joué en 77, mais on n’en a jamais trouvé trace nulle part… jusqu’à la sortie de la source de Cincinnati 77 (ceci étant, la chanson n’est pas jouée réellement, mais juste chantonnée par Plant comme il avait coutume de faire)...

Hots On For Nowhere
A mon humble avis, cette chanson est l’une des plus nulles de tout le répertoire zeppelinien. Heureusement jamais jouée live.

Tea For One
A mon humble avis, cette chanson est l’une des meilleures du répertoire zeppelinien (c’est une chanson à part, car la seule à avoir une atmosphère sincèrement triste). Malheureusement jamais jouée live.

Dernière mise à jour le 17/05/2004.

IN THROUGH THE OUT DOOR
Enregistré à Stockholm par un groupe fatigué et au bord de la désagrégation, cet album ne devait avoir un rôle que de transition dans la musique de Led Zep. Ce fut malheureusement le dernier à paraître du vivant de John Bonham.

In The Evening
En 79, ce morceau était introduit par le solo électronique de Page (avec les lasers bleus qui formaient une pyramide au-dessus de lui…). En 80 il était joué avec une intro plus courte, respectant vaguement celle de la version studio (Bonzo envoyant quelques rouleaux avec de la réverbération…). Le pont des versions live est différent de celui de la version studio (en live un petit air de clavier-flûte qui traînait dans la tête de JPJ depuis au moins 1975…). Page utilisait une Strat (pour pouvoir faire mumuse avec le vibrato J).

South Bound Saurez
Composition de Jonesy tout seul (Plant pour le texte). Pas jouée live, comme c’est dommage...

Fool In The Rain
Exploration des sonorités latino (et la seule chanson de Led Zep où Page utilise une Guitar Roland), jamais reproduite sur scène…

Hot Dog
Cette chanson à la sauce Tex-Mex assez médiocre (influence néfaste d’ELP ?… J) était le 45 tours extrait de l’album (avec « Fool in the Rain » en face B), et fut pour cela jouée à chaque fois en 79 et 80… comme c’est dommage…

Carouselambra
Une chanson qui ressemble plus à du Yes qu’à du Zep (influence néfaste de qui déjà ?… J)… Cela aurait sûrement été intéressant en version live… mais ne fut jamais joué.

All My Love
Jouée lors de la tournée 80 (sans doute pour remplacer « No Quarter » comme morceau de bravoure à claviers pour JPJ ?!?), la chanson respectait assez le déroulement de la version studio, sauf que Page se sentait manifestement dispensé de travailler son solo…

I'm Gonna Crawl
Un dernier titre revenant (un tout petit peu) aux racines du blues… Jamais joué live…

Dernière mise à jour le 08/02/2004

CODA
L’album posthume, qui ne serait probablement pas paru si les gens d’Atlantic n’avaient obligé Page à respecter son contrat (signé dès le départ pour 10 albums originaux)…

We're Gonna Groove
C’est de toute évidence sur « Coda » une version retravaillée de l’enregistrement live du Royal Albert Hall 70. En effet, cette chanson de Ben E. King était le show-opener durant les 4 premiers mois de l’année 70.

Poor Tom
Plusieurs démos attestent du travail effectué sur ce titre. Ne fut pas joué sur scène.

I Can’t Quit You Baby
Cf. premier album. Cette version-ci est en grande partie extraite du concert du Royal Albert Hall 70 (le concert lui-même et non le soundcheck comme le prétend la pochette de l’album).

Walter's Walk
Apparaît souvent en 72 (et plus rarement en 75) en instrumental parmi les impros de "Dazed and Confused".
La version de l’album est une chute de studio contemporaine de « Houses of the Holy », avec des paroles ajoutées en 81 ou 82... ce qui en ferait donc la dernière chanson enregistrée par Led Zep.

Ozone Baby
Jamais jouée live, mais le riff figure à l’intérieur du rappel du deuxième show de Vancouver en 75.

Darlene
Jamais jouée live non plus…

Bonzo's Montreux
Comme son nom l’indique, morceau enregistré à Montreux par Bonzo (avec des effets électroniques de Page)…

Wearing and Tearing
Une chanson punk (!?!). Jamais jouée live par Led Zep.

Dernière mise à jour le 28/08/2002.

Chansons des Yardbirds, compositions originales, et reprises diverses :

Train Kept A-Rollin'
Inévitable show opener des Yards, Led Zep en hérite et en fait le même usage en 68 et jusqu’en août 69. Bizarrement la chanson revient au même poste dans la tournée européenne de 80…

I'm A Man
Pièce de résistance des derniers concerts des Yards, fit parfois l’objet de clins d’œil de Page et Plant (souvent dans des medleys) en 68-69, 70, 72, 73 et même 75.

Over Under Sideways Down
Le grand hit des Yardbirds. Page devait toujours le jouer avec eux, ne le joua que très rarement ensuite pour son propre compte, dans certains medleys de 68-69.

Shapes of Things
Le chef d’oeuvre des Yards époque Jeff Beck, régulièrement joué par eux avec Page, fut repris par lui tout comme « Over Under Sideways Down » vers 68-69 à quelques rares occasions.

For Your Love
Comme les deux précédentes, ce morceau fut recyclé comme héritage des Yardbirds, dans certains medleys de 68-69, à l’exception notable d’une version indépendante à San Francisco en janvier 69 (dont le son très « Zep » ne reproduit vraiment pas les arrangements au clavecin de la version studio originale, qui avaient en leur temps provoqué la démission de Clapton des Yardbirds !…).

White Summer
Cet instrumental influencé par la musique orientale (et par le morceau « traditionnel » « She Moved through the Fair »…) dont la version studio originale figure sur l’album « Little Games » de 1968, est le morceau fétiche de Page sur scène jusqu’en avril 70, puis à nouveau de 77 à 80 (sert alors à introduire « Kashmir »). Contient généralement « Black Mountain Side » dans les versions Zep, et parfois (à partir de 70) des éléments que l’on retrouvera dans le morceau inachevé « Swan Song » et sa version réactualisée sur le premier album de The Firm (« Midnight Moonlight »).

Pat's Delight
Version primitive de "Moby Dick" en 68-69 (avec un riff totalement différent). Pat est l’épouse de Bonzo…

Over The Top
Version de "Moby Dick" commençant sur l'air de "Out on The Tiles" en 77.

Solo de clavier (intro improvisée de "Thank You")
Joué à l’orgue Hammond en 70-72, au Mellotron à partir de la tournée japonaise de 72.

Solo de guitare
Développé à partir du solo d’archet de « Dazed », le morceau sert d’intro à « Achille’s Last Stand » lors de la tournée U.S. 77. Page y utilise l’archet, la Theremin et divers bidouillages électroniques sur fond visuel de fumées et de lasers. Sont inclus généralement l’hymne américain (« The Star-Splangled Banner »), et parfois le morceau traditionnel « Dixie » ou d’autres classiques (notamment un extrait de « West Side Story »). Une version plus modeste (purgée de ces clins d’oeils typiquement américains) ouvrait « In the Evening » en 1979.

As Long As I Have You
Chanson de Garnett Mimms, formait l’ossature d’un grand medley de reprises (« Fresh Garbage », « Shake », « Hush Little Babe »…) dans les concerts de 68-69. Abandonnée lorsque le groupe disposa d’assez de compositions personnelles…

Parmi les innombrables reprises dont Led Zep truffait ses medleys (essentiellement entre 1969 et 1973) on retiendra notamment :
Boogie Chillun' (John Lee Hooker)
Inévitable dans « How Many More Times » puis « Whole Lotta Love » entre 70 et 73, ainsi que dans certaines versions de 79 et 80.

San Francisco (John Phillips)
Chanson hippie par excellence, écrite par le leader des Mamas & Papas et popularisée par Scott McKenzie (en France par Johnny…), apparaît vers la fin de l’année 72 dans « Dazed and Confused », et s’y installe dès lors régulièrement jusqu’en 75.

Woodstock (Joni Mitchell)
Popularisé par la version de Crosby, Stills, Nash & Young, ce titre de Joni Mitchell apparaît souvent en remplacement de « San Francisco » dans « Dazed and Confused» à partir de février 75.

For What It's Worth (Buffalo Springfield)
L’hymne contestataire de Steve Stills avait déjà été joué par Plant et Bonham du temps de Band of Joy. Apparaît rarement en 69, mais souvent dans les medleys de 70 et début 71. Recyclé dans un moment d’inspiration à la place habituellement tenue par « San Francisco » dans le « Dazed and Confused » du 21/03/75 à Seattle…

Cat’s Squirrel
Morceau instrumental « traditionnel » popularisé par la version de Cream et repris par beaucoup de groupes à l’époque (notamment sur le 1er album de Jethro Tull…). Le riff (ou des accords très ressemblants) apparaît assez souvent dans les développements instrumentaux de Page en 69, puis de temps à autres dans certaines de ses impros, à toutes périodes y compris jusqu’en 80.

That's Alright / My Baby Left Me (Arthur Crudup)
Deux chansons qui ont le même air, composées par le même bonhomme, et popularisées par Elvis. Figurent parfois dans les concerts de Led Zep entre 69 et 73 (surtout en 71).

Mess Of Blues (Elvis Presley)
Une chanson écrite par Doc Pomus et Mort Shuman pour le King, régulièrement reprise dans le medley de « Whole Lotta Love » en 71, plus rarement en 72-73… Apparaît comme par miracle dans « Heartbreaker » au Nassau Coliseum le 14/02/75.

Heartbreak Hotel (Elvis)
Autre standard du King, régulièrement dans le medley surtout au courant de l’année 72.

Everybody Needs Somebody to Love (Solomon Burke)
Longtemps avant de (re)devenir un standard planétaire avec la reprise dans le film “Blues Brothers”, ce morceau apparaissait dans les versions de « Whole Lotta Love » de 1972-73…

C’mon Everybody / Somethin’Else / Weekend (Eddie Cochran)
Trois standards du rock joués de temps à autres par le Zep, fin 69 – début 70 pour les deux premiers (on se rappelle des versions BBC 69 et Royal Albert Hall 70 notamment…), plutôt en 71 et 72 à quelques rares occasions pour le troisième…

Hello Mary Lou (Ricky Nelson)
Titre courant dans les medleys de 71 à 73…

ETC… ETC…
Dernière mise à jour le 08/02/2004

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Le Super Blog Progressif de Mr Prog

Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: Studio
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:39 
Mimite
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Dernière mise à jour : 22/10/2001
Studio et démos
Si les enregistrements live constituent le gros de la troupe dans la légion des bootlegs de Led Zep, il ne faut pas oublier certaines bandes provenant de démos, de répétitions ou de chutes d’album. Voici la liste quasi-exhaustive de celles qui sont connues à propos de Led Zeppelin.
Ma réf. :
Studio sessions 11 CD box set (Antrabata)

1968
20 septembre – 10 octobre 1968 - Olympic Studios, Londres, Royaume-Uni (sessions de Led Zeppelin). :P
Contenu : Babe I'm Gonna Leave You (1), Babe I'm Gonna Leave You (2), You Shook Me, Baby Come On Home [Tribute To Bert Berns] (3 prises), Guitar/organ instrumentals (4 prises).
Source : Excellentes chutes de studio.
Les tout premiers enregistrements du Zeppelin. Plant gueule comme une vache sur « Babe I’m Gonna Leave You », heureusement qu’il parvint à se maîtriser pour la version finalement retenue sur l’album. « Tribute to Bert Berns » est une jolie petite chanson sirupeuse. Les deux premières prises concernent l’intro (guitare/batterie) tandis que la troisième est mixée avec les paroles à partir de l’entrée de l’orgue. C’est le type même de chanson commerciale dont n’importe quel groupe de l’époque aurait fait un hit-single, mais que le Zep laissa finalement tomber, jusqu’à sa récente parution sous le titre « Baby Come On Home » (sur la Boxed set 2 et les Complete studio recordings). Egalement dans ces sessions, une série de prises d’un instrumental inédit où Jonesy fait une intro à l’orgue (un peu genre « Your Time Is Gonna Come »... ou genre Deep Purple...) avant que Page ne se mette à gratouiller (dans une ambiance rappelant « Babe I’m Gonna Leave You »). On peut se demander ce que ça aurait donné au final avec des paroles...

1969
Mai 1969 - Mirror Sound Studios, Los Angeles, Californie (sessions de Led Zeppelin II).
Contenu : Moby Dick (introduction et final), Drum set.
Source : Excellentes chutes de studio.
Pas grand chose à dire de ces chutes de « Moby Dick ». Les parties impliquant Page et Jones sont jouées d’abord. Ensuite Bonzo a tout le loisir de taper sur ses caisses, ça aurait probablement pu continuer des heures comme ça...

Juin 1969 - Morgan Studios, Londres, Royaume-Uni
Contenu : Sugar Mama.
Source : excellente / très bonne chute de studio.
Très bonne petite chanson abandonnée (à cause de l’effacement accidentel du solo de batterie final ? ou bien du texte qui est vraiment faible ?...). C’est un peu le chaînon manquant entre « Communication Breakdown » et « Immigrant Song », qui aurait fait une B-side parfaite pour « Whole Lotta Love »...

Novembre 1969 - Olympic Studios, Londres, Royaume-Uni
Contenu : Jennings Farm Blues (11 prises).
Source : Excellentes chutes de studio stereo.
Il faut du courage pour supporter ces 25 minutes de recommencements continuels de « Jennings Farm Blues » (qui est ni plus ni moins « Bron-Y-Aur Stomp » dans une version électrique et sans paroles). On pourra quand même garder la dernière prise qui contient des overdubs...

1970 - 1971
Mai 1970 - Bron-Yr-Aur, Pays de Galles, Royaume-Uni :P
Contenu : I Wanna Be Her Man, Guitar instrumentals (1 à 4), Down By The Seaside (instrumental), Guitar instrumentals (5à16), Down By The Seaside (1), Down By The Seaside (2), Down By The Seaside (3), Guitar instrumentals (17 à 21), Guitar instrumentals 1&2, Poor Tom (instrumental), Acoustic Duo, Bron-Yr-Aur Progressions, That's The Way (1), That's The Way (2), That's The Way (3), That's The Way (4), That's The Way (5), Friends (instrumental), Bron-Yr-Aur.
Source : bonne cassette de démo.
Les fameuses cassettes de Page et Plant retirés dans la campagne galloise en vue d’explorer les sonorités acoustiques pour Led Zeppelin III. « I Wanna Be Her Man » est un inédit amusant, malheureusement resté à l’état d’ébauche. Environ 50 minutes de gratouillage stérile suivent, au sein desquelles se faufilent les premiers jets de « Down By The Seaside » (avec une recherche de paroles pénible pour Percy). Egalement des démos de « That’s the Way » et de « Bron-Yr-Aur », certaines d’entre elles émaillées d’aboiements...

Mai - Juin 1970 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni
Contenu : Immigrant Song, Out On The Tiles, Bron-Yr-Aur, Poor Tom (1), Poor Tom (2), Hey Hey What Can I Do.
Source : bonne cassette de démo.
Les autres démos préparatoires de Led Zeppelin III, avec ici un peu d’électricité. C’est un beau bordel brut de décoffrage, que ces versions de « Immigrant Song » et « Out on The Tiles ». « Bron-Yr-Aur » et « Poor Tom » contiennent des rires d’enfant (Jason Bonham et/ou Carmen Plant ?)...

Mai - Juin 1970 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni (sessions de Led Zeppelin III)
Contenu : That's The Way, Feel So Bad (includes : Fixin' To Die, That's Alright), Since I've Been Loving You (piste vocale seule), Since I've Been Loving You.
Source : Excellentes / très bonnes chutes de studio.
« Feel So Bad » est un medley de blues à la slide guitar qui évoluera finalement pour donner « Hats Off to [Roy] Harper » sur l’album. Il est intéressant d’un point de vue technique d’entendre les paroles de « Since I’ve Been Loving You » résoner dans le vide ! Par contre l’autre prise est sensiblement la même que celle publiée au final sur l’album.

Decembre 1970 - Janvier 1971 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni :P
Contenu : Stairway To Heaven (instrumental, 1), Blues guitar instrumental (1), Blues guitar instrumental (2), Black Dog (3 prises), No Quarter, Stairway To Heaven (instrumental, prises 2 à 4, puis 2 prises avec paroles).
Source : bonne cassette de démo.
« Black Dog » se construit ici sous la houlette de Jonesy (auteur du riff principal). La génèse du tube planétaire « Stairway to Heaven » occupe une part importante de cette démo, mais je préfère en retenir l’ébauche de « No Quarter » sur un rythme genre bossa-nova, avec une guitare et une batterie très agressives et les cris de pamoison de Plant...

Janvier 1971 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni (sessions du quatrième album)
Contenu : The Battle Of Evermore, Night Flight.
Source : très bonne chutes de studio.
Amusant là aussi d’entendre « The Battle Of Evermore » avec les blancs destinés à être remplis par Sandy Denny...

1972
Janvier 1972 (?) – Studio privé de Jimmy Page – Royaume Uni
Contenu : instrumental (includes: The Rain Song).
Source : bonne cassette de démo.
Petite démo de recherche pure (donc intéressante pour la démarche créatrice mais pas encore très agréable à écouter). Une autre bande du même type (contemporaine ???) dure plus de 40 minutes... Une autre du même genre développe des thèmes qu’on retrouvera à la base de « Ten Years Gone ».

Avril 1972 . Bombay, Inde :P
Contenu : Introduction, Friends (1), Rehearsals, Friends (2), Rehearsals, Friends (3).
Source : très bonne démo.
Contenu : Friends (5), Friends (11), Tabla Introduction, Four Sticks (instrumental, 2 prises).
Source : excellent soundboard.
Grands fans de musiques indienne et arabe, Page et Plant prirent le temps, lors d’un voyage d’agrément en Inde, de faire enregistrer à leurs frais de nouvelles versions de « Four Sticks » et « Friends » avec le concours de l’orchestre symphonique de Bombay. Le but du jeu pour les deux compères était de tester la capacité des musiciens orientaux à interpréter leurs compositions, en vue d’inclure éventuellement une contribution exotique à leur prochains albums. Le résultat leur parut finalement peu concluant à cause de la manière totalement différente dont les orientaux et les occidentaux théorisent la musique, en particulier pour ce qui concerne la rythmique et l’agencement des mesures. Les bandes disparurent donc longtemps, avant de ré-apparaître sur le marché parallèle... Le bla-bla et l’accordage entre les prises sont fastidieux, mais les versions de « Friends », et surtout la première prise de « Four Sticks » (avec tabla, flûtes et violons...), valent vraiment le détour. L’idée en elle-même est sans doute possible à l’origine des arrangements de la réunion « Unledded » de Page et Plant en 94.

Mai 1972 - Rolling Stones Mobile Studio, Stargroves, Royaume-Uni
Contenu : Walter's Walk (instrumental).
Source : soundboard.
Fixation sur support audio de l’impro qu’on trouve souvent au milieu des versions live de « Dazed and Confused » de cette époque. Des paroles seront ajoutées en 1981 avant de publier la chanson sur Coda.

Juin 1972 - Electric Ladyland Studios, New York, New York (sessions de Houses of the Holy)
Contenu : No Quarter (3 prises).
Source : excellentes chutes de studio.
Au total 25 minutes, comprenant deux prises instrumentales puis la prise finale avec les paroles. La version de l’album est cette dernière à laquelle on a heureusement retiré quelques effets électroniques bizarroïdes...

1973 - 1974
21 janvier 1973 - Gaumont Theatre, Southampton, Royaume-Uni
Contenu : impro de mellotron, Love Me, Frankfurt Special – Station Blues...
Source : excellent soundboard.
Un court extrait de soundcheck (environ 5 minutes). La date est parfois indiquée 20/01 - Southampton University. Percy et Bonzo s’amusent bien avec le rythme entraînant de « Frankfurt Special », Jonesy aussi avec son mellotron lorsque Plant joue les crooners sur « Love Me »... Cette bande figure notamment à l’intérieur d’un bootleg nommé « Elvis Presley Has Just Left the Building ».

6 juillet 1973 - Chicago Auditorium, Chicago, Illinois (soundcheck) :P
Contenu : Sugar Baby (1), Sugar Baby (2), Wanton Song (1), Wanton Song (2), The Rover (1), The Rover (2), Night Flight (1-4), School Days, Nadine, Round And Round, Move On Down The Line, Love Me Like A Hurricane, C'Mon Pretty Baby, Shakin' All Over, Hungry For Love, I'll Never Get Over You, Reelin' And A Rockin', Surrender.
Source : excellent soundboard.
Une bande très répandue. L’interprétation pourrait être meilleure car ici le groupe joue seulement pour se chauffer avant le concert, mais c’est une occasion d’entendre de vraies raretés de la part du Zep. La présence de « Night Flight » et « The Wanton Song » explique probablement la confusion de la date avec Minneapolis 75. Un bootleg contenant cette bande s’intitule « Tribute to Johnny Kidd and the Pirates » en allusion à la reprise de « Shakin’All Over ». Un autre sur le label Oh Boy ! se nomme « Zoso’s back to Rock’N Roll ».

Novembre 1973 - Boleskine House, Loch Ness, Ecosse, Royaume-Uni : Lucifer Rising.
Contenu : Lucifer Rising, The Light Bearer, Outtakes.
Source : Excellent soundboard.
La notoire bande-son du film de propagande satanico-crowleyenne de Kenneth Anger, tourné en partie à Boleskine House avec l’accord de Jimmy Page... Certains auteurs ont émis des doutes quand à l’authenticité de cette bande, et sur les musiciens réellement impliqués dans son enregistrement (Jimmy, tout seul, et/ou quelqu’un d’autre ?...). Pourtant certains thèmes seront recyclés par Page dans la suite de son oeuvre (l’intro de « In The Evening » et le titre « A Shadow in the City » de la bande originale du « Justicier dans la ville n°2 »...). Musicalement, cela ressemble assez peu à du Led Zeppelin, mais distille un certain charme vénéneux (en dehors de passages de frottage d’archet assez pénibles). Aux dires de certains, la musique telle qu’elle est parvenue sur les bootlegs a été repiquée sur un montage provisoire du film projeté en avant-première à Los Angeles en septembre 1976. Anger se déclara insatisfait du travail de Page, ce qui entraîna la brouille des deux thélémites, alimentant la rumeur d’une malédiction jetée sur Led Zeppelin à partir de fin 1975... Qu’il ait jeté ou non le mauvais oeil sur le dirigeable, Anger boucla quand même son film en 1978 avec une musique enregistrée depuis sa prison par Bobby Beausoleil (complice de Charles Manson). Je ne sais pas s’il a gagné au change...

Novembre 1973 - Mai 1974 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni
Contenu : Swan Song (20 prises).
Source : cassettes de démo.
Travail sur la chanson mythique qui tombera finalement aux oubliettes avant de ressurgir dans le premier album de The Firm sous le titre « Midnight Moonlight ».

Novembre 1973 - Mai 1974 - Headley Grange Studios, Hampshire, Royaume-Uni :P :P
Contenu : The Wanton Song, Take Me Home (1), Take Me Home (2), In The Morning (1), Trampled Underfoot (6 prises), In The Morning (2), Sick Again, The Rover (acoustique), Rhythm exercise, In My Time Of Dying (5 prises).
Source : très bonnes cassettes de démo.
Une très bonne bande, que tous les fans se devraient de posséder. On peut y entendre le Zep au coeur même de l’une de ses périodes les plus créatives. « The Wanton Song » est jouée pour commencer, ce n’est pas encore la forme définitive de la chanson mais plutôt une espèce de gros jam qui dégénère en une nouvelle chanson à laquelle on a donné le titre « Take Me Home ». Ladite chanson est ensuite remise en forme à part. Son ambiance est comparable à celles de « The Rover » et « Trampled Underfoot », et aussi « Royal Orleans » et « Candy Store Rock ». Puis vient « In the Morning », sorte de version primitive de « In the Light », beaucoup plus directe et tranchante (notamment un puissant solo de guitare). Jones, Page et Bonham explorent ensuite la voie qu’ils ont ouverte au détour du jam du début de la bande, et l’on assiste alors progressivement à la naissance de « Trampled Underfoot ». Une deuxième prise de « In the Morning » vient ensuite, plus calme que la première, donc un peu moins brillante mais plus proche du résultat final sur Physical Graffiti. Puis c’est une démo de « Sick Again », avec une courte intro à la « The Rover » et des paroles qui demandent encore à être écrites... Ensuite, Page et Plant font le début de « The Rover » en acoustique, juste histoire de vérifier comment les paroles vont s’insérer dans la musique. On passe alors à un jam instrumental, sorte de fourre-tout funky-jazzy, auquel on se réfèrre le plus souvent sous le titre « Rhythm exercise ». C’est sympathique, mais au bout de trois minutes ça commence à tourner à vide et il faut passer à autre chose. On peut entendre alors Jonesy apprendre l’alphabet à l’une de ses filles, mais la bande est vite recouverte par la démo sanglante de « In My Time of Dying », où Page décortique son riff pour le reste du groupe. Vers la fin de cette session, Bonham et Plant haussent le ton à propos de la manière dont le chant doit s’insérer au démarrage de la rythmique (prenant pour comparer le cas de « Black Dog »)... Un beau bootleg nommé « Tangible Vandalism » (double LP recopiant la pochette de Physical Graffiti) utilise ces sessions comme source principale.

1974 - Headley Grange, Hampshire, Royaume-Uni (sessions de Physical Graffiti).
Contenu : Swan Song, Swan Song, In The Light, Custard Pie, Trampled Underfoot, Kashmir, Ten Years Gone.
Source : Excellentes chutes de studio.
En-cours d’enregistrement... notamment « Kashmir » sans paroles ni arrangements, et encore quelques essais de « Swan Song »...

1975
Printemps 1975 - WLIR 92.7 Radio, Westbury, New York
Contenu : The Wanton Song.
Source : radiodiffusion d’une chute de studio.
Sans intérêt…

Octobre - Novembre 1975 - Malibu, Californie
Contenu : Royal Orleans (instrumental), Tea For One (version "Hootchie Kootchie"), Don't Start Me Talking/Blues Medley/All My Lovin'
Source : cassette de démo.
Démo de travail en prévision de Presence, avec Percy cloué dans un fauteuil roulant suite à son accident de voiture de l’été sur l’ile de Rhodes. Le temps de trouver le riff de « Royal Orleans », on passe à une chanson qui utilise sur un rythme plus rapide la phrase mélodique de « Tea For One » (avec un texte qui n’a absolument rien à voir). Pour finir, un petit medley de blues qui passait par la tête de Robert...

1978
Mai 1978 - Clearwell Castle, Forêt de Dean, Pays de Galles, Royaume-Uni :P
Contenu : Say You Gonna Leave Me, Carouselambra (3 prises).
Source : très bonne cassette de démo.
« Say You Gonna Leave Me », que l’on trouve également souvent sous le titre « Fire », est un morceau très prometteur, alternant des passages chantés sur un riff saccadé, et des mini-solos de guitare planant, le tout impeccablement soutenu par Bonzo. La chanson ne donnera hélas pas de suite. Le reste de l’enregistrement est consacré à travailler le début de « Carouselambra ».

Novembre - Décembre 1978 - Polar Studios, Stockholm, Suède (sessions de In through the Out Door)
Contenu : Carouselambra (1), Wearing And Tearing, Fool In The Rain (1), Hot Dog, In The Evening, Southbound Suarez, Carouselambra (2), Darlene, Fool In The Rain (2).
Source : très bonnes chutes de studio.
Ca fait toujours rigoler tout le monde de penser que Led Zep a enregistré son dernier album dans le studio d’ Abba... Parmi les chutes publiées illégalement, cette première bande de 9 titres. A quelques détails ou variations près (intros manquantes, fade out pas encore appliqué etc...) c’est sensiblement le contenu d’In Through (et des restes sur Coda). Ca n’apporte pas grand-chose donc, d’autant plus que le son pourrait être vraiment meilleur (ce n’est probablement pas le master)...
Contenu : All My Love
Source : chute de studio excellente
Sur cette autre bande, le son est parfait. Après un peu d’accordage et un faux départ, on entend « All My Love » dans une version intermédiaire comportant déjà les paroles mais pas les solos de Jones et Page. Ce qui est intéressant surtout, c’est qu’ici le morceau est beaucoup plus long que dans son format final sur l’album (et en live en 80). En effet, il se termine ici par un passage avec des overdubs de guitare, et une intonation dans le chant qui changent radicalement l’atmosphère en apportant une conclusion optimiste. Juste avant que la bande ne soit coupée, on entend Bonzo se plaindre : « Ho, the headache ! »...

1980

Mai 1980 - Victoria Theatre; Londres, Royaume-Uni (répétitions pour le Tour over Europe)
Contenu : White Summer (1), White Summer/Black Mountain Side/Kashmir, Achilles Last Stand (1), Achilles Last Stand (2), Stairway To Heaven.
Source : soundboard très bon / excellent.
Le seul enregistrement d’une séance de répétitions de Led Zeppelin. Musicalement, c’est une horreur comme la tournée qu’elle précède... on ne compte pas les erreurs de Page, et Plant demande qui doit faire quoi sur « Stairway ». Attention, nombres de bootleggers ont présenté sans scrupules cette bande avec la date du 24 septembre 80 (et oui, le tout tout tout dernier enregistrement de Led Zep ça se vendra mieux, qu’ils se disent...) par exemple sur l’album dont la pochette hideuse figure ci-dessous…

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Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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1968
NEW YARDBIRDS SCANDINAVIAN TOUR
Personne ne peut dire avec certitude quel fut le répertoire joué par les "New Yardbirds", car aucun document audio de cette époque n'est connu. Mais il est probable que la set list devait déjà être très proche de celle de la première tournée U.S.

Sept. 7 Gladsaxe, Copenhague, Danemark

Sept. 8 Fjordvilla, Roskilde, Danemark
Il y a un doute quant à l’existence possible d’un enregistrement de cette date…

Sept. 13 Stora Scenen, Grona Lund; Stockholm, Suède

Sept. 14 Angby Park, Norvège

Sept. 17 Malmo, Suède

Sept. 18 Gothenburg, Suède

Sept. 20 Tivolis Gardens, Stockholm, Suède

Sept. 21 Tivolis Gardens, Stockholm, Suède

Sept. 22 Bergen, Norvège

Sept. 23 Oslo, Norvège

Sept. 24 Oslo, Norvège

NEW YARDBIRDS / LED ZEPPELIN FIRST U. K. TOUR
Le bootleg prétendant être “The New Yardbirds live at the Marquee – 16 oct. 68” (souvent compilé avec un concert de reformation des Yardsbirds datant du 23 juin 83, comme sur le specimen présenté ci-dessous) est un faux utilisant la bande du Winterland Ballroom (26/4/69). Aucun show de cette époque n’est malheureusement connu…

Oct. 18 Marquee, Londres, Royaume-Uni

Oct. 19 Liverpool University, Liverpool, Royaume-Uni

Oct. 25 Surrey University, Surrey, England (Premier concert sous le nom "Led Zeppelin")
Malheureusement, cet événement historique n'a laissé aucune trace connue sur bande magnétique...

Nov. 9 London Roundhouse, Chalk Farm, Royaume-Uni

Nov. 16 College of Science & Techn., Manchester, Royaume-Uni

Nov. 23 Sheffield University, Sheffield, Royaume-Uni

Nov. 29 Athletic Club, Richmond, Royaume-Uni

Dec. 10 Marquee, Londres, Royaume-Uni

Dec. 16 Bath Pavilion, Bath, Royaume-Uni

Dec. 19 City Hall, Exeter, Royaume-Uni

Dec. 20 Fishmongers Hall, Londres, Royaume-Uni

FIRST U. S. TOUR
Après avoir mis en boîte son premier album, Led Zeppelin fut embarqué dans sa première tournée américaine en remplacement du Jeff Beck Group. Son rôle devait normalement se limiter à assurer des premières parties de grosses têtes d'affiche de l'époque (Vanilla Fudge, Iron Butterfly). Mais leur spectacle était tellement décoiffant qu'il volèrent bien souvent la vedette (au sens propre) à ces groupes... ce qui n'alla pas sans entraîner quelques mécontentements et de solide inimitiés...

Dec. 26 Denver Auditorium Arena, Denver, Colorado

Dec. 27 Seattle Center Arena, Seattle, Washington

Dec. 28 Pacific Coliseum, Vancouver, Colombie Britannique, Canada

Dec. 30 The Gymnasium, Gonzaga University, Spokane, Washington :P
Premier enregistrement live de Led Zeppelin connu :
Train Kept A Rollin' / I Can't Quit You Baby (includes : Needle Blues), As Long As I Have You (includes : Fresh Garbage, Shake, Hush), Dazed And Confused, How Many More Times, White Summer, Pat's Delight.
Cette bande historique ( ?…) fut exploitée pour la première fois dans les années 80 par le label RSR/International dans le quadruple LP "Alpha & Omega". Elle y était d'ailleurs incorrectement attribuée à Denver 1968. Elle est depuis apparue en intégralité en CD. Le son est moyen. La performance est sujet à controverse (très bonne pour certains, moyenne pour d'autres). Il semble que Plant se plaigne de problèmes techniques occasionnés par des variations de température (?). Il y a tout de même de très bons moments dans ce concert présentant un Zeppelin encore au début de sa carrière… Cette pièce est le seul live millésimé 1968, et trouve donc naturellement sa place dans une collection sérieuse.
Ma réf. :
Gonzaga’68 (Capricorn - 1 CD)
Alpha & Omega (RSR 241 A/B)

Dec. 31 Portland, Oregon

Récapitulatif : la date à retenir…
:P The Gymnasium, Gonzaga University 30/12/68

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Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1969
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:43 
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1969
FIRST U. S. TOUR (Suite)
Jan. 2 Whisky A Go Go, Los Angeles, Californie

Jan. 3 Whisky A Go Go, Los Angeles, Californie

Jan. 4 Whisky A Go Go, Los Angeles, Californie

Jan. 5 Whisky A Go Go, Los Angeles, Californie

Jan. 9 Fillmore West, San Francisco, Californie
Quelques chansons enregistrées avec un son bon.
Ma réf. :
CDR d’origine inconnue

Jan. 10 Fillmore West, San Francisco, Californie
Bon son. Le hit « For Your Love » des Yardbirds est joyeusement massacré en guise de rappel (ce qui fait tout l’intérêt de ce concert pour les collectioinneurs).
Ma réf. :
CDR d’origine inconnue, d’après “For your Love” (2 LP - RSR)

Jan. 11 Fillmore West, San Francisco, Californie SB
Le premier soundboard live de Led Zeppelin (?). Enregistrement excellent mais contenant le fantôme d’un enregistrement précédent, clairement audible dans les passages calmes !… Au début on entend l’accordage de la basse, et Page réclame : « Anybody got a Les Paul » (?!), ensuite commence « I Cant’ Quit You ». Un « Dazed » puissant… « How Many More Times » (chanté « how many more years »…) est incomplet. D’après la discussion qui suit, le groupe est autorisé à faire un rappel non prévu, ce sera donc « Communication Breakdown » pour finir.
Ma réf. :
Birth of the Gods (Balboa - CD)
Listen to This, Luis (CDR)

Jan. 12 Fillmore West, San Francisco, Californie
Bon à très bon son.

Jan. 13 Fox Theater, San Diego, Californie

Jan. 15 Iowa City University, Iowa City, Iowa

Jan. 15 Houston, Texas

Jan. 16 Nouvelle-Orléans, Louisiane

Jan. 17 Grande Ballroom, Detroit, Michigan

Jan. 18 Grande Ballroom, Detroit, Michigan

Jan. 19 Grande Ballroom, Detroit, Michigan

Jan. 20 Baltimore, Maryland

Jan. 21 Pittsburgh, Pennsylvanie

Jan. 22 Cleveland, Ohio

Jan. 23 Boston Tea Party, Boston, Massachussetts
Son moyen. Il semble y avoir des problèmes techniques car il y a une pause après « Train kept’ » (que Plant met à profit pour faire la pub de l’album…) et une intro bizarre jouée avant de reprendre normalement « I Can’t Quit You »…
Ma réf. :
CDR d’origine inconnue

Jan. 24 Boston Tea Party, Boston, Massachussetts

Jan. 25 Boston Tea Party, Boston, Massachussetts

Jan. 26 Boston Tea Party, Boston, Massachussetts :P :P
Set list connue :
Train Kept A Rollin' / I Can't Quit You Baby, Killing Floor (includes: The Lemon Song), Dazed And Confused (includes: Shapes of Things), You Shook Me, Communication Breakdown, White Summer / Black Mountain Side, Babe I'm Gonna Leave You, Pat's Delight, How Many More Times (incomplet, includes: For Your Love, Over Under Sideways Down...).
John Paul Jones entretient soigneusement dans ses interviews la légende d'un concert donné en 1969 à Boston (ou New York ?), où Iron Butterfly refusa de monter sur scène après presque 4 heures (!) de Zeppelin en première partie. La demande du public était telle que le show fut rallongé au maximum, en ayant recours à tous types de reprises et d'improvisations. La date exacte de ce concert mémorable est inconnue, mais certains auteurs pensent que la bande du dimanche 26/1, coupée soudainement à la fin du solo d’archet de « How Many More Times », pourrait en être un fragment rescapé. Hélas, le son est moyen. La voix de Plant surtout est totalement recouverte par moments. Le jeu du groupe est cependant vif et très inspiré. « Killing Floor » a une intro différente de celle habituelle. Page exécute quelques unes de ses meilleures impros fulgurantes (dans « You Shook Me » notamment), et évoque sa période Yardbirds en incluant les airs de « For Your Love » et « Over Under Sideways Down » à son solo d’archet dans « How Many More Times ». Bonzo n’est pas en reste avec une version dévastatrice de « Pat’s Delight ».
Ma réf. :
Killing Floor (Cobla standard - 2 CD)

Jan. 29 Philadelphie, Pennsylvanie

Jan. 31 Fillmore East, New York, New York
Son bon, et bon petit show. L’originalité du jour : dans « How Many More Times », Plant revient aux paroles d’origine en chantant « How many more years ?… ».
Ma réf. :
The Grande Ball (Missing Link - CD)

Feb. 1 Fillmore East, New York, New York
Son moyen, mais une bonne blague au début : la basse de Jonesy a été oubliée à l’hôtel, le show commence donc par « White Summer » le temps d’aller la récupérer !... Le public est très réceptif (encourage bien Bonzo sur « Pat’s Delight »…). Et apparemment il y a de vrais fans dans la salle car le taper ou quelqu’un près de lui est capable de dire que « How Many More Times » est sur l’album…
Ma réf. :
The Legendary Fillmore Tapes vol. 1 (Savege Beast Music - CD)

Feb. 2 Rockpile, Toronto, Ontario, Canada
Son moyen. Amusant du point de vue historique d’entendre l’annonce du programme complet de la soirée par le présentateur (Led Zep ouvrit par un set de 40 minutes, avant notamment les bluesmen « normaux » Albert King et B.B. King… On les plaint…). Malheureusement le deuxième set annoncé pour Zeppelin semble perdu !…
Ma réf. :
The Rockpile – Canada (Totonka - CD)

Feb. 7 Kinetic Playground, Chicago, Illinois

Feb. 8 Kinetic Playground, Chicago, Illinois

Feb. 10 Memphis, Tennessee

Feb. 14 Thee Image Club, North Miami Beach, Floride :P
1er set :
Train Kept A-Rollin’ / I Can't Quit You Baby, Dazed And Confused, Killing Floor (includes : Lemon Song, Needle Blues), Babe I'm Gonna Leave You (includes : Reflection on my Mind), How Many More Times (cut).
2e set :
White Summer / Black Mountain Side, As Long As I Have You (includes : Fresh Garbage, Shake, Hush Little Baby, Mockingbird), You Shook Me, Pat's Delight.
Bon à presque très bon son. Bon concert. Le groupe (surtout Page) ne perd presque aucune occasion d’innover. L’une des versions de cet enregistrement, « Yellow Zeppelin » (sur le label japonais Tarantura), remporte haut la main la palme de l’emballage de bootleg le plus extravagant (boite en plastique jaune en forme de zeppelin, livret parodiant « Yellow Submarine » des Beatles, et T-shirt en cadeau !!!).
Ma réf. :
ZD vol.5 (2 CDR)

Feb. 15 Thee Image Club, North Miami Beach, Floride

Feb. 16 Thee Image Club, North Miami Beach, Floride (?)

2ND U. K. TOUR
March 1 Fishmonger's Hall, Londres, Royaume-Uni

March 2 Plymouth, Royaume-Uni

March 3 (BBC) Londres, Royaume-Uni SB
Une session spéciale pour la radio anglaise. Incluse dans les "BBC Sessions" parues officiellement en 1997.
Ma réf. :
BBC Sessions (Atlantic - 2 CD)

March 5 Cardiff, Pays de Galles, Royaume-Uni

March 7 Hornsey Wood Tavern, Londres, Royaume-Uni

March 10 Cooks Ferry Inn, Edmonton, Royaume-Uni

March 12 Leicester, Royaume-Uni

FIRST SCANDINAVIAN TOUR
March 14 Stockholm Konserthuset, Stockholm, Suède
Certains bootlegs indiquent cette date pour le show du 16/03 (?).

March 15 Teen Clubs Box 45, Egegaard, Skole, Gladsaxe, Danemark (matinée)
Bon enregistrement public. Petit show, mais très bonne interprétation. Je ne sais pas trop pourquoi mais Plant fait allusion à Che Guevara à un moment…
Ma réf. :
C’mon Everybody (House of Elrond - 2 CD)

March 15 Brondby Pop-Club, Norregard Hallen, Brondby, Danemark (soirée)
Très bon enregistrement public.

March 16 Tivolis Koncertsal, Copenhagen, Danemark :P SB
Excellent soundboard. Il existe aussi un très mauvais enregistrement public ! Contient une rareté : « I Gotta Move » d’Otis Rush, joué sans Jimmy pendant qu’il répare une corde cassée…
Ma réf. :
CD d’origine inconnue

March 17 TV-Byen, Gladsaxe, Danemark (Danish TV) SB
Set list :
Communication Breakdown, Babe I'm Gonna Leave You, Dazed and Confused, How Many More Times.
La plus célèbre apparition télévisée de Led Zeppelin, qui fait désormais partie des bonus du coffret DVD live officiel (sorti le 27 mai 2003).
La performance est cependant assez terne. Robert, en particulier, semble décidé à limiter ses efforts vocaux, ce qui change des versions habituelles, mais ne les améliore pas. La date n’est pas le 13 mars, comme marqué sur nombre de bootlegs.
Ma réf. :
CDR (conversion de la vidéo)

3RD U. K. TOUR
March 19 Maida Vale studio 4 (BBC), Londres, Royaume-Uni SB
Emission de radio en présence du vénérable Alexis Korner... Un enregistrement relativement moyen (surtout étant donné son caractère professionnel) de 3 titres dont la rareté « Sunshine Woman ».
Ma réf. :
Touch & Go (CD)

March 21 "How Late It Is" (BBC-TV), Londres, Royaume-Uni
Comment se fait-il que cette chose n’ait pas laissé de trace sonore ?… On suppose que quelques fragments de vidéo sont à associer à cette date (?)… Il est bien possible en fait qu’ils aient fait du playback ce jour-là…

March 22 Mothers'Club, Eardington (Birmingham), Royaume-Uni
La découverte de cet enregistrement a été annoncée par Tarantura en vue d’une sortie CD en novembre 2002. En fait, sur le double CD « Blighty » sorti finalement en avril 2003, il ne subsiste qu’une dizaine de minutes (avec un bon son) du début de ce concert en bonus pour le show de Newcastle (20/6/69).

March 24 Cooks Ferry Inn, Londres, Royaume-Uni

March 25 British "Supershow", Staines, Middlesex, Royaume-Uni SB
Un document vidéo couleur assez célèbre. Parmi d’autres artistes de la période, le groupe interprète seulement « Dazed and Confused », l'occasion de voir Jimmy torturer sa Fender Telecaster de l’époque avec un archet de violon...

March 28 Marquee, Londres, Royaume-Uni

March 30 Potter's Bar, Farx, Royaume-Uni

April 1 Klook's Kleek, Hamstead, Royaume-Uni

April 5 London Roundhouse, Chalk Farm, Royaume-Uni

April 8 Cherry Tree, Welwyn Garden City, Royaume-Uni

April 12 Toby Jug, Tolworth, Royaume-Uni

April 14 Stoke-On-Trent, Royaume-Uni

April 17 Sunderland, Royaume-Uni

2ND U. S. TOUR
April 18 NY University Jazz Festival, New York, New York

April 24 Fillmore West, San Francisco, Californie :P
Une bande intéressante car de qualité technique excellente pour l'époque. Les spécialistes continuent d'ailleurs de se demander s'il s'agit d'un soundboard ou d'un enregistrement public. Dans le deuxième cas, le micro aurait vraisemblablement été posé sur la scène ! L'interprétation est assez banale en comparaison d'autres performances de la même période, mais le fait que seul un des deux sets soit connus limite l'appréciation que l'on peut faire de cette date. Cependant, la version de “As Long As I Have You” est très amusante, car un problème d'ampli paralyse Jonesy pendant un certain temps, ce qui suscite les moqueries en chanson de Robert : "I think we have some trouble with our equipment, yeah / I think we're gonna get it all together yeah / I think we're gonna have a good time ! / I think I'd better find the right key..."
Ma réf. :
Fillmore West’69 (Scorpio - CD)

April 25 Winterland Ballroom, San Francisco, Californie
Quelques fragments seulement existent, et c’est extrêmement dommageable, car malgré un son assez moyen, il est évident que l’on tient ici un excellent show, probablement presque aussi bon que celui du lendemain...
Ma réf. :
The Grande Ball (Missing Link - CD)

April 26 Winterland Ballroom, San Francisco, Californie :P :P
1er set :
Communication Breakdown/I Can't Quit You Baby, Dazed And Confused, You Shook Me, How Many More Times (includes: Smokestack Lightning, The Hunter, Girl of the North Country).
2e set :
White Summer/Black Mountain Side, Killing Floor (includes: Lemon Song, That's Alright), Babe I'm Gonna Leave You, Pat's Delight, As Long As I Have You (includes: Mockingbird, Fresh Garbage, Shake, Hush Little Baby), encore : Whole Lotta Love.
Première version connue de « Whole Lotta Love ». La chanson est d'ailleurs exécutée comme rappel alors qu'elle n'a même pas encore pris sa tournure définitive (le refrain est muet, et la Theremin n'est pas encore utilisée sur scène pour générer les effets psychédéliques du pont). Outre cet intérêt historique, ce show est très bien interprété, c'est surtout une occasion pour Robert de hurler magnifiquement. Le reste du groupe est au diapason. Au tout début, Page vérifie l’accordage de sa guitare en jouant quelques mesures de « Bourée » (le petit morceau de Jean-Sébastien Bach popularisé cette année-là par Jethro Tull – à noter au passage que ce même air figurera plus tard dans nombre des solos d’« Heartbreaker » comme signal pour le retour de la section rythmique). Le concert commence alors par « Communication Breakdown » au lieu de l’habituel « Train Kept A-Rollin’ » « Dazed and Confused » est relativement long pour l'époque (1/4 d'heure de pur délire hard-psychédélique, avec quelques hurlements de Theremin sur la fin…). La perception que l'on a de ce show impressionnant est (paradoxalement) améliorée par la qualité moyenne de l'enregistrement public, très brut, étouffé et résonant d'un écho étrange. Les deux sets sont à peu près complets (malgré un certain nombre de « dropouts »). La bande fut publiée (enfin on devrait plutôt dire ici : charcutée…) par RSR/International sous le titre « Winterland » (double LP dont la pochette représente un paysage de montagnes enneigées – attention à ne pas confondre avec un CD italien recopiant cette pochette, mais contenant des sessions de la BBC). Les versions double-CDs actuellement répandues sont incontournables dans toute bonne collection de Zep live.
Ma réf. :
Winterland (RSR 247 A/D)
Smokestack Lightning (Black Swan – 2 CD)

April 27 Fillmore West, San Francisco, Californie :P :P SB
1er set :
Train Kept A Rollin'/I Can't Quit You San Francisco, As Long As I Have You (includes: Fresh Garbage, Shake, Cat's Squirrel, Cadillac No Money Down, I'm A Man, Hush Little Baby), You Shook Me, How Many More Times (includes: The Hunter, Babe I'm Gonna Leave You, Here We Go Round The Mulberry Bush).
2e set :
Communication Breakdown, Killing Floor (includes: Sweet Jelly Roll), Babe I'm Gonna Leave You, White Summer/Black Mountain Side, Sittin' And Thinkin', Pat's Delight, Dazed And Confused.
Un concert de très bonnes qualités d’enregistrement et d’interprétation, largement bootleggé sous l'une ou l'autre de ses formes (très bon soundboard, bon public). Le soundboard est plus répandu, mais bizarrement a beaucoup de "trous" (fin de « How Many More Times », milieu de « Killing Floor », tout « White Summer »...), et a « Communication Breakdown » renvoyé à la fin du deuxième set. Le son est mal mixé, surtout au début du premier set. Robert modifie les paroles de « I Can't Quit You Baby » pour rendre hommage à San Francisco, où le groupe vient de passer quatre jours très agréables. Il explique plus tard que le public de cette ville a été parfait, surtout la veille au Winterland Ballroom. Le premier set contient la version de référence de « As Long As I Have You », ainsi qu'un exceptionnel « How Many More Times », alternant puissance et envolées psychédéliques, et contenant la reprise unique du « Here We Go Round The Mulberry Bush » de Traffic. Cette partie du concert à elle seule suffit pour le classer comme un des meilleurs de 1969. Le deuxième set est un peu plus faible, mais contient une rareté, le blues « Sittin' And Thinkin' » de Buddy Guy.
Ma réf. :
San Francisco vol. 1 & 2 (Kaleidoscopic - 2 CD)

April 29 Whiskey A Go Go, Los Angeles, Californie

April 30 Whiskey A Go Go, Los Angeles, Californie

May 1 Crawford Hall, U.C. Irvine, Irvine, Californie

May 2 Rose Palace, Pasadena, Californie

May 3 Rose Palace, Pasadena, Californie

May 4 Santa Monica Civic Center, Santa Monica, Californie

May 5 Santa Monica Civic Center, Santa Monica, Californie

May 9 Portland, Oregon

May 10 Pacific Coliseum, Vancouver, Colombie Britannique, Canada

May 11 Greenlake Aquatheater, Seattle, Washington

May 16 Grande Ballroom, Detroit, Michigan

May 17 Ohio University, Athens, Ohio

May 18 Guthrie Memorial Theater, Minneapolis, Minnesota

May 19 Boston Tea Party, Boston, Massachusetts (?)
Bon enregistrement public (cf. 27 mai 69).

May 21 Syracuse, New York

May 23 Kinetic Playground, Chicago, Illinois

May 24 Kinetic Playground, Chicago, Illinois

May 25 Merriweather Post Pavillion, Columbia, Maryland
Un enregistrement plutôt moyen d’une unique (bonne) chanson (à savoir la deuxième version connue de « Whole Lotta Love », qui présente une évolution intéressante comparée à celle du 26 avril) a été édité par le label japonais Tarantura comme un CD single. N’est-ce pas là abuser de la convoitise de certains collectionneurs ?… On aura plutôt intérêt à se procurer le « Red Snapper Deluxe » (Montréal 72) qui contient cette chanson en bonus.
Le concert quasi-complet donné par les Who le même soir est connu (leur set-list usuelle de l’époque comportant notamment « Tommy » presque entier). Je suppose que l’auteur de cette bande est responsable de l’enregistrement de « Whole Lotta Love » (probablement jouée en rappel à la fin du supporting set de Zeppelin avant l’entrée des Who). Les fans des Who prétendent que ce soir-là ce sont les Who qui ont « gagné » face à Zeppelin… Dommage que l’on ne dispose pas de toute la performance du Zep pour pouvoir comparer… Ci-dessous le ticket d’entrée de cette soirée (noter la faute d’orthographe – les Zeps n’étaient manifestement pas encore des stars incontournables…).
Ma réf. :
Red Snapper Deluxe (Balboa - 2 CD)

May 27 Boston Tea Party, Boston, Massachusetts
Son bon. En fait il semble que les bootlegs exploités sous la date du 19 mai ont été enregistrés le 27 (ça semble plus cohérent quand on suppose que Zep y a aussi joué le 28 et le 29 ?…). Performance très bonne (comme presque toujours en 1969), quoiqu’il y a eu largement mieux (cf. au même endroit 4 mois plus tôt…). C’est Robert Plant qui se distingue le plus par ses cris suraigus. Bizarrement il semble que « As Long As I Have You » ait servi directement de show opener. Plant annonce « Babe I’m Gonna Leave you » mais c’est « Dazed and Confused » qui est joué à ce moment-là dans le premier set. Les deux sets sont relativement courts (environs ¾ d’heure chaque) et la pièce de résistance est, comme souvent à cette période, « How Many More Times », qui contient cette fois-ci le hit des Yardbirds « For Your Love ». Le rappel final est « Communication Breakdown ». La chanson en elle-même est relativement ramassée, mais est précédée d’une improvisation à l’harmonica.
Ma réf. :
Masters of Excess (The-Symbols - 2 CD)

May 28 Boston Tea Party, Boston, Massachusetts

May 29 Boston Tea Party, Boston, Massachusetts

May 30 Fillmore East, New York, New York
Son mauvais. Bonne interaction avec le public…
Ma réf. :
Early Days & Latter Days (ED - 4 CD)

May 31 Fillmore East, New York, New York

4TH U. K. TOUR
June 8 Newcastle, Royaume-Uni

June 13 Town Hall, Birmingham, Royaume-Uni

June 15 Free Trade Hall, Manchester, Royaume-Uni

June 16 Aeolian Hall (BBC), Londres, Royaume-Uni SB
Le live officiel "BBC Sessions" contient les 4 chansons interprétées à cette occasion pour la radio britannique (dont la rareté « The Girl I Love She Got Long Black Wavy Hair » inspirée de Sleepy John Estes).
Ma réf. :
BBC Sessions (Atlantic - 2 CD)

June 19 "Tous En Scène" (Show télévisé), Antenne Culturelle du Kremlin Bicêtre, France SB
Célèbre apparition télé française de Led Zeppelin. On raconte que les Zep avaient débarqué sur le plateau avec une bonne provision de joints, dont ils avaient fait profiter tous les techniciens... ceci explique peut-être que l'on cite souvent cette vidéo comme la meilleure prestation télévisée du groupe ?… à mater dans les bonus du coffret DVD officiel (paru le 27 mai 2003).

June 20 City Hall, Newcastle-upon-Tyne, Royaume-Uni
La découverte de cet enregistrement a été annoncée par Tarantura en vue d’une sortie CD en novembre 2002 (avec Birmingham 22/3/69). Le boot semble enfin sorti… début avril 2003 (double CD « Blighty » tiré à 200 exemplaires). Le concert est semble-t-il presque complet, avec un son moyen à bon.

June 21 Colston Hall, Bristol, Royaume-Uni

June 22 Manchester, Royaume-Uni

June 26 Guild Hail, Portsmouth, Royaume-Uni

June 27 Playhouse Theatre (BBC), Londres, Royaume-Uni SB
“BBC In Concert #1”
Concert radio, figurant en partie à la fin du premier CD des "BBC Sessions" officielles. Le seul titre restant "illicite" est « Dazed and Confused » (« White Summer » figure comme bonus à Coda dans les "Complete studio recordings"). Il y a aussi un peu de bla-bla en plus sur la bande originale. Je ne pense pas que ceci justifie de rechercher le bootleg (d’ailleurs très commun… parmi des dizaines de titres, voir représentée ici la version Swingin’Pig, dont la seule originalité est le pressage sur vinyle blanc !), car la performance est assez plate.
Ma réf. :
Another White Summer (Big Music - CD)
BBC Sessions (Atlantic – 2 CD)

June 28 Pavilion, Bath Festival, Royaume-Uni

June 29 Royal Albert Hall, Londres, Royaume-Uni

3RD U. S. TOUR
Comme tous les groupes anglais de l’époque, Led Zep a bien compris que le pognon se ramasse aux States et pas à la maison. Et c’est reparti pour un tour, dans l’ambiance des festivals pops (qui se mettent à pulluler cette année-là sur le territoire américain)… Ils rateront quand même Woodstock. Peter Grant prétendra par la suite qu’il a refusé que le Zep y aille car « ça n’aurait été qu’un nom de plus sur l’affiche »… Au cours de cette tournée, Jethro Tull partagea un certain nombre de fois la tête d'affiche avec Zeppelin, et eut à supporter leurs moqueries...

July 5 Atlanta Pop Festival, Atlanta, Georgie

July 6 Newport Jazz Festival, Rhode Island
Enregistrement de bonne qualité du public. Le système de mixage (P.A.) est défaillant, ce qui empêche Plant de se faire entendre par moments. C’est un bon petit concert, typique des festivals de l’époque. Ceux de Central Park et de West Allison (sans parler évidemment de Dallas) sont quand même meilleurs à tout point de vue…
Ma réf. :
Newport’69 (Black Swan - CD)

July 8 Miami, Floride

July 9 Tampa, Floride

July 10 Jacksonville, Floride

July 11 Laurel Jazz & Pop Festival, Baltimore, Maryland

July 12 Philadelphia Jazz Festival, Philadelphie, Pennsylvanie

July 13 Singer Bowl, New York, New York

July 15 Rochester, New York (?)

July 16 Detroit, Michigan (?)

July 16 Cleveland, Ohio (?)

July 17 Cincinnati, Ohio (?)

July 18 Kinetic Playground, Chicago, Illinois

July 19 Kinetic Playground, Chicago, Illinois
Confrontation sanglante avec Savoy Brown et Jethro Tull sur l’affiche… et aussi sur scène. Ian Anderson se rappellera bien des années plus tard : « les soirs où ils voulaient, ils nous faisaient vraiment passer pour des imbéciles »…

July 20 Cleveland, Ohio
Son moyen. On trouve parfois ce CD sous le titre “Destroyer 69”, clin d’œil au célèbre bootleg de Cleveland 77…
Ma réf. :
CDR d’origine inconnue

July 21 Schaefer Music Festival, Central Park, New York, New York
Son très bon, et performance très intéressante comme toujours à cette période, mais un peu courte (puisque donnée dans un festival, et en un seul set de surcroît). « How Many More Times » est une fois de plus le highlight, avec Robert vocalisant et commentant « It’s the Woody Woodpecker’s song », puis ajoutant les paroles de « For What It’s Worth »... Disponible sur plusieurs CDs et vinyles (notamment un célèbre picture-disc)…
Ma réf. :
Twist (CD)

July 25 Midwest Rock Festival, State Fair Park, West Allison, Milwaukee, Wisconsin :P
Très bon son et performance encore une fois très bonne (certains collectionneurs placent cette bande au même niveau que celle du festival de Dallas). L’interprétation est assez nerveuse (surtout comparée à leur précédente prestation à New York), aboutissant à des versions très particulières de « White Summer » et « How Many More Times ».
Ma réf. :
Stroll On ! (TDOLZ)

July 26 Pacific Agrodome, Vancouver, Colombie Brittanique, Canada

July 27 Seattle Pop Festival, Gold Creek Park, Woodinville, Washington
Une rumeur, qui semble fondée, indique que cette apparition de Led Zeppelin donna lieu à un magnifique soundboard, jalousement caché par un collectionneur de master tapes… La prestation des Doors au festival a subi le même sort. Par contre les enregistrements d’autres artistes (Flying Burrito Brothers…) sont disponibles…

July 29 Kingsmen Field House, Edmonton, Alberta, Canada

July 30 Portland, Oregon

July 31 Eugene, Oregon

Aug. 1 Fairgrounds Arena, Santa Barbara, Californie

Aug. 3 Houston Music Hall, Houston, Texas

Aug. 4 State Fair Coliseum, Dallas, Texas

Aug. 6 Memorial Auditorium, Sacramento, Californie

Aug. 7 Community Theatre, Berkeley, Californie

Aug. 8 Swing Auditorium, San Bernardino, Californie
Son moyen. A ma connaissance Zeppelin a été enregistré, mais pas Tull qui passait juste avant (pourquoi une telle injustice ?…). Comme à Copenhague en mars de la même année, Jimmy casse une corde et les trois autres ne l’attendent pas pour jouer « I Gotta Move » (c’est louche…). C’est la partie la moins inécoutable d’un enregistrement totalement saturé par la guitare…
Ma réf. :
Summer of 69 (Rubber Dubber - CD)

Aug. 9 Anaheim Convention Centre, Anaheim, Californie

Aug. 10 Sports Arena, San Diego, Californie

Aug. 13 Phoenix, Arizona

Aug. 15 San Antonio, Texas

Aug. 16 Convention Hall, Asbury Park, New Jersey

Aug. 17 Oakdale Musical Theatre, Wallingford, Connecticut
Fragments du début du concert, son moyen. Pour peu que l’on puisse en juger, ce dût être un concert très vigoureux (un Percy très énervé sur « I Can’t Quit You »…)
Ma réf. :
Red Snapper Deluxe (Balboa - 2 CD)

Aug. 18 The Rockpile, Toronto, Ontario, Canada
2 shows consécutifs, de set-list comparable. Le premier est probablement incomplet et très mauvais au niveau du son. Le deuxième est meilleur à tous points de vue. Plant répète au public qu’ils sont très contents d’être là, et effectivement l’ambiance n’est pas triste. Moments à retenir : Robert se plante dans « You Shook Me » et lâche alors un « Oh fuck ! ». Puis au début d’« How Many More Times », le déroulement normal de la musique est interrompu au cours de la traditionnelle présentation du groupe, lorsque surtout Plant annonce « On drums AND lead guitar… John Bonham », puis quand quelques instants plus tard c’est Bonzo qui se charge d’annoncer Plant…
Ma réf. :
Complete Rockpile Show (The-Symbols - 2 CD)

Aug. 20 Aerodome, Schenectady, New York

Aug. 22 Pirate's World, Hollywood, Floride

Aug. 23 Pirate's World, Hollywood, Floride

Aug. 24 Veterans Memorial Coliseum, Jacksonville, Floride

Aug. 27 Casino Ballroom, Hampton Beach, New Hampshire

Aug. 30 Pavilion, Singer Music Festival, Forest Hills, New York

Aug. 31 Texas International Pop Festival, Dallas, Texas :P :P SB
Set list :
Train Kept A Rollin' / I Can't Quit You Baby, Dazed And Confused, You Shook Me, How Many More Times (includes: Suzie Q, Whole Lotta Love (teaser), The Hunter, The Lemon Song, All Shook Up, Eyesight to the Blind), encore : Communication Breakdown (includes: Cat’s Squirrel).
« Ladies & Gentlemen, please welcome… THE Led Zepplin !!! ». Le (ou du moins l'un des) meilleur(s) enregistrement(s) de 1969, un soundboard parfaitement mixé et presque complet, pour une prestation unique. Prévue par les promoteurs pour un disque officiel du festival, qui ne vit finalement pas le jour pour des raisons contractuelles, cette bande fut publiée illégalement au début des années 90 par les luxembourgeois de "Oh Boy !" sous les deux titres « Don’t Mess with Texas ! » et « Texas International Pop Festival » (dans la même collection : Janis Joplin, Ten Years After, Chicago Transit Authority…). La track list fut limitée à un seul set de quatre morceaux par les organisateurs du festival. De plus, le programme avait du retard. Led Zeppelin fit sa mauvaise tête en rallongeant quand même copieusement « Dazed And Confused », « You Shook Me », et surtout « How Many More Times ». Le jeu de Jimmy Page est particulièrement acéré. Bonzo se livre parfois à des exercices de percussions étonnants. Pour satisfaire le public, « Communication Breakdown » fut joué en rappel. Les connaisseurs apprécient beaucoup ce show compact mais efficace. Deux enregistrements par le public (dont un très bon) existent en plus du soundboard. Un film existe aussi.
Ma réf. :
Texas International Pop Festival (LP 9969 Tex 1 - Oh Boy !)

Mini-European Tour ‘69
Oct. 3 Circustheatre, Scheveningen, Hollande

Oct. 4 Doelen, Rotterdam, Hollande

Oct. 5 Concertgebouw, Amsterdam, Hollande

C’est probablement à cette même période que fut tourné le clip de Whole Lotta Love dans le cadre du Beat Club de Brême, récemment redécouvert...
Oct ? Beat Club, Brême, Allemagne

Oct. 10 Olympia, Paris, France SB
On ne peut que regretter que l'unique Olympia du Zep n'ait pas été enregistré... enfin plutôt qu’il n’ait pas été bootleggé, car (merci Pat), le concert a été diffusé le 2 novembre suivant par Europe 1… Il en existerait même un film (merci Ben) !…
D’après certaines rumeurs l’illustre critique rock Philippe Manœuvre séquestrerait une copie de cet enregistrement. Je vous engage donc tous à écrire à Rock & Folk pour réclamer la libération de cette bande :P
Précisions apportées par les auteurs du fanzine francophone Kashmir : « concernant le concert de l'Olympia 1969, c'est simple: il y a un article dans Rock & Folk n°34 de novembre 69 qui fait le compte rendu des concerts de Led Zeppelin, Jethro Tull et Vanilla Fudge à l'Olympia dans le cadre de 3 musicoramas Europe 1. D'autre part, nous connaissons des personnes ayant écouté la diffusion à l'époque. Les concerts importants de ces années là étaient d'ailleurs pratiquement systématiquement enregistré par Europe 1 ou RTL. Le master de ce concert est dans les archives d'Europe 1. Des enregistrements de ce show ont certainement été fait mais le matériel de l'époque était très rustique et Led Zeppelin n'intéressait pas grand monde en France ».

Oct. 12 Lyceum Ballroom, Londres, Royaume-Uni :P
Set list :
Good Times Bad Times (intro) / Communication Breakdown / I Can't Quit You Baby, Heartbreaker, You Shook Me (cut), What Is And What Should Never Be, Dazed And Confused, How Many More Times (cut, includes : Over Under Sideways Down, The Hunter, Boogie Chillun'...).
Ce concert londonien marque le premier remaniement de la set list traditionnelle des concerts du Zep, avec l’inauguration de plusieurs titre du tout nouvel album "Led Zeppelin II" (première de « Heartbreaker » et « What Is and What Should Never Be »… le « Boogie » de John Lee Hooker fait également son apparition dans le medley). Son moyen à bon (un certain nombre de versions CD sont tirées directement de vinyles, notamment le double LP ci-contre sur le label « Grant Musik » – gageons que Peter Grant a dû être content s’il a eu des exemplaires de ce bootleg entre les mains…). Performance musclée.
Ma réf. :
Papé Satàn (Wild Bird - CD)

4TH U. S. TOUR
Désormais Led Zep est la principale tête d’affiche de chaque concert, et est grassement payé…

Oct. 17 Carnegie Hall, New York, New York
Mini-événement : c'était le retour du rock'n'roll au mythique Carnegie Hall (d’ailleurs Bonzo aurait déclaré que son rêve était d’y jouer un solo de batterie). Ce genre musical n'y avait plus été admis pendant plusieurs années, suite aux dégradations commises par les fans des Rolling Stones… Apparemment personne n’a enregistré ce show… dommage car ils sont sensés avoir joué « Summertime Blues »…

Oct. 18 Olympia, Detroit, Michigan

Oct. 19 The Kinetic Playground, Chicago, Illinois (2 shows)

Oct. 24 Public Hall, Cleveland, Ohio

Oct. 25 Boston Garden, Boston, Massachusetts

Oct. 30 Kleinhans Music Hall, Buffalo, New York
Son bon. Performance puissante, surtout Plant. A noter la version de « I Can’t Quit You Baby » dans laquelle Plant modifie les paroles pour engueuler un spectateur agité (qui a, semble-t-il, jeté une bouteille sur scène).
Ma réf. :
Buffalo Sixtynine (New Plastic Records CD)

Oct. 31 Gansett Tribal Rock Festival, RI Auditorium, Providence, Rhode Island

Nov. 1 Onondaga War Memorial, Syracuse, New York

Nov. 2 O'Keefe Center, Toronto, Ontario, Canada :P
Celui-là je l’aime bien, je dois dire... Bon son, presque très bon même parfois, et très bonne interprétation (très nerveuse). Mais le show n’est pas complet… Clins d’œil de Plant à Stephen Stills et Neil Young avec les reprises (furtives) de paroles de « Bluebird » (dans « Communication Breakdown ») et « Down By The River » (dans « Babe I’m Gonna Leave You »)… Plant annonce un titre de « Led Zeppelin 4 » (déjà ?!?), s’ensuit une version encore toute fraîche et absolument destructrice de « Heartbreaker ». « Dazed and Confused » est tout bonnement ahurissant, et « White Summer » s’aventure dans des contrées inexplorées... « Babe I’m Gonna Leave You » contient aussi un passage de « Ramble On ».
Ma réf. :
Beast of Toronto (CD - Immigrant)

Nov. 4 Memorial Auditorium, Kitchener, Ontario, Canada

Nov. 5 Memorial Hall, Kansas City, Kansas
Son moyen.
Ma réf. :
Birth of the Gods (Balboa - CD)

Nov. 6 Winterland, San Francisco, Californie
Son bon, limite très bon. Performance intéressante, notamment de bonnes versions de « White Summer » et « How Many More Times », et les chansons d’Eddie Cochran en rappel (« C’mon Everybody » et « Somethin’Else »).
Ma réf. :
C’mon Everybody (House of Elrond - 2 CD)

Nov. 7 Winterland, San Francisco, Californie
Son bon sans plus, avec des problèmes de bande sur « Dazed » et « How Many More Times ». Le concert en lui-même n’est pas génial. Il était temps que la tournée s’arrête pour prendre des vacances... Dernier enregistrement connu de « Babe I’m Gonna Leave You »…
Ma réf. :
Winter of our Content (Missing Link - 2 CD)

Nov. 8 Winterland, San Francisco, Californie

Led Zep à Centrale Pa (?!?)
6 Décembre 69 Ecole Centrale, Paris, France
D’après la rédaction de Kashmir : « Le concert de l'école Centrale dans le cadre du festival Piston 70 le mardi 6 décembre 1969 avec les Pretty Things, Variations et Triangle aurait eu lieu, avec un compte rendu dans le Best de janvier 70 ou février 70. N'ayant jamais vu ce numéro, il reste un petit doute sur le bon déroulement de ce concert. Une chose est sure : le festival était annoncé dans la presse et des programmes ont été imprimés. Ce concert aurait été le seul entre le 8 novembre 69 et le 8 janvier 70. »

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P :P Boston Tea Party 26/01/69
:P Thee Image Club, Miami 14/02/69
:P Tivolis Koncertsal, Copenhagen 16/03/69
:P Fillmore West, San Francisco 24/04/69
:P :P Winterland Ballroom, San Francisco 26/04/69
:P :P Fillmore West, San Francisco 27/04/69
:P Midwest Rock Festival, State Fair Park, West Allison, Wisconsin 25/07/69
:P :P Texas International Pop Festival, Dallas 31/08/69
:P Lyceum Ballroom, London 12/10/69
:P O'Keefe Center, Toronto, Canada 02/11/69

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Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1970
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:46 
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1970
5TH U. K. TOUR (Tournée promotionnelle de "Led Zeppelin II")
” Do you feel alright ?…”
Set list usuelle : We're Gonna Groove/I Can't Quit You Baby, Dazed And Confused, Heartbreaker, White Summer/Black Mountain Side, Since I've Been Loving You, Organ Solo/Thank You, Moby Dick, How Many More Times (includes: The Hunter, Move On Down The Line, The Lemon Song...), rappels : Whole Lotta Love, Communication Breakdown / Good Times Bad Times ou Long Tall Sally, C’mon Everybody, Somethin’Else…

Jan. 7 Town Hall, Birmingham, Royaume-Uni

Jan. 8 Colston Hall, Bristol, Royaume-Uni
Enregistrement très mauvais au tout début, s’éclaircit heureusement un peu par la suite... à avoir pour l’intérêt historique (la première version connue de « Since I’ve Been Loving You », annoncée d’emblée par Plant comme étant une chanson de l’album « Led Zeppelin III »…).
Ma réf. :
The Bristol Stomp (2 CD)

Jan. 9 Royal Albert Hall, Londres, Royaume-Uni :P SB
Source 1 (video soundtrack) : We're Gonna Groove / I Can't Quit You Baby (cut), White Summer/Black Mountain Side, Whole Lotta Love, Communication Breakdown, C’mon Everybody, Long Tall Sally (includes : Whole Lotta Shakin’, Move on down the Line).
Source 2 (soundboard) : How Many More Times (includes : The Hunter, Boogie Chillun’, Move On Down The Line, Leave My Woman Alone, That’s Alright, The Lemon Song), Whole Lotta Love, Communication Breakdown, C’mon Everybody, Somethin’Else, Bring It On Home.
C'était l'anniversaire de Jimmy Page ! et le show fut apparemment une belle fête (joyeuse atmosphère, limite déconnage… le groupe au mieux de sa forme, aux prises avec un présentateur hystérique et un public très enthousiaste…). Il existe un soundboard en deux parties inégales techniquement, qui ensemble couvrent une grande partie de ce concert mythique (seule la deuxième moitié, la meilleure au niveau du son, mais pas forcément la meilleure musicalement, est vraiment répandue). Le début du concert a de toute évidence servi à Jimmy Page comme matériel de base pour les versions de « We’re Gonna Groove » et « I Can’t Quit You » qui figurent sur « Coda » (les versions pirates sont un peu moins bonnes au niveau du son mais plus longues et plus intéressantes… sauf que « I Can’t » est coupée). La 2ème bande fit partie de la box-set de 10 LPs « Strange Tales From the Road » de RSR / International.
Le film du spectacle est disponible en DVD pirate. Cette version est rendue superflue par la sortie le 27 mai 2003 du coffret DVD officiel qui contient une version meilleure et relativement plus complète de ce film !!! (bien que légèrement trafiquée et lissée pour une sortie commerciale)… En particulier, « Dazed and Confused », « What is and What Should Never Be », « Moby Dick » et des fragments de « Thank You », inconnus jusqu’alors en boots de ce show, figurent dans la version officielle (par contre « Long Tall Sally » n’y est pas).
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

Jan. 13 Guild Hall, Portsmouth, Royaume-Uni

Jan. 15 City Hall, Newcastle, Royaume-Uni

Jan. 16 City Hall, Sheffield , Royaume-Uni

Jan. 24 Town Hall, Leeds, Royaume-Uni

Feb. 17 Usher Hall, Edinburgh, Ecosse, Royaume-Uni

FIRST EUROPEAN TOUR
Feb. 23 Kulturhuset, Helsinki, Finlande
Enregistrement moyen pour l’unique concert finlandais de toute la carrière de Led Zeppelin. En fait le problème est que la guitare prédomine dans le mix, et la voix de Robert semble très lointaine. Pour ce qui est de l’interprétation, Page n’est manifestement pas dans un très bon jour…
Ma réf. :
Fixin’ To Die (Gold Standard - 2 CD)

Feb. 25 Goteborg, Suède

Feb. 26 Konserthouse, Stockholm, Suède

Feb. 27 Amsterdam, Pays-Bas

Feb. 28 K. B. Hallen, Copenhague, Danemark :P :P
Ce show demeure célèbre suite aux menaces de procès proférées par Eva von Zeppelin pour utilisation abusive du nom de son aïeul. Le problème fut résolu en rebaptisant le groupe "The Nobs" le temps d'une soirée. Ce fut apparemment un très bon show, mais remuant. Plant demande à tout bout de champ « Do you feel alright ?… ». Le public répond positivement, et se manifeste en tapant dans les mains (un peu n’importe quand pendant les chansons… c’est assez courant avec le public danois, ainsi qu’avec le public belge…). La qualité de la bande est bonne à très bonne, mais il manque le show opener. Une très bonne version de « White Summer » (contenant une amorce du fameux « Swan Song ») souffre hélas de paroles captées très près du micro. Egalement dans ce concert, une version terrifiante de « How Many More Times » (où l’on trouve comme surprise un passage, improvisé juste avant le « Boogie », qui deviendra plus tard une partie intégrante de « Black Dog » !). Et en guise de rappels, avec « Bring It On Home » (contenant « Cat’s Squirrel »), les standards « C’mon Everybody », « Somethin’ Else » et « Long Tall Sally » (un peu difficiles à entendre avec le boucan fait par le public…). A avoir à tout prix dans sa collection (je pense).
Ma réf. :
Dancing with Snowqueen (Babyface - 2 CD)

March 2 Bruxelles, Belgique

March 3 Cologne, Allemagne

March 4 Hanovre, Allemagne

March 5 Francfort, Allemagne

March 6 Nuremberg, Allemagne

March 7 Casino de Montreux, Suisse :P :P SB
Jusqu’à une époque récente ce concert magistral était connu par de très mauvais repiquages d’un excellent enregistrement public incomplet, notamment sur les doubles LPs "Feel Allright" (ARC) et « Egg on your Face » (Wonderwall), et une kyrielle de CDs (dont certains se contentaient d’ailleurs de pomper les-dits vinyles). Ceci est réparé avec « Devinity » (soit-disant l’œuvre d’une équipe de remixeurs français) et surtout « Intimidator » chez Empress Valley, qui offre la version la plus complète connue de ce show, en faisant appel à une source inédite (apparemment soundboard). Certaines parties (le début) du concert ont aussi été enregistrés pour la radio suisse (et diffusés quelques années plus tard, avec un commentaire d’un animateur concernant la panne de micro dans « Dazed »… présents sur le CD n°3 de la version d’Empress Valley). La date est parfois indiquée à tort comme étant le 14 mars. Atmosphère très chaleureuse et dynamique. Robert prend la peine de parler français (« J’ai cassé mon maïcrophone… ») et improvise beaucoup dans ses paroles. « Heartbreaker » est introduit par « Rice Pudding » de Jeff Beck. Jimmy fait une erreur étonnante à la fin de « Moby Dick », en oubliant de jouer alors que Bonham et Jones ont déjà bien entamé la conclusion du morceau !... « How Many More Times » commence sur un rythme très jazzy, mais est très incomplet sur la source principale. La source complémentaire permet de constater à quel point le public suisse est doué pour répéter les paroles, et se prolonge jusque dans le pont de « Whole Lotta Love » (contenant Theremin + orgue). Un grand classique de l'année 70.
Ma réf. :
All that Jazz (TDOLZ - 2 CD)
Intimidator (Empress Valley – 3 CD)

March 8 Munich, Allemagne

March 9 Wien Kounselthos, Vienne, Autriche
Son moyen / bon, enregistrement incomplet. Sinon, ce concert rivaliserait sûrement avec le classique Montreux (on y retrouve d’ailleurs quelques gimmicks identiques, comme le recyclage de « Rice Pudding » en intro…). Page parle au public pendant son solo d’archet, malheureusement je ne comprends rien à ce qu’il dit (si quelqu’un peut éclairer ma lanterne ?…).
Ma réf. :
Vienna 1970 (Gusto - 2 CD)

March 10 Musikhalle, Hamburg, Allemagne
Son bon.

March 11 Musikhalle, Hamburg, Allemagne
Son moyen. Show correct. La blague du jour : Plant fait semblant de chanter « Living Loving Maid » enchaînée à « Heartbreaker » comme sur l’album…
Ma réf. :
Hamburg 1970 (Immigrant - 2 CD)

March 12 Düsseldorf, Allemagne
Son bon à très bon. Ce dernier concert européen, pour lequel Plant réclame la participation active du public, commence par « Communication Breakdown » au lieu de « We’re Gonna Groove », comme l’atteste une nouvelle source déterrée par Bernd et Ingo.
Ma réf. :
Ein Traum Wird Wahr (2 CDR)

5TH U. S. TOUR
Avec le succès des deux premiers albums et du hit « Whole Lotta Love », Led Zeppelin avait gagné ses galons de stars internationales. Leurs concerts américains se déroulèrent dorénavant dans les grands équipements type "stadium" ou "coliseum", aptes à contenir une foule immense…
Set list usuelle : We're Gonna Groove, Dazed And Confused, Heartbreaker, Bring It On Home, White Summer/Black Mountain Side, Since I've Been Loving You, Organ Solo/Thank You, What Is and What Should Never Be, Moby Dick, How Many More Times (includes: le Bolero de Ravel, The Hunter, Boogie Chillun', Move On Down The Line, Going Down South, The Lemon Song...), encore : Whole Lotta Love.

March 21 Pacific Coliseum, Vancouver, Colombie Britannique, Canada :P SB
Historiquement, ce show fut vraisemblablement le premier à donner naissance à un bootleg de Led Zeppelin. Un disque (LP simple) nommé "Pb" (symbole atomique du plomb… ou initiales de « pure blues » !) fut fabriqué en petite quantité dans la région de Seattle, quelques semaines après le concert. Un exemplaire tomba entre les mains des bootleggers du label californien TMQ qui le recopièrent sous le titre "Mudslide" avec une erreur de date (janvier 71). C'est depuis cette époque héroïque l'un des enregistrements non-officiels les plus répandus, à avoir dans sa collection aussi sûrement que le « Blueberry Hill » et le « Destroyer ». La controverse continue pour savoir si les fragments connus de ce concert sont un soundboard piraté sur la console, ou s'il s'agit d'une retransmission radio semi-officielle. La plupart des auteurs mentionnent plutôt la seconde version, mais les particularités techniques de l’enregistrement (volume sonore de la voix et de la batterie plus importants que ceux de la basse et la guitare) font plutôt penser à une prise sur console. Beaucoup de rééditions ont été faites à partir du "Pb" d'origine, ou d'un de ses clones. Le master, que l’ont croyait un certain temps disparu, a semble-t-il servi pour certaines (rares) versions CD récentes. Le son est excellent (même s’il enterre un peu la guitare). La performance est généralement décrite comme assez médiocre. Apparemment Plant est un peu enrhumé, et hors du tempo par moments. Les trois autres ne brillent pas particulièrement non plus. Pour couronner le tout, les morceaux sont présentés dans le désordre le plus complet sur le disque. Ce concert contient cependant des passages intéressants (un long « We're Gonna Groove », une version encore très primitive au niveau des paroles de « Since I've Been Loving You », et « Communication Breakdown » incluant un passage de « Ramble On » et des références furtives à « Cowgirl in the Sand » et « Get Together »).
Ma réf. :
Mudslide (TMOQ – LZ 112 A/B)

March 22 Seattle Center Arena. Seattle, Washington

March 23 Memorial Coliseum, Portland, Oregon

March 25 Denver Auditorium Arena, Denver, Colorado
Son mauvais. « I Can’t Quit You Baby » fait encore partie de la set-list comme deuxième partie de show opener, mais sera supprimée dans la suite de la tournée.
Ma réf. :
Denver 1970 (TDOLZ - 2 CD)

March 26 Salt Palace, Salt Lake City, Utah

March 27 The Forum, Inglewood, Californie
Premier passage des Zep au mythique L.A. Forum, qui deviendra l’un de leurs lieux de prédilection… Bon à très bon son (assez inégal selon les morceaux : assemblage de plusieurs bandes dans ma réf…). Au moment de « Since I’ve Been Loving You », Plant annonce “something from Led Zeppelin III”, ce qui semble amuser les gens les plus près du micro. Distortion très importante lors du solo de Jones / “Thank You”, et “What Is and What Should Never Be”. Jimmy joue quelque chose qui ressemble au « Boléro » de Ravel dans « How Many More Times ». Il semble que le public soit assez remuant, surtout pendant la deuxième moitié de « How Many More Times », mais Robert prend le dessus, et arrive à canaliser l’énergie de la foule en délire en lui faisant répéter ses paroles. On dirait bien que Jonesy (ou Percy ou quelqu’un d’autre ?…) martyrise l’orgue pendant que Page tripote la Theremin sur « Whole Lotta Love » (?). Globalement c’est un assez bon show, qui préfigure les passages suivants du groupe dans ce lieu.
Ma réf. :
LA Jive / Rambling Mind - The Forum (Holy Grail - 2 CD)

March 28 Memorial Auditorium, Dallas, Texas
Enregistrement médiocre et incomplet.
Ma réf. :
Texas, Two Steps (TDOLZ - 2 CD)

March 29 Hofheinz, Houston, Texas
Son assez mauvais. L’enregistrement ne comporte que « White Summer » et une version bordélique et incomplète de « How Many More Times » (qui commence ce soir sur l’air de “For What It’s Worth”).
Ma réf. :
Texas, Two Steps (TDOLZ - 2 CD)

March 30 Civic Center, Pittsburgh, Pennsylvanie

March 31 The Spectrum, Philadelphie, Pennsylvanie
La rumeur prétend que ce concert a été enregistré...

April l Boston Garden, Boston, Massachusetts

April 2 Detroit, Michigan

April 3 Macon Coliseum, Macon, Georgie

April 4 Coliseum, Indianapolis, Indiana

April 5 Civic Center, Baltimore, Maryland
Son mauvais. Dommage car le concert est intéressant. La version de « Dazed », notamment : un couplet est muet (panne de micro ?) ce qui amuse bien le public, et l’inclusion de « Rock and Roll is here to stay » est étonnante pour l’époque (d’ordinaire on l’entend plutôt dans les versions de la tournée U.S. suivante).
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

April 6 Dorten Auditorium, Raleigh, Caroline du Nord
Bon à très bon enregistrement public, mais avec pas mal de passages manquants. C’est dommage car le show est plutôt bon. Dans les petits détails marrants : une blague de Robert sur l’accent américain, et un très long « Moby Dick » (coupé par le manque de bande) avec des percussions métalliques assez peu usuelles...
Ma réf. :
Fearsome Four Live on Stage (Mandala - 2 CD)

April 7 Coliseum, Charlotte, Caroline du Nord

April 8 Atlanta, Georgie

April 9 Curtis Hickson Hall, Tampa, Floride
Très bon son. Bande exploitée par Screaming Oiseau sur le double LP « Makundju ». Malheureusement l’enregistrement commence juste dans « Bring It On Home » (je suppose que le début du concert a existé mais a été égaré…). C’est dommage car c’est l’un des enregistrements les plus agréables à écouter pour la période…
Ma réf. :
Who’s Birthday (Tarantura - 2 CD)

April 10 Miami Beach Convention Center, Miami Beach, Floride

April 11 St Louis, Missouri
On prétend qu'un excellent enregistrement existe, mais n'est pas disponible...

April 12 Met Center, Bloomington, Minnesota

April 13 Forum, Montréal, Québec, Canada

April 14 Ottawa Civic Center, Ottawa, Ontario, Canada
Très bon son.

April 16 Roberts Stadium, Evansville, Indiana

April 17 Mid-South Coliseum, Memphis, Tennessee :P
Dans la patrie d’Elvis, les membres du Zep sont nommés citoyens d’honneur et se voient remettre les clés de la ville, avant de procéder à un concert dévastateur…
Sur cette bande il y a quelque chose d’assez marrant, à savoir que le taper a rajouté des petits discours d’introduction et de conclusion pour présenter son enregistrement. Après, y a pas de quoi être fier car le son est très moyen (mais ce n’est peut-être pas le master que l’on a la possibilité d’entendre…) et la bande est systématiquement coupée entre les chansons. Dommage car le concert bouge vraiment bien. « Heartbreaker » est introduite et conclue par un drôle d’effet sonore, et Bonzo tape assez bizarrement au cours du solo. Les grands moments de ce show : une longue et belle version de « White Summer », un bon solo d’orgue de JPJ, et une version invraisemblable de « How Many More Times » (interrompue plusieurs fois pour saluer Peter Grant tandis que ce dernier tient tête au promoteur du stade, qui le menace avec un flingue pour qu’il mette un terme au show par crainte d’émeute du public !…). Malgré le son qui pourrait être nettement meilleur, je me suis décidé à lui mettre un :P
Ma réf. :
Memphis 1970 (Zoso - 2 CD)

April 18 Arizona Coliseum, Phoenix, Arizona
Enregistrement moyen découvert récemment par Empress Valley (sous le titre “Desert Storm”). Apparemment il y a même deux sources dont une moins complète. Dernière occasion d’entendre « We’re Gonna Groove ». « How Many More Times » n’est pas jouée, remplacée par “Whole Lotta Love” et sans rappel, car Plant était souffrant et s’est évanoui d’épuisement à sa sortie de scène, mettant par là même un terme à la tournée...

*****
April 28 Julie Felix Show, BBC, Londres, Royaume-Uni SB
Set list : White Summer / Black Mountain Side
Cette apparition télévisée de Jimmy Page, seul à la guitare acoustique, est un (trop) court moment d'enchantement. Il délivre une version dense et aride (comparée aux versions habituelles jouées à la Danelectro) de « White Summer ». Bizarrement, ce fut la dernière fois que ce titre fut interprété, avant de revenir dans la set list en 1977 comme prologue à « Kashmir ». Le son est bien entendu parfait. Il semble, pour ce qui est de la bande vidéo originale, qu’elle ait été mal conservée, ce qui a causé l’apparition d’une ligne parasite sur l’image.
Ma réf. :
CDR d’origine inconnue

Warm-up for Bath Festival
June 22 Reykjavik, Islande
La légende colportée par Robert Plant veut que les paroles d’« Immigrant Song » aient été inspirées par le spectacle des aurores boréales lors de ce déplacement de Led Zeppelin en Islande…
De très courts extraits du concert ont été filmés pour le journal télé islandais…

BATH FESTIVAL
June 28 Bath Festival, Shepton Mallet, Royaume-Uni :P
Set list : Immigrant Song/Heartbreaker, Dazed And Confused, Bring It On Home, Since I've Been Loving You, Organ Solo/Thank You, That's The Way ("The Boy Next Door"), What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Rice Pudding / How Many More Times (includes: The Hunter, Gotta Keep Movin', Boogie Chillun', Honey Bee, Need Your Love Tonight, That's Alright, Long Distance Call Blues, The Lemon Song), Whole Lotta Love, Communication Breakdown, Medley : Long Tall Sally/Johnny B. Goode/Say Mama/That's Alright.
S'il est un concert qui mérite bien le qualificatif de mythique, c'est celui-là. Tout contribue à entretenir la légende du "triomphe de Bath" : une iconographie abondante (qui n'a pas vu une fois au moins le déguisement de gentleman-farmer de Jimmy, la barbichette de Robert, le manteau à col de fourrure de Bonzo, celui en cuir de Jonesy ?...), des anecdotes "puissantes" (le groupe précédent sur scène contraint de laisser sa place à Zeppelin suite au sabotage de son matériel par les sbires de Peter Grant, l'entrée triomphale sur fond de soleil couchant avec « Immigrant Song », Peter Grant se vantant d’avoir détruit à la hache le matériel de bootleggers installés juste sous la scène... enfin là il exagérait peut-être un peu l’ami Peter…) et surtout le souvenir d'une excellente musique, en conséquence de quoi certains journalistes (incompétents ?) n'hésitent pas à déclarer que ce fut le meilleur concert de toute la carrière de Led Zep. Ce fut en tout cas une belle réussite pour le groupe. La rumeur veut que l'événement ait été filmé (car il était retransmis en simultané sur écrans géants… une première du genre), mais si tel est le cas rien n'en a filtré sur le marché parallèle. Il faut se contenter d'une bande public au son médiocre, sûrement enregistrée depuis une distance assez importante pour échapper aux fureurs de Peter Grant (on regrette souvent que celle réalisée sous l'estrade ait fini hachée...). Les 4 premiers morceaux et les deux derniers sont à proprement parler inaudibles. On peut simplement se rendre compte que Plant a rarement fait preuve d’autant de force pulmonaire (?!). « Immigrant Song », jouée ici pour la première fois, semble significativement différente des versions plus tardives (enfin pour ce que l’on peut en entendre…). « Thank You » et « That’s The Way » (qui n’a pas encore pris son titre définitif) sont les passages les moins rebutants à l’écoute. On peut également se laisser entraîner par le rythme de « How Many More Times » (qui commence d’ailleurs par une bizarre intro très inspirée du « Rice Pudding » de Jeff Beck, et ne sera plus jamais joué, sauf au début de la tournée U.S. 75). Ce show historique est l’exemple que tout le monde utilise lorsqu’il s’agit de démontrer que les meilleurs bootlegs ne sont pas forcément les meilleures interprétations, et qu’il vaut mieux un show correct (sans plus) bien enregistré qu’un super show avec un son pourri… Je conseillerais néanmoins cet enregistrement sur la base de critères historiques, de même que l’on peut recommander les shows de Knebworth 79 (où le problème est inverse : son presque parfait mais interprétation faible…). Ce concert fut édité en double CD, notamment par un label prétendument français ("Le-mon"). Il semblerait que les versions les plus récentes soient faites sur des sources de plus faible génération et présentent donc une qualité sonore plus confortable.
Ma réf. :
Bath 1970 (Le-mon - 2 CD)

GERMANY TOUR (Warm-up for 6th U. S. Tour)
July 12 Deutschlandhalle, Berlin, Allemagne

July 16 Sporthalle, Cologne, Allemagne

July 17 Grugahalle, Essen, Allemagne

July 18 Festhalle, Francfort, Allemagne

July 19 Deutschlandhalle, Berlin, Allemagne
Set list : Immigrant Song/Heartbreaker, Dazed And Confused, Bring It On Home, Since I've Been Loving You, Organ Solo/Thank You, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', I’ve Got a Girl, Out in Virginia, Honey Bee, Long Distance Call Blues), rappel : Communication Breakdown.
Bon enregistrement public. Comportement assez bizarre de Plant par moments, surtout dans « Since I’ve… ». Ceci dit le concert est excellent et contient le premier enregistrement de medley à l’intérieur de « Whole Lotta Love ». Bizarrement Moby Dick arrive à la fin du show !!! de toute évidence une bourde des bootleggers auteurs de ma version, qui ne disposaient pas de la source la plus complète…
Ma réf. :
Checkpoint Charlie (Immigrant - 2 CD)

6TH U. S. TOUR
Aug. 15 Yale Bowl, New Haven, Connecticut
Une bande bonne à moyenne, apparue sur CD il y a quelques années (« Rare Short Party » chez Image Quality). Le concert est intéressant. « Immigrant Song » est encore un peu « expérimentale » en tant que chanson live. « Heartbreaker » est bizarrement dominée par la basse. Robert est déchaîné comme jamais dans le medley (malheureusement le début, c’est à dire « Whole Lotta Love », est absent de l’enregistrement, au même titre que le set acoustique et « Thank You »…). “Communication Breakdown” inclue “Good Times Bad Times”. Complet et avec un meilleur son, ce show rivaliserait avec la suite de la tournée…
Ma réf. :
Rare Short Party (IQ - 2 CD)

Aug. 17 Hampton Roads Coliseum, Hampton, Virginie SB
Il existe un enregistrement public très moyen, avec des défauts de bande qui le rendent inaudible par moments (sur « Bron-Yr-Aur » et le début de « Since… » surtout), et des filles bavardes près du micro… (c’est la source utilisée pour ma réf.). Il existe aussi un soundboard mais qui ne comporte que quelques parties du début du show… C’est dommage car le concert est très intéressant musicalement (Jimmy semble décidé à se lancer dans un maximum d’expérimentations ce soir !), de bon augure pour le suivant…
Ma réf. :
Live in Hampton 1970 (TDOLZ - 2 CD)

Aug. 21 Tulsa, Oklahoma :P :P
Set list : Immigrant Song/Heartbreaker, Dazed And Confused (includes: White Summer), Bring It On Home, That's The Way, Bron-Yr-Aur, Since I've Been Loving You, Organ Solo/Thank You, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', Truckin’Little Mama, Matchbox, Let me be your little Dog ‘til your big Dog comes, That’s Alright, Heartbeat, The Lemon Song, My Baby Left Me / That’s Alright), rappel : Communication Breakdown (includes : ?).
Un concert qui pourrait être mieux enregistré, mais est souvent cité comme l'un des moments forts de cette tournée. Contient la chanson "Tulsa Hillbilly" (ça dure juste quelques secondes avant « Since I’ve Been Loving You »). Le public est un peu remuant, Plant lui demande de garder le calme pendant un incident avec les lumières (Page arrête de jouer et demande qu’on fasse éteindre les lumières en plein milieu d’« Heartbreaker »…). Le concert se poursuivra néanmoins dans un calme relatif (Robert a même repéré quelques spectateurs très passifs dans un coin…). Le jeu de Jimmy Page est on ne peut plus inspiré, presque expérimental. On remarquera notamment les accords de « White Summer » qui ressurgissent à la fin de « Dazed and Confused »… « Bring It On Home » commence avec un riff très proche de celui de « Hear Me Calling » de Ten Years After. Le final de « Whole Lotta Love » est grandiose, à la fin du medley Robert fait dire au public (suite à un bruit bizarre dans les amplis) “P.A. is crap !” en plus des traditionnels « Woman ! », puis le groupe repart dans une version ultra-nerveuse des classiques d’Arthur Crudup avant de boucler sa chanson. Le public est déchaîné lors des rappels et Plant indique que les forces de l’ordre (« friends we don’t wanna see… ») veillent au grain en cas de débordements. La version de « Communication Breakdown » qui s’ensuit contient même des coups de Theremin… A mon avis c’est le show le plus intéressant de l’année 70. Méfiez-vous des bootlegs du commerce pour ce show, ils sont réputés très mauvais, comparés à ce que l’on peut avoir dans les cercles d’échange…
Ma réf. :
Tulsa 70 a.k.a. Sharky Goes West (FBO Tree - 2 CDR)

Aug. 22 Tarrant Convention Center, Fort Worth, Texas

Aug. 23 Hemisphere Arena, San Antonio, Texas

Aug. 24 St Louis, Missouri

Aug. 25 Chicago, Illinois (?)

Aug. 26 Chicago, Illinois (?)

Aug. 28 St Paul, Minnesota

Aug. 29 Man-Pop Festival, Winnipeg, Manitoba, Canada

Aug. 31 Milwaukee Arena, Milwaukee, Wisconsin
Bon son. Mais le concert n’est enregistré que jusqu’à “Since I’ve Been Loving You ». C’est le bon soir pour Robert. Par contre Page est sur une autre planète, et fait un solo vraiment bizarre (raté ?) dans « Immigrant Song » (où Plant intervient aussi, comme dans la version studio, sur la fin). « Rock and Roll is here to stay » que l’on est habitué à entendre furtivement dans le « Dazed and Confused » du « Blueberry Hill » (cf. 4 jours après), y apparaît ici de manière beaucoup plus développée. Plant annonce la sortie d’un nouvel album « between 3 weeks and 10 years… », on entend ensuite Jones parler et siffler en accordant sa mandoline… et d’autres blagues comme ça… Page joue encore assez mal dans « Bron-Yr-Aur » et « SIBLY », mais bizarrement ça rend quand même bien ! Si le son était meilleur, et surtout s’il y avait le reste, ce pourrait être un show pas génial mais quand même très intéressant…
Ma réf. :
Latest Summer (Jelly Roll - CD)

Sept. 1 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington

Sept. 2 Oakland Stadium, Oakland, Californie :P
Son bon (un peu distant et avec de l’écho). Show très intéressant, notamment parce qu’il contient dans ses rappels les morceaux étonnants pour la période : « Train kept a-rollin’ », « Blueberry Hill » et « Long Tall Sally ». On le trouve parfois sous le titre “Two Days Before” (“2 jours avant”... le “Blueberry Hill”). Un peu de flottement dans l’interprétation, surtout au début (depuis « Dazed » jusqu’à « Since I’ve Been »…), mais avec un son meilleur, ce document aurait presque pu égaler son illustre successeur…
Ma réf. :
Two Days Before (Silver Rarities – 2 CD)

Sept. 3 San Diego Sports Arena, San Diego, Californie
Son mauvais, au mieux moyen. Franchement pénible à écouter par moments. En plus, le show lui-même pourrait être meilleur. Robert a du mal à faire calmer le public, notamment dans le set acoustique où « Bron-Yr-Aur » passe finalement à la trappe à cause des chahuts... A n’avoir dans sa collection que pour boucher le trou entre le 2 et le 4 !…
Ma réf. :
Missing Sailor (Immigrant - 2 CD)

Sept. 4 The Forum, Inglewood, Californie :P :P
"Live on Blueberry Hill" : Immigrant Song / Heartbreaker, Dazed And Confused (includes: Rock and Roll is Here to Stay), Bring It On Home, That's The Way, Bron-Yr-Aur, Since I've Been Loving You, Organ Solo / Thank You, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', I've Got a Girl, Some Other Guy, I'm Movin' On, Think It Over, Honey Bee, The Lemon Song), rappels : Communication Breakdown (includes: Good Times Bad Times, For What It's Worth, I Saw Her Standing There), Out On The Tiles, Blueberry Hill.
Beaucoup de personnes pensent que ce fut le premier concert de Led Zep à être publié illégalement, ce qui est inexact (il fut précédé par "Pb", cf Vancouver 21/3/70). Mais ce fut certainement le premier piratage que Peter Grant trouva inquiétant, car à peine trois semaines après le show (c’est à dire avant même la parution de LZ III), les disques étaient disponibles, même en Angleterre ! Voir d’ailleurs ce qu’en disait Page à l’époque (interview extraite de Rock & Folk à lire sur le site de Jeff).
Il existe deux masters d'excellente qualité pour ce show, l'un mono publié (pour la première fois…) par le label "Blimp" sous le titre "Live on Blueberry Hill" (en référence au standard de Fats Domino interprété comme 3e rappel), l'autre stéréo mais incomplet, exploité par un label concurrent ("Rubber Dubber") sous le titre "Live at the Los Angeles Forum 9-4-70". A noter qu’une troisième source, très incomplète et nettement inférieure au niveau du son, a fait son apparition très récemment (publiée par les japonais de Cobla, en plus de leur propre réédition basée sur le master stéréo)... Les premières parutions en vinyles étaient d'un pressage médiocre et bousculaient l’ordre naturel de la set-list, les nombreuses versions CDs actuellement répandues rendent justice à ce concert excellent. Pour la petite histoire, les gens du label "Blimp" décidèrent peu après de fonder une grande compagnie de bootleggers, la très fameuse "Trade Mark of Quality" (« TMQ » ou « TMOQ ») qui tint le haut du pavé durant toute la première moitié des années 70… Pour la petite histoire toujours, les membres de Led Zeppelin retrouvèrent après le show ceux de Fairport Convention dans un club de la ville (The Troubadour) pour un concert privé, qui semble hélas perdu bien que l’existence de l’enregistrement soit avérée…
Le show du Forum en lui-même est très bon, même si le jeu de Jimmy Page ne semble pas toujours optimal (surtout au début). L'atmosphère est très conviviale, comme toujours au L. A. Forum, et Plant ne manque pas une occasion de flatter le public pour cela. Les "highlights" sont le set acoustique, plus particulièrement le délicat instrumental « Bron-Yr-Aur », « Since I've Been Loving You », et toute la fin du concert, à partir du medley de « Whole Lotta Love ». Au moment de commencer les rappels, Robert s’indigne après la personne qui a balancé un gros pétard à la fin de « Whole Lotta Love » (et lui conseille de se faire enfermer…). La version très spéciale de « Communication Breakdown » (avec son medley) occupe une place à part dans l'esprit des connaisseurs ! Les deux derniers rappels sont d'autant plus étonnants qu'ils furent rarement joués : « Out On The Tiles » (version de la chanson complète avec des paroles) et « Blueberry Hill ». Ce concert figure en bonne place dans toute collection.
Ma réf. :
Live on Blueberry Hill (copie TMOQ – LPVC 8236 A/D) (Master Mono)
Live on Blueberry Hill (No label – plagiat allemand Cobla standard, 2 CD) (Master Stereo)

Sept. 6 International Center, Honolulu, Hawaii :P
Set list : Immigrant Song / Dazed And Confused, Heartbreaker, Since I've Been Loving You, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun’, Messin’Around, I’m Movin’On, I’ve Got A Girl, Some Other Guy), rappel : Communication Breakdown.
La parution de cette enregistrement en CD dans les années 90 a donné lieu à une vague de snobisme dans la communauté zeppelinienne, consistant à dénigrer le "Blueberry Hill" en sa faveur. Il faut bien voir que le son de cette bande, bien que très bon, n'est pas à la hauteur de la quasi-perfection des sources principales du 4/9/70. Les concerts en eux-mêmes ne sont pas parfaitement comparables, les raretés qui faisaient tout le prix du "Blueberry Hill" étant absentes de ce show. Ce dernier fut donné au sein d'un festival, ce qui explique son caractère rapide et dense. La set list est assez courte pour l'époque (cependant certains auteurs supposent que d'autres titres ont pu être joués, car il y a une coupure manifeste de la bande après « Heartbreaker » ; à noter au passage que bizarrement, cette chanson n’est pas jouée enchaînée à « Immigrant Song » comme c’était le cas habituellement). Page et Plant sont tous deux à leur meilleur niveau, il n'est donc pas étonnant que certains collectionneurs trouvent l'interprétation du "Blueberry Hill" un peu terne en comparaison. Il y a une ambiguité au niveau de la date exacte (5 ou 6 Septembre ?… Led Zep a peut-être même joué ces deux soirs de suite, mais c’est peu probable). On dispose également pour ce show d’un film amateur muet.
Ma réf. :
Holiday in Waikiki (Gold Standard CD)

Sept. 7 Dorten Auditorium, Raleigh, Caroline du Nord

Sept. 9 Boston Garden, Boston, Massachusetts
Bon à très bon enregistrement public (peut-être deux sources ?). D’après l’annonce en début de concert, une journée entière de festival était prévue autour de Led Zep, mais ne se déroula pas à cause de problèmes administratifs (« No license, no festival »… titre du bootleg chez SiRa). Pris dans son ensemble, le show est assez moyen car il y a quelques fausses notes de la part de Jimmy (surtout dans « Bron-Yr-Aur »), mais Robert hurle du mieux qu’il peut, et la fin du concert (malheureusement c’est la partie la moins bien enregistrée…) est dévastatrice. « We really want to remember Boston as the best night of the tour… » dit Plant pour amadouer le public avant Whole Lotta Love, qui contient entre autres raretés des paroles de « Ramble On » (c’était le filler sur la 4° face de LP de « 207.19 », cf. 21/3/75…). Le show complet est maintenant relativement facile à trouver en double CD.
Ma réf. :
207.19 (RSR 248 D)
No License, No Festival (Silver Rarities – 2 CD)

Sept. 14 Rochester, New York

Sept. 17 Philadelphie, Pennsylvanie

Sept. 19 Madison Square Garden, New York, New York
Au terme des concerts de l’année 70, il fallut faire deux shows le même jour, car il y avait trop de demandes à satisfaire pour faire une seule prestation new-yorkaise (et pourtant le MSG c’est pas une petite salle) !…
1er show : matinée
Enregistrement public bon. Plant rend hommage à Jimi Hendrix décédé la veille. Le final « Communication Breakdown » contient un rapide clin d’œil à « American Woman » des Guess Who, d’où le titre du bootleg chez TDOLZ.
Ma réf. :
American Woman (TDOLZ - 2 CD)
2ème show : soirée :P :P
Environ 33 ans et 3 mois après l’enregistrement, le taper (un certain Fawlky), qui croyait avoir le même show que tout le monde dans ses archives, a compris son erreur en entendant « American Woman » et a mis sa source en circulation dans les cercles d’échange. Les copies ont ainsi pu ensuite circuler très rapidement sur internet (via un certain Badlooser sur le site STG) sans que les bootleggers japonais aient eu le temps de mettre leurs griffes dessus (mais ce n’est que partie remise)... On considère que c’est la plus importante découverte récente en matière d’enregistrements de Led Zeppelin live, étant donnée la set-list bourrée de raretés (plein de reprises obscures, la deuxième version chantée connue de « Out on the Tiles » et la première apparition d’une partie de « Gallows Pole » en live)… Le son est très bon (et trafiqué en fausse stéréo). Malgré la fatigue (évidente chez Page), le groupe est très excité (en particulier Plant). Le public aussi apparemment. Plant modifie les paroles de « Dazed » pour demander aux gens de rester assis, puis réitère la demande de manière plus autoritaire en plein solo d’archet (sans que cela ne freine Page dans son élan). Avant le set acoustique, Plant rend à nouveau hommage à Hendrix (puis annonce la sortie de l’album dans 2 semaines)... Page rate complètement « Bron-Yr-Aur » et n’est pas très convaincant non plus dans « SIBLY », mais le public qui entend ces morceaux pour la première fois n’y voit que du feu. Le solo d’orgue avant « Thank You » est particulièrement incohérent. « Moby Dick » en revanche est parfaitement furieux (avec le soutien actif du public). Mais ce show ne sort réellement du lot qu’à partir du « Whole Lotta Love » avec intro supplémentaire et medley inhabituel obéissant aux caprices de Plant (qui n’est pas toujours suivi correctement par le groupe, comme quand il chante « Cinnamon Girl » sur un air passe-partout sans rapport avec la composition de Neil Young, cf. « Ramble on » dans le show de Boston…), puis avec la série de rappels interminables, le plus surprenant étant peut-être le « How Many More Times » complet dans lequel le groupe jette ses dernières forces sans retenue...
Set-list : Immigrant Song / Heartbreaker, Dazed and Confused, Bring It On Home, That's The Way, Bron-Yr-Aur, Since I've Been Loving You, Organ Solo / Thank You, What Is and What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun’, Dust My Broom, Bottle Up and Go, Lawdy Miss Clawdy, Cinnamon Girl, Some Other Guy, Train Kept a-Rollin’, King Bee, Baby Don’t You Want To Go, Honey Bee, The Lemon Song), rappels : Out On The Tiles / Communication Breakdown (includes: Gallows Pole), The Girl Can't Help It / Twenty Flight Rock, How Many More Times (includes: Cadillac No Money Down, Blueberry Hill).
Ma réf. :
Cassette > Open reel > SoundForge > CD > SHN > WAV > ProTools > FLAC > mp3 (merci à Philll et Lolo P)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Royal Albert Hall, Londres 06/01/70
:P :P K. B. Hallen, Copenhagen 28/02/70
:P :P Casino de Montreux 07/03/70
:P Pacific Coliseum, Vancouver 21/03/70 (“Pb” / « Mudslide »)
:P Memphis 17/04/70
:P Bath Festival, Shepton Mallet, U.K. 28/06/70
:P :P Tulsa, Oklahoma 21/08/70
:P Oakland 02/09/70 (“Two Days Before”)
:P :P LA Forum 04/09/70 (« Blueberry Hill »)
:P International Center, Honolulu, Hawaii 06/09/70
:P :P Madison Square Garden, New York, New York 19/09/70 (evening show)

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Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1971
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:47 
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1971
"RETURN TO THE CLUBS" TOUR
Pour son retour en Angleterre, le groupe décida d'éviter de jouer dans des grandes salles comme aux U.S., d'où le nom donné à cette tournée, qui marque par ailleurs l'inauguration du classique « Stairway to Heaven ».

March 5 Ulster Hall, Belfast, Irlande
L'enregistrement a été découvert fin 2000 et a été exploité quelques mois plus tard par Empress Valley dans le coffret « Black Velvet » qui contient également le show du lendemain. Il semble que la détérioration de la bande l’a rendue à peine bonne et a créé des bruits bizarres (en plus les trous sont remplis avec des extraits des concerts de Dublin et Ipswich sur l’Empress Valley). Les tapers ou des gens à côté d’eux sont un peu bavards (mais très raisonnables par rapport aux allumés de Dublin le lendemain). Le show est historique (premières versions live de titres du quatrième album…) mais aussi est très bon au niveau de la performance. La principale attraction ce soir est Plant, incroyablement puissant et aigu. En particulier, la version de « Black Dog » est une véritable claque pour l’auditeur. En rappel final est joué « Bring It On Home » (apparemment pour la seule fois avérée de l’année 71) (merci Laurent).
Ma réf. :
2 CDR d’après Black Velvet (Empress Valley - 4 CD)

March 6 National Stadium, (Boxing Stadium) Dublin, Irlande :P
Ah, si seulement je tenais le connard qui fait la guitare avec la bouche sur le début de « Since I’ve Been Loving You » !… Le public est très bruyant (et en particulier deux ou trois abrutis qui n’arrêtent pas de faire des commentaires, des sifflets et des bruits bizarres en plein dans le micro) ce qui n’arrange pas le son globalement assez moyen. Le concert en lui-même est excellent, même si, comme le dit Plant, le retour sur scène après presque 6 mois sans jouer est difficile. Plant annonce un titre de « Led Zeppelin I », puis finalement de « Led Zeppelin IV », expliquant, pendant un long temps d’accordage, qu’ils ont égaré le morceau de P.Q. sur lequel ils avaient écrit la set-list… S’ensuit une version de « Black Dog » qui, à l’intro «d’ Out on the Tiles » et aux erreurs de paroles près, ressemble beaucoup à la version studio (écouter surtout à quel point le chant de Plant est aigu…). Les paroles de « Stairway » aussi sont un peu dans le désordre, et le solo démarre péniblement, cependant le morceau, joué ici pour la deuxième fois seulement, impose d’emblée le respect au public, et recueille une véritable ovation. Page est soutenu par des sifflements nombreux dans le solo d’archet de « Dazed ». Plant est très à l’aise dans le medley de « Whole Lotta Love », où l’interaction avec le public est encore très forte. Le rappel final est “Rock and Roll”. En fait la bande est coupée au début de ce dernier morceau, on dirait bien qu’ils commençaient à jouer « C’mon Everybody » ou “Summertime Blues” juste avant, et avec leur copain Phil Carson en plus… dommage… C’est quand même bien d’avoir ce concert dans sa collection, ne serait-ce que pour des raisons historiques.
Ma réf. :
Crazed Attack (Crazy Dream - 2 CD)

March 9 Leeds University, Royaume-Uni

March 10 University Of Kent, Canterbury, Royaume-Uni

March 11 Southampton University,Southampton, Royaume-Uni

March 13 Bath Pavilion, Royaume-Uni

March 14 Hanley Place, Royaume-Uni

March 18 Mayfair, Newcastle, Royaume-Uni

March 19 Manchester University, Royaume-Uni

March 20 Stepmothers, Birmingham, Royaume-Uni
Attention à certains CDs qui prétendent être de cette date mais sont en fait de la tournée U.K. 72…

March 21 Boat Club, Nottingham, Royaume-Uni

March 23 Marquee, Londres, Royaume-Uni

April 1 BBC - Paris Theatre, Londres, Royaume-Uni :P SB
Set list :
Immigrant Song/Heartbreaker, Since I've Been Loving You, Black Dog, Dazed And Confused, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, What Is And What Should Never Be, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', Truckin' Little Mama, Fixin' To Die, That's Alright, For What It's Worth, Mess O' The Blues, Honey Bee, The Lemon Song), Thank You, Communication Breakdown.
Performance historique de Led Zeppelin, enregistrée professionnellement pour la radio anglaise (le 1er avril et non pas le 25 mars comme on le voit souvent écrit sur les bootlegs). Ce fut la source d’un des bootlegs les plus communs, jusqu'à l'inclusion d'une grande partie du concert dans le live officiel "BBC Sessions" de 1997. Personnellement je trouve ce concert moins intéressant que d'autres de la même période (les deux shows irlandais arrachent vraiment plus), même si la qualité du son est parfaite. En particulier, Plant est fatigué par la tournée anglaise qui prend fin ici, et ça s’entend vraiment par moments. L’enregistrement aurait d’ailleurs dû avoir lieu une semaine plus tôt, mais fut repoussé pour cette raison. Il n’empêche que certains collectionneurs continuent de ne jurer que par lui… Ci-dessus, deux des bootlegs 33 tours de ce show, qui pullulèrent dès le courant des années 70… à noter que les plus anciens d’entre eux tiennent sur un simple LP (correspondant aux seuls passages du show effectivement diffusés sur les ondes de la radio anglaise…). Souvent les passages blues du medley y sont indiqués sous le titre incorrect « Minnesota Blues » (erreur qui persista sur certaines pochettes de CDs jusqu’aux années 90…). Ci-dessous un autre avatar vinyle de ce concert, « File under… », il n’y a que deux chansons sur le disque mais au moins l’emballage est rigolo… De nos jours, ce concert apparaît encore sur une flopée de doubles CDs pirates, l’avantage étant que le show y est complet par rapport à la version officielle.
Ma réf. :
BBC Sessions (Atlantic - 2 CD)
Live in Europe 70-71 (Strings Records)
1st April – a Paris Affair (CD Oh Boy !) (filler : Whole Lotta Love medley BBC 71)

2ND EUROPEAN TOUR
May 3 K.B. Hallen, Copenhague, Danemark :P
Set list :
Immigrant Song/Heartbreaker, Since I've Been Loving You, Dazed And Confused, Black Dog, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, What Is And What Should Never Be, Four Sticks, Gallows Pole, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', Truckin' Little Mama, Mess O' The Blues, Honey Bee, The Lemon Song), rappels: Misty Mountain Hop, Rock And Roll ("It's been a long Time").
Un show sujet à controverse, d'abord au niveau de la date exacte, qui reste floue en l'absence de document probant (3/5 ou 5/3 ou autre chose encore ?… mais apparemment le 5/3 ils étaient en Irlande, voir plus haut…), et ensuite au niveau de la qualité de la performance. L'enregistrement est techniquement très bon, ce qui est d'autant plus appréciable qu'il contient « Gallows Pole » et « Four Sticks » (avec une intro et un final qui diffèrent nettement de la version de l’album, et de celles jouées par l’orchestre à Bombay en 72), chansons on ne peut plus rares en versions live. Cela dit, on aurait tort de se laisser abuser par la présence de ces deux perles, car elles souffrent d'un manque de répétition (Robert précise avant « Four Sticks » qu'ils n'ont carrément jamais essayé de la faire avant...), et l'ensemble du concert souffre de l'atmosphère électrique qui règne dans le public danois (Plant menace d'arrêter le show après « Heartbreaker » si des spectateurs continuent de traverser la scène, applaudissements et chahuts inopportuns tout au long du show...). Richard Cole joue soi-disant du tabla pendant « Whole Lotta Love ». Les rappels sont la première tentative sur scène de « Misty Mountain Hop » (tentative d’ailleurs non renouvelée jusqu’en octobre 72), et « Rock And Roll » (qui ne porte pas encore son titre définitif). On peut évidemment prendre plaisir à l'écouter, mais ce n'est pas à mon avis un des meilleurs shows de cette période.
Le premier bootleg de ce show fut le EP du label RSR représenté ci-contre, qui contenait seulement « Four Sticks » et « Gallows Pole » sur une face, avec une date douteuse (7/21/71) (l’autre face contenant le « Dazed and Confused » du « Supershow » à Staines en 69). On trouve maintenant le concert complet sur double CD.
Ma réf. :
The Second European Tour (Whole Lotta Live - 2 CD)

May 4 Fyns Forum, Odense, Danemark

May 10 Liverpool University, Liverpool, Royaume-Uni
Des témoignages rapportent que « Gallows Pole » fut jouée à ce concert...

July 4 Rome, Italie

July 5 Vigorelli, Milan, Italie
Show resté dans les annales pour avoir tourné en émeute au bout de quelques dizaines de minutes. Quelques fragments moyennement bien enregistrés existent. Ca avait l’air d’être un bon show qui commençait… « Since I’ve Been Loving You » et « Black Dog » se déroulent bien, mais « Dazed » est interrompu lorsque ça commence à chauffer dans la foule (« Bastardi !… ») puis on entend vaguement des grondements sur le reste enregistré du morceau… Voir à ce sujet l’article très complet de la section « spotlight » d’Electric Magic… Le groupe ne remettra jamais les pieds en Italie.
Ma réf. :
Led Zeppelin (Kooyong Tennis Courts) (72169 D)

Aug. 7 Casino de Montreux, Suisse

Aug. 8 Casino de Montreux, Suisse

7TH U. S. TOUR
Set list usuelle :
Immigrant Song/Heartbreaker, Since I've Been Loving You, Black Dog, Dazed And Confused, Stairway To Heaven, Celebration Day, That's The Way, Going To California, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', That's Alright, Mess Of Blues...), rappels : Rock And Roll, Communication Breakdown, Organ Solo/Thank You.

Aug. 19 Pacific Coliseum, Vancouver, Colombie Britannique, Canada

Aug. 20 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington (?)

Aug. 21 The Forum, Inglewood, Californie :P
Bon / très bon enregistrement public. Performance nerveuse. C’est un concert très réputé, je me demande un peu pourquoi car il n’a ni la finesse du « Going to California » (14/9/71) ni l’extravagance de la tournée japonaise. Ceci étant, Plant démontre toute sa puissance et Page se montre parfois d’une frénésie et d’une rapidité diaboliques. Il manque « Celebration Day » et « Moby Dick », mais la chanson « Weekend » d’Eddie Cochran figure parmi les rappels.
Ma réf. :
The Seventh US Tour (Whole Lotta Live - 2 CD)

Aug. 22 The Forum, Inglewood, Californie :P
Même qualité sonore que la veille (probablement même taper, même matos, même emplacement…), mais interprétation beaucoup plus cool. Le concert commence par l’instrumental "Walk Don't Run" (des Ventures) avant « Immigrant Song ». Page semble se la couler douce et produit des solos particulièrement fluides, tandis que Plant se restreint, ce qui n’est pas toujours un mal. Notamment, « Since I’ve Been Loving You » est très poignante. Plant semble un peu s’être cassé la voix après son fameux cri dans cette chanson ; « Black Dog » qui suit est un peu faible à cause de cela… Les paroles de « Stairway to Heaven » contiennent des modifications. Plant a beaucoup de mal à trouver son rythme sur « Celebration Day », et s’étrangle un peu sur « What is and What Should Never Be ». Des versions intéressantes de « Communication Breakdown » et du solo d’orgue / « Thank You » bouclent le show. C’est dommage que ses effets tombent parfois un peu à plat, car ce concert est relativement plus inventif que celui de la veille. Ces deux nuits consécutives au L.A. Forum sont, avec les 4 concerts d’avril 69 à San Francisco, l’illustration la plus flagrante de la réputation d’inégalité (dans un sens positif…) du groupe.
Ma réf. :
The Definitive Kingdom (Whole Lotta Live - 2 CD)

Aug. 23 Tarrant County Convention Center, Fort Worth, Texas :P
Concert révélé par le label japonais « The Diagrams of Led Zeppelin » (TDOLZ) sous le titre « Hot August Night ». Très bonne bande du public, qui fait la passe de trois avec les deux précédentes. Il est dommage que de gros morceaux du concert n’aient pas été enregistrés (la bande commence au solo d’archet de « Dazed », et a plusieurs coupures par la suite…) car la performance est absolument excellente (apparemment le taper avait une seule cassette de 120 minutes et a enregistré la fin par-dessus le début…).
Ma réf. :
Hot August Night (TDOLZ - 2 CD)

Aug. 24 Memorial Auditorium, Dallas, Texas

Aug. 25 Hofheinz Pavilion, University Of Houston, Houston, Texas

Aug. 26 Municipal Auditorium, San Antonio, Texas

Aug. 27 Oklahoma City, Oklahoma

Aug. 28 St. Louis Arena, St. Louis, Missouri

Aug. 29 Municipal Auditorium, Nouvelle-Orléans, Louisiane

Aug. 31 Civic Auditorium, Orlando, Floride SB :P
Un enregistrement public incomplet, un peu trop distant par moments, et présentant quelques problèmes techniques, ce qui empêche de le classer dans la catégorie des très bons. Une version soundboard (incomplète aussi, mais apportant de nouveaux morceaux vers la fin) a fait son apparition début 2003… et permet de mieux appréhender les dépassements vocaux de Percy… soit il était shooté à l’hélium, soit il s’est coincé quelque chose en fermant sa braguette, soit la bande défile un peu trop rapidement (plus probable, surtout avec les sons que font les autres instruments derrière), mais le chant a rarement été à de tels niveaux… Page joue beaucoup pour se chauffer entre les morceaux (notamment le riff de « You Really Got Me » avant « What Is and What Should Never Be »). En dehors de ça, le concert en lui-même est intéressant, notamment les versions de « Dazed and Confused » (Page semble essayer de placer discrètement une version psychédélique de « White Summer » dans la conclusion du morceau), de « Black Dog » (joué après « Dazed », contient des paroles complètement différentes), de « Celebration Day » (non complète dans le SB) avec une intro (!) (serait-ce donc là le fameux début manquant à la version studio ?…), et de « Whole Lotta Love » (avec du piano derrière la Theremin).
Ma réf. :
Welcome To Disneyland (Lemon - 2 CD)
Florida Sunshine (mp3 de Pyzep d’après Empress Valley – 2 CD)

Sept. 1 Hollywood Sportatorium, Hollywood, Florida

Sept. 3 Madison Square Garden, New York, New York
Voilà un très bizarre enregistrement, de qualité technique très honorable mais totalement gâché par les bruits du public autour du micro (un peu comme à Dublin, voir plus haut). Le taper et / ou ses amis n’arrêtent pas de faire des bruits ou des commentaires (« Jimmy Page is the best guitarist in the world »… OK mec, mais tu pourrais attendre qu’il ait fini de jouer pour le dire…). Globalement dans toute la salle l’atmosphère est remuante. On entend en permanence des « Sit Down ! » (c’est particulièrement pénible sur le début de « Stairway ») et à la fin du show « Thank You » est interrompue car le public déborde sur la scène (Plant ordonne alors « Move Back ! » tandis qu’on entend dans le public « Get the fuck off the stage ! » etc etc…). Sans ça c’est une très bonne performance. Mais quel concert de cette période n’en est pas une ?…
Ma réf. :
Mad Screaming Gallery (Lemon Song – 3 CD)

Sept. 4 Maple Leaf Gardens, Toronto, Ontario, Canada SB
Très bon enregistrement public. Il existe aussi des fragments de soundboard. Plant fait la morale au public (et oui, il faut écouter la musique au lieu de bavarder quand on vient à un concert…). Ca n’empêche pas l’interprétation d’être très bonne, comme toujours à cette époque.
Ma réf. :
Touch & Go (CD)

Sept. 5 Chicago Amphitheater, Chicago, Illinois

Sept. 6 Boston Garden, Boston, Massachusetts
Bon / très bon son. C’est un bon show. Malheureusement il manque toute une partie du concert, entre « Stairway » et le medley (une bande paumée par le taper ?…). Les rappels sont nombreux et peu courants pour cette tournée (« Communication Breakdown », « Thank You », « Rock And Roll »).
Ma réf. :
Listen to me Boston (Tarantura - 2 CD)

Sept. 9 Hampton Roads Coliseum, Hampton, Virginie SB
Très bon soundboard, coupé après “Moby Dick”. Un bon jam dans “Dazed”, sans ça rien d’inoubliable...
Ma réf. :
Dead Battery (2 CD)

Sept. 10 War Memorial Auditorium, Syracuse, New York (?)

Sept. 11 War Memorial Auditorium, Rochester, New York
Bon / très bon enregistrement public. Attention, c’est cette bande qui apparaît dans un faux « Live at Leeds »...
Ma réf. :
Mad Screaming Gallery (Lemon Song – 3 CD)

Sept. 13 Berkeley Community Theatre, Berkeley, Californie
Enregistrement public. Son bon sans plus. La performance non plus n'est pas à la hauteur de la nuit suivante. C’est même étonnant par moments d’entendre un concert de 71 aussi mal joué. La seule bonne surprise de ce show est l’inclusion d’un passage de « Gallows Pole » à l’intérieur de « Communication Breakdown » en rappel…
Ma réf. :
Going to California II (Tarantura - 2 CD)

Sept. 14 Berkeley Community Theatre, Berkeley, Californie :P :P
"Going to California" :
Immigrant Song/Heartbreaker, Since I've Been Loving You, Black Dog, Dazed And Confused (incomplet, includes: Livin' In the U.S.A.), Stairway To Heaven, That's The Way, Going To California, Whole Lotta Love (includes: Just A Little Bit, Boogie Chillun', Hello Mary Lou, My Baby Left Me, Mess Of Blues, You Shook Me, The Lemon Song).
J’ai un doute par rapport à ce que j’avais écrit précédemment, à savoir :
« Un grand classique du bootleg, publié en 1973 sous le format double LP par le célèbre label TMoQ (photographié ci-dessus en version vinyles couleur avec la caricature de William Stout, et dessous des éditions d’autres labels directement pompées sur le TMoQ… allant jusqu’à recopier bêtement les titres erronés du medley, « Blues dedicated to Sheryl », « I want you Bonnie Airport but you shook me » etc… ???). »
En fait l’original serait peut-être plutôt la version « no label » qu’on voit dans la pochette rouge en bas à droite… enfin c’est pas très grave…
Le master (ainsi que les matrices originales) a disparu (jeté pour être soustrait aux enquêteurs du FBI, d'après la légende...), ce qui limite les titres rescapés de cette superbe performance à ceux présents sur l'album original. Atmosphère délicieuse, pleine d'émotion, notamment dans le set acoustique. « There was a pollution alert tonight, and I lost my voice » dit Percy (heureusement ça n’a l’air d’être qu’une blague). “Stairway to Heaven” contient le "missing verse" exclusif "You are the home of the Children of the Sun". La voix de Robert Plant a parfois une résonance étrange, mais c'est souvent le cas dans les enregistrements public de cette époque, et cela ne nuit pas vraiment à l'écoute. Le son ne souffre presque que des défauts inhérents aux disques vinyles, sauf au tout début (cafouillage mono/stéréo pendant « Immigrant Song »).
Ma réf. :
Copie de vinyle d’origine inconnue

Sept. 16 Civic Auditorium, Honolulu, Hawaii

Sept. 17 Civic Auditorium, Honolulu, Hawaii

FIRST JAPANESE TOUR
La légende veut que cette série de concerts fut enregistrée en soundboards en vue d’un live officiel réservé au marché japonais. Le projet, négocié par Richard Cole avec l’accord du groupe, fut ensuite enterré au dernier moment par Peter Grant. Il reste pour se consoler des enregistrements faits par le public, dont la qualité sonore varie selon les nuits (et selon les sources, en général il y en a au moins deux ou trois de connues par soir).

Sept. 23 Budokan, Tokyo, Japon
Le son est bon à très bon. Ce show est à mon avis le moins intéressant de la tournée, car il suit assez scrupuleusement le déroulement des concerts-types de la tournée américaine précédente, pour ne s’en écarter vraiment qu’au cours du medley de « Whole Lotta Love » avec l’inclusion de « Tobacco Road » et d’une version presque complète d’« How Many More Times ». Aussi un moment comique : quand le groupe commence à jouer « Bron-Y-Aur Stomp » et laisse tomber pour revenir à « That’s the Way » comme prévu…
Ma réf. :
Tales of Storm (Silver Shadow - 2 CD)

Sept. 24 Budokan, Tokyo, Japon :P
Un bon show, très bien enregistré (« Light and Shade » TDOLZ) ou son moyen (la plupart des CDs faits à partir d’autres sources). « Tangerine » fait son apparition dans le set acoustique. Bonne versions de « Stairway », « Celebration Day », du set acoustique. Plant manifeste son envie d’essayer de faire « Friends » en poussant de temps à autres un « I’m tellin’ you now… » entre deux chansons (il obtiendra satisfaction cinq jours plus tard…). Bonham se démarque de ses motifs habituels dans « Moby Dick ». Le medley de « Whole Lotta Love » est intéressant par l’emploi de chansons peu usuelles, dont « Your Time Is Gonna Come » et le recyclage de passages entiers de « How Many More Times ».
Ma réf. :
Light and Shade (TDOLZ - 3 CD)

Sept. 27 Municipal Gymnasium, Hiroshima, Japon
Son bon. Ce n’est pas le meilleur de la série mais c’est quand même un show excellent. Les highlights sont « Dazed and Confused », et « Whole Lotta Love », introduite par une parodie de « The Lady is a Tramp », et contenant le riff d’« In The Light » et « Be-Bop A Lula ». Plant doit interrompre le rappel (« Communication Breakdown ») pour demander au public de descendre de la scène et d’aller s’asseoir par terre !… A noter que les bénéfices de ce concert furent collectés en faveur des victimes de la bombe…
Ma réf. :
Message of Love (Lemon Song - 2 CD)

Sept. 28 Osaka Festival Hall, Osaka, Japon :P
Son bon (sauf, très moyen dans les rappels). La vitesse de défilement de la bande semble un peu rapide, surtout au début, et il y a quelques coupes malheureuses. Ces défauts empêchent cet enregistrement de pouvoir rivaliser sérieusement avec celui incontournable du lendemain. C’est tout de même un superbe concert, émaillé de surprises marrantes. Quand, par exemple, après « Stairway », Plant se plaint du public trop calme, et qu’un mini medley Beatles est joué pour réchauffer l’atmosphère. De même, une version impromptue de « Bron-Y-Aur Stomp » sert de prologue à « That’s The Way », et le standard de Joan Baez « We Shall Overcome » à « Tangerine ». Egalement une chanson intitulée « Down by the Riverside » largement suivie par le public, puis d’autres raretés dans le medley (malheureusement coupé avant la fin). Raretés aussi en rappels (malheureusement un son inférieur au reste du show…) : « C’mon Everybody », « High Heel Sneakers », et une version de « Communication Breakdown » incluant une longue impro autour du riff de « Cat’s Squirrel ».
Ma réf. :
Please Please Me (Tarantura - 3 CD)

Sept. 29 Osaka Festival Hall, Osaka, Japon :P :P
Plusieurs sources sonores du public (bonnes à très bonnes, dont la plus commune, enregistrée très près du bord de la scène, est souvent confondue avec un soundboard) ainsi qu’un petit film sont en circulation pour ce show époustouflant. Led Zep s'y montre tel que l'on espère toujours le voir (et l'entendre) : audacieux et talentueux. Les improvisations sont sensiblement plus développées que dans les concerts U.S. et Europe de la même période (y compris dans le set acoustique, avec une très longue et bonne version de « Going to California »), il y a même des intros exclusives (pour « Whole Lotta Love »...). Le public japonais s'extasie à juste titre devant le spectacle qui lui est offert. On remarquera parmi les nombreux détails amusants, les plaisanteries récurrentes de Plant lors des éclipses de Bonzo (« Mr Bonham… gone to bath with a geisha » « At 3, everybody say : Mr Bonham ! 1, 2, 3… MR BONHAM !!! ») et la chanson du « petit renne au nez rouge » que Page et Jones commencent à interpréter au cours de l’accordage du set acoustique… A noter également que ce fut la seule fois où « Friends » fut jouée live… d’ailleurs Plant s’y perd un peu au début...
L’une des premières parutions en bootleg fut le LP « A Cellarful of Noise » de Kornyfone, dont une version est illustrée ci-dessus.
Set list :
Immigrant Song / Heartbreaker, Since I've Been Loving You, Black Dog, Dazed And Confused (includes: Pennies From Heaven), Stairway To Heaven, Celebration Day, That's The Way, Going To California, Tangerine, Friends, Smoke Gets in Your Eyes / What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', Tossin' and Turnin', Twist and Shout, Fortune Teller, Good Times Bad Times, You Shook Me...), rappels : Communication Breakdown, Organ Solo/Thank You, Rock And Roll.
Ma réf. :
Smoke gets in your Eyes (Mad Dogs - 3 CD)

7TH U. K. TOUR (Tournée promotionnelle du quatrième album)
Set list usuelle :
Immigrant Song / Heartbreaker, Black Dog, Since I've Been Loving You, Rock And Roll, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, Tangerine, Bron-Yr-Aur-Stomp, Dazed And Confused, Celebration Day, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Mary Lou, Mess Of Blues, Honey Bee...).

Nov. 11 City Hall, Newcastle, Royaume-Uni
Une partie de ce concert est apparue fin 98 en CD made in Germany sous le titre "Teddy Bear's Picnic". Il s'agit d'une bande public bonne (presque très bonne). Le quatrième album venait juste de sortir. Le public est remuant (réclame « Rock And Roll »...), ce qui semble un peu perturber Plant par moments, et le groupe est un petit peu long à se remettre en marche, comparé à ses exploits japonais. « Since I've Been Loving You » et « Going To California » en font particulièrement les frais, mais le disque s'achève par une jolie version acoustique de « Tangerine ».
Une version plus complète sur deux CDs, avec un son un peu plus clair, circule désormais dans les cercles d’échange (et sur les labels japonais hyper chers)… il y a donc maintenant « Dazed and Confused » (version assez vaseuse par moments, mais avec un bizarre délire funky…). Néanmoins il manque toujours la fin du show… apparemment, le master serait détérioré, les copies faites à partir d’un duplicata.
Ma réf. :
Teddy Bear’s Picnic (CD - No label)
Newcastle 11 November 1971 (FBO tree - 2 CDR)

Nov. 12 Locarno, Sunderland, Royaume-Uni
Quelques petits problèmes pour le groupe, l’accès de la salle étant interdit sans cravate…

Nov. 13 Caird Hall, Dundee, Ecosse, Royaume-Uni
Apparu grâce à (ou plutôt à cause de…) Cobra / Led Note, cet enregistrement très bon (mais un peu distant et avec de l’écho) documente ce show. Malheureusement la bande est systématiquement coupée entre les chansons… et même totalement charcutée par la maladresse du taper pendant plus de la moitié du concert, ce qui s’avère vite très énervant à l’écoute. « Weekend » est jouée en rappel final.
Ma réf. :
The Road and the Miles to Dundee (Led Note - 2 CD)

Nov. 16 St. Mathew's Baths, Ipswich, Royaume-Uni
Bons / très bons enregistrements publics, d’apparition relativement récente. Il existe au moins quatre sources, le bootleg le plus complet est « Feelin’ Groovy – Definitive edition » chez Empress Valley, le seul à contenir la fin du show avec « Weekend » et « Gallows Pole » en rappels (merci Laurent). Apparemment, pour la source la plus répandue (qui s’arrête avant la fin de « Whole Lotta Love »), la bande est endommagée, surtout pendant le set acoustique et « Dazed and Confused ». Le show est plutôt bon. Robert est le centre d’intérêt principal cette nuit-là, par ses notes suraiguës. Le reste du groupe est également parfait… Page emploie ici comme teaser à l’accordage le thème de « Pinocchio », ainsi que « Black Country Woman ». Missing verse du jour dans “Stairway” : « The day’s coming now… and it won’t be long ».. Plant annonce « This is for John » sur le début de “Whole Lotta Love”.
Ma réf. :
Over the Twelve Foot End (2 CD)
Kinetic Circus (CD Theramin)

Nov. 17 Kinetic Circus, Birmingham, Royaume-Uni
Certains bootlegs comme le CD « Kinetic Circus » sur le label Theramin prétendent être de cette date, mais sont en fait tout ou partie du concert d’Ipswich.

Nov. 18 Sheffield University, Sheffield, Royaume-Uni

Nov. 20 Empire Pool, Wembley, Londres, Royaume-Uni ('Electric Magic' show)
Ce show gigantesque avait pour première partie... un spectacle de cirque ! Enregistrement public (médiocre à bon selon les passages, bande endommagée à plusieurs reprises…). « Dancing Days » figure dans le set (mais pas dans ma réf. !!! très décevant de la part des Tarantura…).
Ma réf. :
Magick (Tarantura - 2 CD)

Nov. 21 Empire Pool, Wembley, Londres, Royaume-Uni ('Electric Magic' show) ?
Y a-t-il eu un seul ou bien deux shows ?… en tout cas un seul enregistrement connu jusqu’à présent…

Nov. 23 Preston Town Hall, Preston, Royaume-Uni

Nov. 24 Free Trade Hall, Manchester, Royaume-Uni
Son moyen à bon, mais bon concert (hurlements longs et puissants de Robert, et jeu énergique des trois autres…). Il y a comme un tambour dans « Tangerine » (?). « Dazed and Confused » contient un passage funky emprunté à la musique de « Shaft » (d’Isaac Hayes). « Whole Lotta Love » contient « Rave On » mais presque tout le medley est coupé. En rappel on a « Thank You » (sans solo d’intro et coupé au bout de 2 minutes).
Ma réf. :
Rave On (TDOLZ - 2 CD)

Nov. 25 Leicester University, Royaume-Uni
Encore une « nouveauté » de 2001 (triple CD « Mystical Majesties Request », sur le label récent Electric Magic, qui n’a aucun rapport avec le fanzine canadien du même nom, mais plutôt avec Celebration Difinitive Masters…). On peut se demander pourquoi et comment une telle beauté a pu rester cachée aussi longtemps... Concert complet (sans « Moby Dick »), avec un son bon / très bon (tous les instruments sont bien discernables, dominés quand même par la guitare). La performance est très intéressante, en particulier par la manière dont Plant chante, mêlant hurlements et caresses... cela dit, elle a quand même un feeling un peu froid et technique, comme les autres shows anglais par rapport aux tournées US et Japon précédentes (voir le traitement expérimental infligé à « Since I’ve Been Loving You »…). A surveiller : le solo dans « Black Dog », une version dingue de « Celebration Day », un problème qui entraîne le recommencement de « Tangerine » (avec une deuxième voix dans le refrain : Jimmy ?…), « Bron-Y-Aur Stomp » (bien soutenue par le public), le petit air débile genre Muppet Show (« Training old style »…) pour se chauffer avant « Dazed and Confused » (qui contient « Shaft » comme la veille), et un medley de « Whole Lotta Love » contenant des titres peu courants (« Rave On »…) (et « Mess Of Blues » avec Bonzo un peu perdu à un moment)... « Rock and Roll » et « Communication Breakdown » (très funky) en rappels.
Ma réf. :
Mystical Majesties Request (Electric Magic - 3 CD)

Nov. 29 Empire, Liverpool, Royaume-Uni

Nov. 30 Kings Hall Belle Vue, Manchester, Royaume-Uni

Dec. 2 Royal Ballroom, Bournemouth, Royaume-Uni
Bon son (moyen seulement par moments). Bon concert, malheureusement très incomplet (beaucoup de chansons manquent, « Dazed » est coupée dans le solo d’archet…). Bonne version de « Black Dog », une version étonnante de « Rock and Roll » où, pour je ne sais quelle raison (panne de guitare ?), Plant se retrouve à faire un passage a cappella, et « Whole Lotta Love » commençant par une intro bizarre et contenant des passages peu courants (comme « Hideaway » instrumental bien connu grâce à John Mayall)…
Une version complète sur 3 CDs est sortie au Japon début 2002…
Ma réf. :
Heartbeat (CD H-Bomb)

Dec. 15 City Hall, Salisbury, Royaume-Uni

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P National Stadium, Dublin 06/03/71
:P BBC Paris Studios, Londres 01/04/71
:P K.B. Hallen, Copenhague 03/05/71
:P L.A. Forum, Inglewood 21 & 22/08/71
:P Tarrant County Convention Center, Fort Worth, Texas 23/08/71
:P Civic Auditorium, Orlando, Floride 31/08/71
:P :P Community Theatre, Berkeley 14/09/71 (“Going To California”)
:P Budokan, Tokyo 24/09/71
:P :P Festival Hall, Osaka, Japon 28 & 29/09/71

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Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1972
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:49 
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1972
1972 fut une année exotique : une tournée dans les contrées australes, la deuxième (et dernière) tournée japonaise, sans oublier un voyage de Jimmy et Percy en Inde…

AUSTRALIA & NEW ZEALAND TOUR
Set list usuelle : Immigrant Song / Heartbreaker, Black Dog, Since I've Been Loving You, Celebration Day, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, Tangerine, Bron-Yr-Aur Stomp, Dazed And Confused, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun'...), rappel : Rock and Roll.
Le groupe aurait normalement dû assurer une date à Singapour avant de jouer en Australie, mais on leur y a interdit l’accès sous prétexte qu’ils avaient les cheveux longs…
La plupart des concerts de cette tournée eut lieu en plein jour (l’après-midi).

Feb. 16 Subiaco Oval, Perth, Australie
Le premier concert australien de Led Zep eut lieu devant un public assez agité d’après les témoignages. Aucun enregistrement ne vient confirmer l’atmosphère du show… Une descente de police eut lieu à l’hôtel du groupe mais aucune drogue ne put être saisie… Le lendemain eut lieu une interview radiodiffusée restée dans les annales (et qui figure dans le bootleg « Melbourne Masters » du 20/02/72), où le groupe évoque les débuts sous le nom New Yardbirds, les problèmes avec la comtesse Zeppelin pour jouer au Danemark en 70, l’origine des paroles ou des titres de certaines chansons…

Feb. 19 Memorial Drive, Adelaide, Australie :P
Le concert était prévu le 18 mais fut repoussé en raison d’une météo menaçante. Sources du public bonnes à très bonnes. Performance excellente, surtout le début du concert où Page se surpasse.
Ma réf. :
Oooh my Ears, Man ! (TDOLZ - 2 CD)

Feb. 20 Kooyong Tennis Courts, Melbourne, Australie :P
Trois ou quatre enregistrements du public, très bons à moyens. L’un d’eux (son bon) figure sur le LP présenté ci-contre. Une version plus complète grâce à l’assemblage de plusieurs autres sources est disponible en CD (« Melbourne Masters » chez Immigrant). Excellente prestation. Jimmy joue le thème du « Troisième Homme » pour rigoler avant « Dazed and Confused ». Malheureusement, le groupe doit arrêter de jouer après « Dazed », puis abréger le medley de « Whole Lotta Love » à cause de la pluie…
Ma réf. :
Melbourne Masters (Immigrant - 2 CD)
Led Zeppelin (Kooyong Tennis Courts) (LP - matrice anonyme)

Feb. 24 Western Springs Stadium, Auckland, Nouvelle-Zélande :P
Très bon enregistrement maintenant disponible chez Tarantura 2000, au format totalement superflu de 4 CDs (source mono telle quelle + source trafiquée en fausse stéréo, sur 2 CDs chacune…) sous le titre « Going to Auckland » avec un emballage d’une rare laideur (parodie du sympathique cochon-Dumbo de « Going to California »…). La bande va un poil trop vite et n’est pas complète (commence à la fin d’ « Immigrant Song », manque toute la fin de « Dazed »…), et certaines personnes rigolent bêtement à proximité du micro (surtout quand Plant fait des blagues pour renforcer l’attention du public)... Le show est une fois de plus très bon, avec notamment des versions inhabituelles des chansons du set acoustique et de « Dazed » (dont la première section instrumentale contient un passage qu’on retrouvera dans « The Song Remains The Same »)… et une version démentielle de « Communication Breakdown » en rappel, mais pas trace de « Rock and Roll » dans l’enregistrement. (merci Thierry).
Ma réf. :
2 CDR extraits de “Going to Auckland” (Tarantura)

Feb. 27 Showground, Sydney, Australie :P
Son variable selon les sources. La plus anciennement connue ne fait que 40 minutes et est moyenne, une autre récente et beaucoup plus longue est très bonne. Il y a aussi un film, où l’on voit notamment le groupe partir en limousine à la fin du show. Il y a de très bons moments (« Dazed », et « Whole Lotta Love », qui contient dans son medley une version instrumentale de « The Rover » et le classique « Lawdy Miss Clawdy »), d’autres moins bons (ratage de « Going to California »…). Jimmy est d’humeur taquine, et fait précéder « Moby Dick » de l’air du « Muppet Show », et le solo d’orgue de JPJ de celui de Laurel et Hardy…
Le lendemain se tint une interview de Page et Plant, consignée dans le disque « 1973 interview » (sic) (pressage anglais, matrices : Ramble 2) où ils parlent essentiellement des groupes qu’ils aiment ou qui les ont inspirés (disent du bien de Moby Grape ou du Buffalo Springfield, disent du mal de T-Rex ou de Jethro Tull…).
Ma réf. :
Live in Sydney (Akashic / Genuine Masters - 2 CD)

Feb. 29 Festival Hall, Brisbane, Australie
Le son est moyen à carrément mauvais, mais c’est l’un des enregistrements les plus complets pour un concert de cette tournée. Dommage qu’on ne comprenne pas ce que dit Robert quand il s’énerve lorsque « Going to California » est interrompue. Sans ça, bon show (comme d’hab !…). Le medley de « Whole Lotta Love » contient une rareté (« The Wanderer »). A noter pour la petite histoire que Jimmy se rasa (définitivement…) la barbe pour apparaître à ce concert…
Ma réf. :
Stompin’in Surfer’s Paradise (2 CD)

"BOMBAY SESSIONS"
Avril - Bombay, Inde :P SB
Voir la description de cette bande dans la page Studio.
Ma réf. :
Studio sessions 11 CD box set (Antrabata – CD #7)

Warm-ups for 8TH U. S. TOUR
May 27 R.A.I. Amsterdam, Pays-Bas
Bon enregistrement public. Quelques minutes du début ont également été filmées pour la télévision hollandaise (on retrouve cet extrait dans certains DVD pirates sortis en 2002). Le concert est vraiment un tour de chauffe, brillant par moment mais pitoyable à d’autres (massacre de « Celebration Day » et « What Is and What Should Never Be »)… Le medley contient la chanson « Running Bear » (d’où le titre du bootleg chez Gold Standard ; « Dancing Bear » paru ensuite chez Tarantura est le même concert).
Ma réf. :
Running Bear (Gold Standard - 2 CD)

May 28 Voorst National, Bruxelles, Belgique
Cette très bonne bande du public a fait son apparition sous le titre "Burning Ticket" sur le label japonais Babyface. « Nous avons des problems » dit Plant alors que le public attend « Since I’ve been loving you ». L’interprétation est intéressante car Page joue toutes sortes de petits teasers pour se chauffer entre les chansons (notamment entre « Going to California » et « That’s the way », on peut entendre quelques notes qui apparaîtront plus de dix ans plus tard dans la section rapide du « Midnight Moonlight » de The Firm…). Mais par moments Plant commande fermement le public pour lui demander le calme… Le medley de « Whole Lotta Love » fait la part belle aux standards d’Elvis.
Ma réf. :
Burning Ticket (Babyface - 2 CD)

8TH U. S. TOUR
Lors de cette excellente tournée, Led Zep remplit les stades dans l’indifférence la plus totale des media, ce que résume la fameuse formule “silently ravaging America”… Pour beaucoup, c’est une des meilleures périodes de leur carrière, avec comme points d’orgue les shows énormes du Nassau Coliseum (14 & 15/6/72), de Seattle (19/6) et du L.A. Forum (25/6).
Set list usuelle : Immigrant Song / Heartbreaker, Black Dog, Since I've Been Loving You, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, Tangerine, Bron-Yr-Aur Stomp, Dazed And Confused, What Is And What Should Never Be, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun',...), rappel : Rock and Roll.

June 6 Cobo Hall, Detroit, Michigan
On prétend que ce concert a été enregistré...

June 7 Forum, Montréal, Québec, Canada
Son bon, mais public un peu bavard. Performance très honorable. Page commence à jouer « Black Country Woman » avant « That’s the Way », mais est aussitôt arrêté par Plant qui indique « this is the next album… ». Une version intéressante de « Dazed and Confused ». La bande s’interrompt pendant « Whole Lotta Love » (au début du concert on entend distinctement un homme dire qu’il est venu là pour cette chanson uniquement, si c’est le bootlegger qui a dit ça, j’espère pour lui qu’il ne s’en est pas trop voulu de ne pas avoir prévu assez de bande…).
Une précision apportée par Laurent : « (…) Ceci dit, tu voudras probablement corrigé ta notice concernant le concert de Montréal: Le type qui parle et reclame WLL n'est pas le taper mais un copain americain du New Hampshire. Effectivement, c'est tout ce qui existe de cette source (qui s'arrête environ au tiers de WLL). La copie utilisé pour les bootlegs est d'assez haute génération et le son n'est pas très bon. Toutefois, il existe une deuxième source qui elle est absolument complète. Et je peux te dire que le medley de WLL est superbe et contient des trucs jamais ou très très peu entendu. Ceci dit le son est plutôt mauvais. Dans le genre de Lyon `73 si tu vois ce que je veux dire. L'ensemble du concert fait tout près de 150 minutes. »
C’est vrai, il y a notamment un couplet de « When the Levee Breaks » joué dans la section blues du medley…
Ma réf. :
Red Snapper Deluxe (Balboa - 2 CD)
Cassette d’origine inconnue

June 8 Boston Garden, Boston, Massachusetts

June 9 Coliseum, Charlotte, Caroline du Nord
Très bon son, mais les tapers sont un peu bavards... Ce concert est assez bizarre : il contient « Celebration Day » et des versions pleines de missing verses de « Stairway » et de « That’s the Way »… par contre il n’y a pas de medley dans « Whole Lotta Love » !… Le titre de ma réf. chez Image Quality est en fait celui d’une chanson interprétée brièvement au cours du set avant « Stairway »…
Ma réf. :
Knees Up Mother Brown (IQ – 2 CD)

June 10 Memorial Auditorium, Buffalo, New York

June 11 Civic Center, Baltimore, Maryland
Son très bon mais un peu distant. Performance : peut mieux faire… c’est surtout Percy qui n’est pas très en forme. Mais les choses s’arrangent nettement à partir de « Stairway »… Ce soir « Moby Dick » est réellement monstrueux… Bon concert au final, mais il y a eu largement meilleur dans la même tournée…
Ma réf. :
Baltimore 72 (Immigrant - 3 CD)

June 13 The Spectrum, Philadelphie, Pennsylvanie ?
Son mauvais. La description que je connais de cette bande correspond à ce qui m’a été donné comme étant Rochester (16/06), qui a raison ?…

June 14 Nassau County Coliseum, Uniondale, New York
Son moyen (franchement mauvais sur le début), ce qui est un handicap majeur pour les bootlegs de cet important concert (par moments on a l’impression que ça a été enregistré sous terre…) : la performance aurait mérité le soundboard. A la fin du show, l’enthousiasme de Plant et du reste du groupe est tangible. « Weekend » d’Eddie Cochran fut jouée parmi les rappels, ainsi que finalement “Bring It On Home” (rapée par le manque de bande...).
Ma réf. :
Sometime in New York City (IQ - 3 CD)

June 15 Nassau County Coliseum, Uniondale, New York
Son bon à très bon mais gâté par les paroles des tapers (très soucieux de l’état de leur stock de bande…). S’agirait-il par hasard de la même fine équipe qu’au Madison Square Garden 71 et 75 ?… Malgré l’économie faite en coupant le solo de Bonzo dans « Moby Dick », l’enregistrement d’environ 2 heures s’arrête dans le medley de « Whole Lotta Love ». Dommage. Le show en lui-même est très bon, et dura d’après la rumeur près de 4 heures au total...
Ma réf. :
Long Island Line (IQ - 2 CD)

June 16 Memorial Auditorium, Rochester, New York
L’enregistrement commence à « Heartbreaker » et est à ce moment-là absolument inaudible. Le son reste assez médiocre par la suite, mais ce que l’on peut entendre n’est pas indigne d’intérêt. Faux départ pour « Since I’ve Been Loving You » (apparemment un problème technique sur les claviers) et remplacement par « Bring It On Home » incluant le fameux « Lemon »… puis retour à « SIBLY »… Le set acoustique est (volontairement ?) amputé par le taper, et la bande s’arrête finalement dans les 20 premières secondes de « Moby Dick ».
Il s’agirait peut-être en fait du concert de Philadelphie (le 13/06).
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

June 17 Memorial Coliseum, Portland, Oregon
Mauvais son, ne s’éclaircit un peu que lors du set acoustique. Le début du concert manque (une cassette perdue ?…).
Ma réf. :
Live in Portland (2 CD)

June 18 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington
Une très bonne bande public existe, mais s’arrête malheureusement dans le premier tiers du concert. Plant salue les spectateurs venus spécialement en car de Vancouver, où le groupe n’a pas pu jouer cette année…
Ma réf. :
Trouble in Vancouver (CD)

June 19 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington :P
Un très long et très bon concert, malheureusement pas très bien enregistré ! La qualité sonore peut être qualifiée de bonne dans les meilleures parties, et il y a un certain nombre de coupes et d’erreurs de manipulation de la bande (sans parler d’un public un peu trop excité par moments…). Le groupe joue de manière irréprochable, et fait preuve d’une certaine audace en incluant au concert des titres alors inédits (« The Ocean » et même « Black Country Woman » !). « Dancing Days » fut jouée au cours du spectacle, puis une autre fois en guise de rappel final !… Le standard « Money » est aussi repris dans les rappels, entre « Thank You » (dont le solo se mue en medley de 10 minutes autour de « Louie Louie ») et « Over The Hills and Far Away ». Ce concert aurait bien récolté :P :P si la technique d’enregistrement était meilleure…
Set list : Immigrant Song (cut) / Heartbreaker, Black Dog, The Ocean, Since I've Been Loving You, Stairway to Heaven, Going to California, Black Country Woman, That's the Way, Tangerine, Bron-Yr-Aur Stomp, Dazed and Confused (cut, includes : The Crunge instrumental), What Is and What Should Never Be, Dancing Days, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes : Everybody Needs Somebody to Love, Boogie’Chillun, Let's Have A Party, Hello Mary Lou, Only the Lonely, Heartbreak Hotel, Going Down Slow, The Shape I’m in, cut), rappels : Rock And Roll, Organ solo (includes : Amazing Grace, Everyday People, Louie Louie, Let's Dance) / Thank You, How Many More Times (intro) / Money (cut), Over the Hills and Far Away (cut), Dancing Days.
Ma réf. :
3 CDR d’origine inconnue

June 21 Coliseum, Denver, Colorado

June 22 Swing Auditorium, San Bernardino, Californie
Bon à très bon enregistrement public, un peu loin de la scène, ce qui diminue les bruits de foule mais rend l’écoute difficile dans les passages calmes. Un double LP du label Screaming Oiseau exploita ce concert sous le titre « Berdu ». Le son est fluctuant au tout début mais se stabilise rapidement. Belle version de « Dazed and Confused », avec un étonnant call-and-response dans le solo d’archet, puis, en plus des instrumentaux traditionnels de cette période (« Walter’s Walk » et « The Crunge »), quelque chose qui est censé être « Route 66 ». Distorsion non négligeable dans certains passages du medley. En rappel, quelques accords bizarres précèdent « Rock and Roll ».
Un film est également connu (merci Arnal).
Ma réf. :
Born to Be Wild (Whole Lotta Live - 2 CD)

June 23 Sports Arena San Diego, California

June 25 The Forum, Inglewood, Californie :P :P SB
Très bon enregistrement public, avec une atmosphère très sympathique.
Une source SB professionnelle dont le contenu total est inconnu est utilisée dans le triple CD live officiel intitulé « How the West Was Won » (sorti le 27 mai 2003) (mélangée avec le concert suivant de Long Beach)…
Le groupe prend des risques avec plusieurs titres du futur « Houses of the Holy » presque jamais joués auparavant (« Over The Hills And Far Away », « The Ocean »…). Plant indique d’ailleurs que cet album devrait sortir bientôt (…), sans le numéro (5) mais plutôt avec un titre qui pourrait être « Burn that Candle ! » (et non «Burn like a Candle» comme l’a transcrit Luis Rey, d’où le titre de certains bootlegs de ce show). Plant narre la génèse du titre « Black Dog » au moment de présenter la chanson. Une version très dynamique de « Bron-Yr-Aur Stomp » qui s’achève en beauté par le célèbre cri « Strider ! ». L’inclusion des instrumentaux de « The Crunge » et « Walter’s Walk » rend la version de « Dazed and Confused » particulièrement intéressante. La série incroyable de rappels (avec un « Louie Louie » d’anthologie, et « Bring It On Home », pour une des rares fois de l’époque) classe à elle seule ce show parmi les grands moments de la carrière du groupe. Certains bootlegs de ce concert comportent aussi la chanson « Weekend » en dernier rappel mais il semble qu’il s’agisse d’une supercherie (la chanson est très mal enregistrée car soi-disant depuis l’extérieur, les bootleggers étant déjà sorti… en fait elle provient probablement de l’enregistrement du 14/6 au Nassau Coliseum). Ci-dessous la pochette du triple CD Cobla (copiant celle du vinyle simple paru chez Artemis vers 1985).
Set list : L.A. Drone / Immigrant Song / Heartbreaker, Over The Hills And Far Away, Black Dog, Since I've Been Loving You, Stairway To Heaven, Going To California, That's The Way, Tangerine, Bron-Yr-Aur Stomp, Dazed And Confused (includes : The Crunge, Walter's Walk instrumental), What Is And What Should Never Be, Dancing Days, Moby Dick, Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun', Let's Have A Party, Mary Lou, Heartbreak Hotel, Slow Down, Going Down Slow), rappels : Rock And Roll, The Ocean, Louie Louie / Everyday People / Thank You, Communication Breakdown, Bring It On Home.
Ma réf. :
LA Forum (Cobla - 3 CD)

June 27 Long Beach Arena, Long Beach, Californie SB
« How the West Was Won », le triple live officiel sorti le 27 mai 2003, utilise en grande partie une source SB inédite de ce concert (on connaissait tout de même déjà quelques fragments de soundboard, les seuls répandus en bootlegs de cette année-là !). Plusieurs sources existent dans le public, de qualité moyenne à très bonne. Il manque toujours la moitié de « Dazed » et des portions de « Moby Dick » dans les versions actuellement connues. Dommage car le show est encore une fois excellent. Jimmy joue la « bostella » pour accorder sa guitare avant « Since I’ve Been Loving You »… ou plus sérieusement on peut remarquer « Blueberry Hill » dans le medley de « Whole Lotta Love ».
Ma réf. :
Wild Beach Party (Led Note - 2 CD)

June 28 Sports Arena, San Diego, Californie

June 29 Tucson Community Center, Tucson, Arizona
Enregistrement public décrit comme bon à très bon, apparu en novembre 2003. D’après certains commentaires, ce show mériterait plus de faire partie de « How the West Was Won » que celui de Long Beach…

2ND JAPANESE TOUR
Set list : Rock And Roll, Black Dog, Over The Hills And Far Away, Misty Mountain Hop / Since I've Been Loving You, Dancing Days, Bron-Yr-Aur Stomp, The Song Remains The Same / The Rain Song, Dazed And Confused (includes : The Crunge instrumental), Stairway To Heaven, Whole Lotta Love (includes : Boogie Chillun', I Can't Quit You...), rappel : Heartbreaker / Immigrant Song, Communication Breakdown, The Ocean et / ou Mellotron solo / Thank You.
Oct. 2 Budokan, Tokyo, Japon
Très bon enregistrement public (en fait il y aurait jusqu’à 8 sources connues dont certaines encore hoardées ! plus de détails sur la section Undergroud Uprising de TBL). La performance, très calibrée, est décevante par son manque presque total d’improvisation. ”Rock and Roll” devient le show opener. Le groupe cherche encore ses marques dans les nouveaux titres d’« Houses of the Holy » (« The Song Remains The Same »…) et manque un peu de coordination (dans les enchaînement de « Dazed »…). A noter qu’à partir de cette tournée, Jonesy utilisera un Mellotron imitant la flûte comme sur la version studio pour « Stairway To Heaven », ainsi que les violons pour les besoins de la nouveauté « Rain Song »...
Ma réf. :
Dancing Days (Silver Shadow - 2 CD)

Oct. 3 Budokan, Tokyo, Japon
Très bon son (mais là encore plusieurs sources, dont l’une a été copiée pour eux seuls sur acétates par des fans japonais présents à ce concert !). Plant chante n’importe comment sur « Rock and Roll » mais par la suite le concert n’est pas mal du tout. Aujourd’hui « The Song Remains the Same » s’appelle « The Overture » et est très bien jouée. « Whole Lotta Love » est précédée d’une version a cappella de « Blue Suede Shoes », et les rappels sont « Immigrant Song » puis « The Ocean ».
Ma réf. :
Live in Tokyo (Amsterdam - 3 CD)

Oct. 4 Koseinenkin Kaikan, Osaka, Japon
Très bon son, et musicalement l’un des concerts les moins nuls de cette tournée…
Ma réf. :
Stand By Me (2 CD)
Live in Japan 1972 – Oct. 4 1972 (Last Stand Disc – 2 CD)

Oct. 5 Kokaido, Nagoya, Japon
Son bon ou moyen (selon les sources ; ma réf. est un assemblage sensé contenir la meilleure de toutes). Jonesy ouvre son solo de Mellotron préliminaire à « Thank You » par l’air traditionnel japonais « Sakura ».
Ma réf. :
Rock and Roll Springtime (IQ - 2 CD)

Oct. 8 Koseinenkin Kaikan, Osaka, Japon

Oct. 9 Koseinenkin Kaikan, Osaka, Japon
Son très bon (mais la bande s’accélère sur certains passages), la source du vinyle « My Brain Hurts » est peut-être une autre bande. Le concert en lui-même n’est pas trop mauvais, quoique Page joue plutôt mal par moments. Les bonnes surprises du jour : un couplet de « Down by the River » de Neil Young dans « Dazed », une chansonnette débile en japonais avant « Stairway », le standard de Ben E. King « Stand By Me » joué en rappel… et John « Samurai » Bonham exécute même un « Moby Dick » pour la seule fois de la tournée…
Ma réf. :
Stand By Me (2 CD)
Live in Japan 1972 – Oct. 9 1972 (Last Stand Disc – 2 CD)

Oct. 10 Kaitan, Kyoto, Japon
Son bon. Show d’humeur caractérielle. Le public met du temps à répondre à Plant dans « Black Dog », où le solo est moyen. « The Song Remains The Same » est introduite sous le titre « The Campaign », et est interprétée de manière effroyable. Quant à « The Rain Song » qui suit, elle est pleine de fausses notes. « Over the Hills » avait été oubliée vers le début du concert, et est jouée vers la fin (ils auraient autant pu s’abstenir…).
Ma réf. :
The Last Night in Japan (TDOLZ - 2 CD)

European interlude
Nov. 27 Casino de Montreux, Suisse
Nov. 28 Casino de Montreux, Suisse

8TH U. K. TOUR
Nov. 30 City Hall, Newcastle, Royaume-Uni
Son bon / très bon. Bon show, certainement meilleur que la tournée japonaise précédente (enfin, c’est mon avis). Plant annonce la sortie du nouvel album pour janvier sous le titre « Led Zeppelin 4 » ! Aussi, il présente « Black Dog » comme « My Brain Hurts » (cette phrase vient d’un sketch des Monty Python), puis répète la même blague au moment de « Misty Mountain Hop ». A noter aussi que « Dazed and Confused » ne contient pas encore les paroles de « San Francisco » mais déjà le passage correspondant sous forme d’impro instrumentale.
Ma réf. :
Newcastle Symphony (IQ - 2 CD)

Dec. 1 City Hall, Newcastle, Royaume-Uni
Son médiocre.

Dec. 3 Green's Playhouse, Glasgow, Ecosse, Royaume-Uni

Dec. 4 Green's Playhouse, Glasgow, Ecosse, Royaume-Uni
Son moyen. Très bon show (Page joue à des vitesses défiant l’entendement !) et bonne ambiance... Le medley de « Whole Lotta Love » contient « Stuck on You » (d’où le titre du bootleg chez TDOLZ).
Ma réf. :
Stuck On You (TDOLZ - 2 CD)

Dec. 7 Hard Rock, Manchester, Royaume-Uni

Dec. 8 Hard Rock, Manchester, Royaume-Uni
Son globalement plutôt bon (mélange de sources du public). Bonne interprétation (à quelques bizarreries dans le jeu de Page près…). Robert est très présent derrière son micro ce soir… Entre autres, il tente de mettre des paroles sur le pont dans « Dazed » (là où viendra par la suite « San Francisco »). Rareté du jour dans le medley : « It’s your Thing ». « Communication Breakdown » en rappel final derrière « Immigrant Song ».
Ma réf. :
Hardrock ! (Sanctuary - 2 CD)

Dec. 11 Capitol Club, Cardiff, Pays de Galles, Royaume-Uni

Dec. 12 Capitol Club, Cardiff, Pays de Galles, Royaume-Uni
Enregistrement incomplet avec un son mauvais.

Dec. 16 Odeon, Birmingham, , Royaume-Uni
Bon enregistrement (manquent les rappels) tout juste découvert dans le bootleg « Sweet Brummy Roll » (Empress Valley, septembre 2003)…

Dec. 17 Odeon, Birmingham, Royaume-Uni
Concert révélé le CD Tarantura « Four Cards »… L’interprétation n’est pas phénoménale, mais il y a des moments sympas (quand Bonzo chante « Bron-Y-Aur Stomp »…). La bande ne commence malheureusement qu’à « Misty Mountain Hop » et s’arrête dans « Dazed » (contenant pour la première fois les paroles de « San Francisco »). Son très bon.
Ma réf. :
Four Cards (CD - Tarantura)

Dec. 20 Dome, Brighton, Royaume-Uni
Très bon enregistrement fragmentaire tout juste découvert et utilisé comme filler dans le bootleg « Sweet Brummy Roll » (Empress Valley, septembre 2003)…

Dec. 22 Alexandra Palace, Londres, Royaume-Uni :P
Concert classiquement connu sous le surnom de « Riot show ». Bon / très bon son, performance très correcte. La fin du concert est très bonne (c’est d’ailleurs tout ce qui figurait sur le LP original du label Jump, pressé sur vinyle couleur à partir de la meilleure des deux sources, que l’on retrouve aussi sur le CD CHAD)… contrairement à ce qui a été prétendu parfois, il n’existe pas de soundboard pour ce show.
Set list : Rock And Roll / Over The Hills And Far Away, Black Dog, Misty Mountain Hop / Since I've Been Loving You, Dancing Days, Bron-Yr-Aur Stomp, The Song Remains The Same / The Rain Song, Dazed And Confused (includes: San Francisco), Stairway To Heaven, Whole Lotta Love (includes: Everybody Needs Somebody To Love, Boogie Chillun’, Let's Have A Party, Heartbreak Hotel, I Can't Quit You Baby, Immigrant Song / Heartbreaker, Mellotron solo / Thank You.
Ma réf. :
Riot House (CD - CHAD)
Flawless Performance (IQ – 3 CD)

Dec. 23 Alexandra Palace, Londres, Royaume-Uni :P
Le deuxième Riot show. Même set list que la veille (seulement « Heartbreaker » en rappel). Son bon / très bon. Plant affirme que ce show sera mieux que la veille et je crois qu’il n’a pas tort. Bonzo est présenté comme étant « Father Xmas », puis plus tard il est dit qu’il a arrêté de faire « Moby Dick » et qu’il travaille à l’élaboration d’un morceau intitulé « The Titanic ». Musicalement aussi quelques détails originaux, le tout soutenu par un public vif (même un peu trop vif par moments… notamment Plant doit remettre un peu d’ordre avant que « Stairway » puisse commencer).
Ma réf. :
The Titanic (IQ - 3 CD)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Memorial Drive, Adelaide, Australie 19/02/72
:P Kooyong Tennis Courts, Melbourne, Australie 20/02/72
:P Auckland, Nouvelle-Zélande 24/02/72
:P Showground, Sydney, Australie 27/02/72
:P « Bombay Sessions » Avril 72
:P Seattle Center Coliseum, Seattle 19/06/72
:P :P LA Forum 25/06/72
:P Alexandra Palace, Londres 22 & 23/12/72 (« Riot Show »)

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Le Super Blog Progressif de Mr Prog

Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1973
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:50 
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1973
8TH U. K. TOUR (Suite)
Jan. 2 City Hall, Sheffield, Royaume-Uni
Son moyen.

Jan. 7 New Theatre, Oxford, Royaume-Uni SB
Excellent soundboard s’interrompant au début de « Whole Lotta Love ». Le concert en lui-même est assez bon, même si Plant est encore diminué à cause du coup de froid qu’il avait attrapé sous la pluie 5 jours avant (cf. le site de Pat)… Le concert a manifestement commencé en retard suite à un problème de train (sabotage en protestation contre l’entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun, d’après Plant qui dédit « Black Dog » au type qui a fait ça !). Aussi à un moment Plant dit « I used to be Jethro Tull », je ne vois pas trop où il veut en venir…
Ma réf. :
Oxford 1973 (TDOLZ - 2 CD)

Jan. 14 The Empire, Liverpool, Royaume-Uni SB
Un très bon soundboard.
Ma réf. :
Trouble at the Front (Tropo 411 C/D)

Jan. 15 Trentham Gardens, Stoke, Royaume-Uni SB
Excellent soundboard.

Jan. 16 King's Hall, Aberystwyth, Royaume-Uni
Une partie de ce show serait apparue sur un bootleg japonais (« Strange Affinity » reprenant également la bande de Birmingham 72)…

Jan. 18 St George's Hall, Bradford, Royaume-Uni SB
Un soundboard de parties du show (« Dazed », « Whole Lotta Love »…), et un enregistrement public médiocre existent…
Ma réf. :
Heart Attack (CD Toasted Condor)

Jan. 21 Gaumont Theatre, Southampton, Royaume-Uni SB
On ne dispose pas du concert lui-même, mais on a par contre le soundcheck (environ 5 minutes, qui contient « Frankfurt Special - Station Blues », et diverses élucubrations de Percy et Bonzo…) (voir la page Studio).
Ma réf. :
Studio Sessions 11 CD box set (Antrabata)

Jan. 25 Music Hall, Aberdeen, Ecosse, Royaume-Uni
Enregistrement public bon (mais devenant franchement mauvais au cours de « Whole Lotta Love »), apparu grâce à TDOLZ sous le titre « A15 » (donné comme étant Rotterdam du 11 mars 73). Plant ne parait pas à son meilleur niveau, son chant semble mélancolique et il commet quelques erreurs. « What is and What Should Never Be » est jouée en rappel supplémentaire (supercherie des bootleggers ???)...
Ma réf. :
A 15 (TDOLZ - 3 CD)

Jan. 27 Caird Hall, Dundee, Ecosse, Royaume-Uni SB
Il existe une première moitié en enregistrement public moyen, et une deuxième en soundboard (dont seuls quelques morceaux de la fin figurait sur ma réf., double LP contenant aussi l’enregistrement du 14 à Liverpool et des chutes de « Death Wish 2 », et dont le titre se rapporte à ce que dit Plant, concernant des problèmes ayant eu lieu la dernière fois à Dundee et qu’il ne veut pas voir reproduits ce soir).
Ma réf. :
Trouble at the Front (Tropo 411 D)

Jan. 28 King's Theatre, Edinbourgh, Ecosse, Royaume-Uni

Jan. 30 Guild Hall, Preston, Royaume-Uni
Le dernier concert de la tournée anglaise circule en bootleg (« Plant’s Influenza » chez Empress Valley) depuis fin 2003, le son est très bon, mais il est réputé que la source est (volontairement ?) amputée de certains morceaux à la fin…

3RD EUROPEAN TOUR
Sans aucun doute l’une des meilleures périodes de la carrière de Led Zeppelin, avec en particulier les versions les plus ahurissantes qui soient de « Dazed and Confused »…
Set list usuelle : Rock And Roll / Over The Hills And Far Away, Black Dog, Misty Mountain Hop/Since I've Been Loving You, Dancing Days, Bron-Yr-Aur Stomp, The Song Remains The Same/The Rain Song, Dazed And Confused (includes: San Francisco), Stairway To Heaven, Whole Lotta Love (includes: Everybody Needs Somebody To Love, Boogie Chillun', Baby I Don't Care, Let's Have A Party, I Can't Quit You Babe, The Lemon Song...), rappel : Heartbreaker.

March 2 K. B. Hallen, Copenhague, Danemark

March 4 Goteborg, Suède

March 6 Tennishallen, Stockholm, Suède
Son moyen. Ce concert préfigure bien ce que sera le reste de la tournée, mais n’est pas indispensable en soi.
Ma réf. :
(I can’t get no) Satisfaction (TDOLZ – 3 CD)

March 7 Tennishallen, Stockholm, Suède

March 10 Oslo, Norvège

March 11 Rotterdam, Pays-Bas ?
Le bootleg « A15 » (de TDOLZ) qui prétend être de cette date serait en fait enregistré à Aberdeen le 25 janvier précédent (?).

March 12 Bruxelles, Belgique

March 13 Festhalle, Francfort, Allemagne

March 14 Messehalle, Nuremberg, Allemagne
Enregistrements public mauvais, ou bon à très bon, selon les sources… Le concert est très bon, mais n’a rien de très impressionnant par rapport aux dates suivantes… Quelques mesures de « Ramble On » sont jouées avant « Stairway To Heaven », et la « Bostella » avant « Whole Lotta Love ».
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

March 16 Stadthalle, Vienne, Autriche :P :P SB
Plusieurs bandes (bonne à excellente) du public sont connues, ainsi qu’un soundboard partiel. C’est à juste titre un des concerts les plus réputés de Led Zeppelin, exploité notamment sous le titre « Lead Poisoning » (et oui, quand on y a goûté c’est fini, on est foutu !!! :P ). Jeu très vif de tous les membres du groupe, surtout Page et Bonham (Jones est soit-disant souffrant de l’estomac et a la colique, mais assure quand même bien), d’où des versions particulièrement bonnes (les meilleures de leur carrière, disent même certains) de « Dazed and Confused » et « Heartbreaker » (cette dernière a ici une intro étonnante, mais ne figure que dans le soundboard). Pour ce qui est des « plantations » du jour, outre la demande d’une petite pensée du public pour l’estomac de Jonesy, Robert flatte les viennois (et plus spécialement leurs groupies !), évoque Big Brother à propos de « Misty Mountain Hop », puis annonce « Dancing Days » en parlant de l’amour des « (not too) little schoolgirls » et en faisant allusion sur ce point à Jerry Lee Lewis…
Ma réf. :
Stairway to Heaven vol. 4 (CD Banana - SB)
2 CDR (origine inconnue)

March 17 Olympiahalle, Munich, Allemagne
Son bon. Une nouvelle version avec un son meilleur a fait son apparition il y a quelques temps (« Sturm und Drang » sur le label Cobra / Led Note, avec une pochette reproduisant des images de propagande des jeunesses hitlériennes, tout le monde s’interroge sur ce qui a bien pu passer par la tête des gens de chez Cobra…). Très bonne interprétation, mais pas la meilleure de la période. A noter dans les points positifs, un très court passage franchement jazzy avant le call and response de « Dazed and Confused ». Par contre, le medley de « Whole Lotta Love » manque un tout petit peu de coordination (notamment quand Plant commence à chanter « Baby I don’t Care » et doit s’arrêter pour laisser Page finir le solo qu’il était en train de faire…).
Ma réf. :
Sturm und Drang (Led Note – 2 CD)

March 19 Deutschlandhalle, Berlin, Allemagne SB
Un soundboard couvre la toute fin du concert, par ailleurs tout le concert a été enregistré par le public avec un son très bon. Prestation une fois encore excellente…
Ma réf. :
Majestic Holies (Immigrant – 2 CD)

March 21 Musikhalle, Hamburg, Allemagne SB
Comme c’est souvent le cas avec les concerts de cette tournée, la deuxième moitié du show est contenue dans un soundboard. Celui-ci est d’ailleurs parfois exploité faussement comme étant le show de Paris (01/04). Un enregistrement public moyen existe également. Une version amusante de « Black Dog » (Plant semble avoir du mal à se faire suivre par le public dans les « ha ha… »). « The Ocean » fut le rappel.
Ma réf. :
1st April – a Paris affair (CD Oh Boy ! - SB)
Suspended Animation (IQ – 2 CD)

March 22 Grugahalle, Essen, Allemagne :P :P SB
Un autre chef-d’oeuvre zeppelinien, connu par un enregistrement public incomplet de très bonne qualité et surtout un soundboard partiel. Probablement le meilleur concert de la tournée, après Vienne. Manquent malheureusement sur les deux sources les plus anciennement répandues des parties de « Stairway » et de « Whole Lotta Love », et le rappel. Une nouvelle source enregistrée depuis le public par un certain Enno Jannsen, va jusqu’au bout du concert (rappel : « Heartbreaker »), et a été mise en circulation en avril 2004. Encore un exemple du niveau époustouflant que pouvait atteindre le groupe, et surtout Page et Bonham, sur scène. Un bootleg qui porte bien son nom : « Essential Led » !… Le concert ne commence pas si bien que ça en fait, car après « Over the Hills » (et à plusieurs autres reprises au cours du concert), Plant bavarde avec le public, le temps que Ray Thomas répare la guitare qui est (je cite) « fucked up »… Plus tard pour présenter « Dancing Days », Plant parle d’attirance pour les très jeunes filles de 14-15 ans… puis affirme préférer la compagnie de son chien avant « Bron-Y-Aur Stomp » (chanson dans laquelle il insiste également pour faire chanter Bonham, et où Page ajoute, comme souvent pour cette tournée, quelques mesures de « That’s the Way »). Mais bien sûr le clou du spectacle est une version invraisemblable de « Dazed and Confused »… et le « Whole Lotta Love » extrêmement nerveux vaut également le détour…
Ma réf. :
Essential Led (CD Flying Disc - SB)
ESSENce of LED (2 CDR)

March 23 Cologne, Allemagne

March 24 Orthenau halle, Offenbach, Allemagne
Enregistrement public du concert complet, disponible notamment sous le titre « Custard Pie » (3 LP RSR/International – pochette reproduite par la version 2 CD Cobla). Le son est excellent (si l’on néglige les fluctuations de volumes entre les canaux stéréo). Il n’y a pas « Dancing Days », et globalement ce n’est pas le meilleur show de la tournée, mais cela demeure tout de même excellent au point de vue de l’interprétation…
Ma réf. :
Custard Pie (RSR 3224 A/F)
Custard Pie (Cobla - 2 CD)

Le seul passage du Zep en France (à part les promos et l’Olympia 69) fut assez chaotique. En effet, plusieurs dates furent annulées (Lille, Marseille) après que les promoteurs français se soient tirés avec la caisse (!).
March 26 Palais des Sports, Lyon, France
Le show fut paraît-il très agité et émaillé de problèmes techniques. Une bande incomplète (ne contenant que des fragments de « Dazed », des parties blues du medley, et « Heartbreaker ») au son très mauvais existe…
Ma réf. :
Cassette d’origine inconnue

March 27 Nancy, France
Un enregistrement public bon à très bon est tombé entre les mains des bootleggers du label Empress Valley, et se retrouve donc en janvier 2003 sur le bootleg 4-CDs « Heavy Machinery / The Dirty Trick » avec Salt Lake City 73…

April 1 Palais des Sports, St Ouen (Paris), France
Tous les collectionneurs français doivent se désoler du son mauvais (au mieux, moyen par moments) de l’enregistrement public de ce concert… Le soundboard « 1st April – a Paris affair » (Oh Boy !) est en fait le concert d’Hamburg (21/03). Le vrai show français est dans le double CD « Vive La France » (TDOLZ) (avec un « Moby Dick » rajouté de je ne sais où ?!? car ce titre n’était pas joué dans cette tournée, et d’ailleurs la qualité sonore de ce passage est différente)... Pour peu que l’on puisse entendre, c’est un bon concert (bonnes versions notamment de « Dancing Days », « The Rain Song », « Dazed and Confused »)… ça n’empêche pas qu’il y ait un con qui crie « on s’emmerde ! » à la fin de « The Song Remains »…
Ma réf. :
Vive la France (TDOLZ – 2 CD)

April 2 Palais des Sports, St Ouen (Paris), France :P
Pas mieux que la veille au niveau du son pour la source la plus anciennement connue (« Au revoir Paris » chez Loki). Une source du public très bonne (mais un peu moins complète, s’arrête pendant le medley, avec un peu de distortion et des bruits bizarres par moments) est apparue chez les japonais d’Empress Valley fin 2001 (bootleg : « Vive le Zeppelin »). Je lui ai mis :P pour cette version, et ce n’est pas par chauvinisme :P... Le taper de cette nouvelle source (ou quelqu’un près de lui) chante comme un débile les « haha » de « Black Dog », et on entend souvent crier « assis !!! » depuis le fond de la salle... cependant le show est encore une fois excellent, mais sent un peu la fatigue de fin de tournée. Plant prononce quelques mots en français (« J’ai très fatigué maintenant » avant d’attaquer « Whole Lotta Love ») mais s’exprime majoritairement en anglais, par exemple pour présenter « Stairway » : « This is a beautiful song… »... Pour la petite histoire, cette date marque l’entrée en fonctions de Danny Goldberg, l’attachée de presse qui s’emploiera à redorer le blason du groupe pour lui assurer une meilleure couverture médiatique. Ce concert fut la dernière prestation française de Led Zeppelin (leur passage prévu au cours de la tournée 1980 n’eut pas lieu). Ce fut aussi la dernière fois que le traditionnel medley fut joué complet à l’intérieur de « Whole Lotta Love » (avec entre autres un « Everybody needs somebody to love » à ridiculiser la version Blues Brothers, et le « Going Down » de Don Nix emprunté au répertoire du Jeff Beck Group…). La tournée US qui commença le mois suivant fut la première des grandes tournées à effets spéciaux, avec un staff technique avoisinant la centaine de personnes, et le fameux avion affrété spécialement pour le confort du groupe. La set list fut à partir de là beaucoup plus figée d’un concert à l’autre, les improvisations étant majoritairement canalisées à l’intérieur des trois grands morceaux perso : « Dazed and Confused », « Moby Dick » et « No Quarter ».
Ma réf. :
Vive le Zeppelin (Empress Valley - 2 CD)

9TH U. S. TOUR (Tournée "Houses of the Holy")
Set list usuelle : Rock And Roll / Celebration Day/instrumental segue : Bring It On Home / Black Dog, Over The Hills And Far Away, Misty Mountain Hop / Since I've Been Loving You, No Quarter, The Song Remains The Same / The Rain Song, Dazed And Confused (includes: San Francisco), Stairway To Heaven, Moby Dick, Heartbreaker / Whole Lotta Love (includes: Boogie Chillun'), rappels : The Ocean et/ou Communication Breakdown.

May 4 Braves Stadium, Atlanta, Georgie
Un écran de cinéma fut utilisé pour la retransmission simultanée de ce show. La technique, dont Zeppelin fait figure de pionnier (déjà expérimentée au festival de Bath 70), sera à nouveau utilisée à Earl’s Court en 75 et Knebworth en 79.

May 5 Tampa Stadium, Tampa, Floride :P
Deux enregistrements public bon à très bon existent. Ce show est historique dans la mesure où il marque le premier record du nombre de spectateurs payants de Led Zep (56800 personnes). Le record précédent était l’œuvre des Beatles au Shea Stadium de New York en 1965. Cependant, le concert (deuxième joué, et premier connu de la tournée US 73) ne brille pas vraiment par sa qualité d’exécution. Les improvisations sont relativement moins développées que dans la suite de la tournée. Ceci est particulièrement le cas pour « No Quarter » (la chanson avait été créée sur scène la veille). Le public est bavard. Il y a quand même de bon moments, en particulier le regroupement en un morceau unique de « Moby Dick », « Heartbreaker » et « Whole Lotta Love », avec une allusion de Plant au record battu pendant le « Boogie ». On rapporte que le concert s’acheva avec un lâcher de colombes.
Ma réf. :
56800 in the Ocean (Silver Rarities – 2 CD)

May 7 Civic Center Arena, Jacksonville, Florida

May 10 Memorial Coliseum, Tuscaloosa, Alabama

May 11 Kiel Auditorium, St Louis, Missouri

May 13 The Auditorium, Mobile, Alabama :P SB
Excellent soundboard (il manque la fin du show). D’après ce que dit Plant, le groupe sort à peine du lit, donc c’était un show diurne. C’est une date très réputée (à juste titre) de la tournée US 73. La qualité sonore est la meilleure possible, et l’interprétation est tout bonnement irréprochable. Disons simplement que ça aurait été mieux que ce soit ça qui serve pour « The Song Remains The Same » plutôt que la fin de la tournée…
Ma réf. :
Mobile Dick (2 CD - Oh Boy !)

May 14 Municipal Auditorium, Nouvelle-Orléans, Louisiane SB
Soundboard pratiquement complet. Le show en lui-même est plutôt mauvais, surtout quand on repense à celui de la veille. Un solo bizarre dans « Over the Hills » laissait espérer une bonne performance, mais Plant massacre « Misty Mountain Hop », puis Page massacre « Since I’ve »… peut-être sont-ils perturbés par les problèmes dans le public avec la police, mentionnés par Plant avant « Misty » (ou par l’état d’ébriété du technicien des lumières, mentionné par Robert en second point…). On pense assister à un rattrapage dans « Dazed » (qui contient les riffs de « Crossroads » et « Cat’s Squirrel » dans les impros avant « San Francisco ») mais le morceau tourne au gros n’importe quoi sur la fin. Le solo de « Stairway » n’est pas fameux non plus… et les plaisanteries de Plant (Bonzo surnommé « the drag queen of New Orleans »…) ou ses cris délirants à la fin de « Whole Lotta Love » ne permettent pas de repêcher ce show...
Ma réf. :
New Orleans 1973 (TDOLZ – 3 CD)

May 16 Sam Houston Arena, Houston, Texas SB
Enregistrement public moyen. Un morceau de soundboard d’environ 1 heure a été découvert récemment par Celebration pour leur bootleg « Two days in May » (avec le SB du 25 à Denver) et de même sous le titre « Going Down » par Watch Tower (version très mal masterisée, avec un bruit de fond métallique et des défauts digitaux)... Le SB commence à « Stairway », Plant mentionne avant « Moby Dick » « Mick Hinton, the greatest road manager that ever got the West »… « Whole Lotta Love » dans une version bizarre qui inclue « Going Down » dans le « Boogie »… « Thank you very much Houston… and people… and goodnight »… 5 minutes à attendre avant le rappel (« Communication Breakdown », dont la fin brutale provient peut-être d’un endommagement de la bande)…
Ma réf. :
Going Down (Watch Tower - 2 CD)

May 18 Memorial Auditorium, Dallas, Texas SB
Encore un très bon soundboard amputé de la fin… Plant s’excuse après le show opener pour le retard, expliquant que Jonesy s’est fracturé deux côtes (?). Performance moyenne, Page alternant traits de génie et nullité absolue… (non j’exagère un peu, mais ce concert me fait un peu le même effet que la tournée 80…).
Ma réf. :
Fractured Ribs (CD Toasted Condor) & Heart Attack (CD Toasted Condor)

May 19 Convention Center, Fort Worth, Texas SB
Et encore un soundboard où il manque toute la fin du show… Page joue très bizarrement, difficile parfois de dire ce qui relève de l’expérimentation ou de la défaillance… Le show est tout de même largement meilleur que celui de la veille, mais pas encore à la hauteur des spectacles californiens qui s’annoncent... Une version assez joyeuse de « Dazed and Confused » est dédiée par Plant à « the Butterqueen », sûrement une groupie du coin dont je préfère ne pas chercher à deviner ce qu’elle a fait pour hériter de ce surnom…
Ma réf. :
Tympani for the Butterqueen (Midas Touch – 2 CD)

May 22 Hemisphere Arena, San Antonio, Texas

May 23 University of New Mexico, Albuquerque, Nouveau Mexique

May 25 Coliseum, Denver, Colorado SB
La fin du concert a été découverte récemment par Celebration (“Two days in May”) sous la forme d’un soundboard de 26 minutes et demie. Plant annonce “John Bonham - Moby Dick” mais on entend “Heartbreaker” commencer tout de suite. Il y a ensuite une version de “Whole Lotta Love” bonne mais commune, Plant dit “Denver Colorado, thank you and goodnight”, après environ 3 minutes d’attente on a le droit à “Communication Breakdown” en rappel et Plant de conclure : “Thank you very much, and without oxygen we gotta get to bed, goodnight”...
Ma réf. :
Going Down (Watch Tower - 2 CD)

May 26 Salt Palace, Salt Lake City, Utah SB
Soundboard incomplet mais au son parfait (le meilleur de 1973 disent certains) très récemment apparu chez les bootleggers japonais de Watch Tower... le show est parait-il assez bon. Une source du public a également fait son apparition sur le 4-CD set « Heavy Machinery / The Dirty Trick » (cf. Nancy 27/03/73)…

May 28 Sports Arena, San Diego, Californie SB
Soundboard très récemment découvert et exploité par les labels japonais Watch Tower et Empress Valley... Le show est très bon. Version inhabituelle de “No Quarter”. Malheureusement il n’y a que quelques secondes enregistrées de la fin de “Dazed and Confused”. Apparemment il y a un problème de guitare qui oblige à renvoyer “Stairway” derrière “Moby Dick” (Bonzo est alors présenté par Plant comme quelque chose qu’on ne verra jamais en Chine, en Russie et en Corée, et comme “full of shit and full of speed”... puis nous casse ensuite les oreilles pendant une vingtaine de minutes...). “Whole Lotta Love” contient le riff de “The Crunge”, ainsi que “Honey Bee” et “Going Down” avant le “Boogie”.
Ma réf. :
Three Days Before (Empress Valley - 2 CD)

May 31 The Forum, Inglewood, Californie :P SB
Jusqu’à une époque récente, ce concert était connu seulement grâce à des enregistrements du public bons à très bons. Un soundboard d’une moitié environ du concert est maintenant connu. Le show est resté dans les annales car c’était l’anniversaire de John Bonham (d’où le titre «Bonzo’s Birthday Party» prononcé par Plant… et devenu un grand classique du label TMoQ, ci-dessus le dessin original de William Stout). Jimmy fit l’effort de jouer avec un doigt cassé (un concert prévu la veille avait été annulé pour cette raison). L’interprétation est bonne sans plus, mais l’ambiance est sympathique. ” Happy Birthday to you, Happy Birthday to you, Bonzo…”. La vraie « party » qui suivit le concert est elle aussi restée dans la légende du rock. Tandis que Plant déclarait du haut d’un palmier « I am a golden god », Bonzo balançait ses invités (dont George Harrison) dans la piscine de l’hôtel… Après quoi il dut baratiner un policier pour éviter une amende pour excès de vitesse au volant de son cadeau…
Ma réf. :
Bonzo’s Birthday Presents (CD Celebration Difinitive Masters) (SB)
Bonzo’s Birthday Party (TMQ 72007)
Bonzo’s Birthday Party (Cobla – 3 CD)

June 2 Kezar Stadium, San Francisco, Californie :P :P SB
Un grand moment de la carrière de Led Zeppelin, avec un son très bon à excellent, paru à l’origine sur « Persistence », double LP dont la pochette parodie celle de « Presence » (sur le label Roon Dog, filiale de RSR / International). Dans la version CD la plus récente (« Imperial Kezar ») une source soundboard inédite mais incomplète est aussi utilisée. Il existerait également quelques passages filmés. Bizarrement, ce fut un show diurne, ce qui ne manque pas de susciter les commentaires amusés de Plant (c’est d’ailleurs ainsi qu’il meuble en attendant que les problèmes techniques qui empêchent le show de commencer soient résolus…). L’interaction avec le public californien est très chaleureuse, et Jimmy joue redoutablement bien (surtout si l’on tient compte du fait qu’il n’est pas encore totalement remis de sa fracture). Robert règle ses comptes avec la presse musicale en lui dédiant ironiquement « The Song Remains the Same ». Grosse friture d’ampli à la fin de « The Rain Song ». « Dazed and Confused » est pratiquement à la hauteur des versions de la tournée européenne. « Stairway » est dédiée à Roy Harper. Il ne reste que des morceaux du « Moby Dick » qui, d’après les témoignages, fut peut-être le plus brillant jamais exécuté par John Bonham… Pour finir, Robert Plant rend honneur à Bill Graham, organisateur du concert, avant que « The Ocean » commence par le décompte un rien parodique de Bonzo… Comme à Tampa, les colombes furent de la fête (cf photo ci-dessous).
Ma réf. :
Persistence (Roon Dog R 100 A/D)
Kezar (FBO Tree – 3 CDR)

June 3 The Forum, Inglewood, Californie :P
“Three days after”… (…“Bonzo’s Birthday Party”). Ce concert eut lieu en remplacement de celui prévu le 30/5. Robert se rapporte d’ailleurs à la mésaventure de Jimmy entre « Dazed » et « Stairway », notant à juste titre qu’il joue très bien malgré son handicap. Très bon / excellent enregistrement public, à un détail près : une défaillance grave du matériel d’enregistrement entraîne une vitesse de lecture excessivement élevée sur certains passages, notamment depuis le début de « No Quarter » jusqu’à « The Rain Song » incluse. Selon le degré de malhonnêteté des bootleggers, cette bande est donc exploitée entière (sur 3 CDs) ou sans les passages accélérés (sur 2 CDs)... Sans ce défaut, ce concert mériterait vraiment d’être retenu comme un des tout meilleurs de l’année 73, d’autant plus que c’est l’une des rares dates de cette tournée à contenir un medley élaboré dans « Whole Lotta Love » (« Going Down » de Don Nix, « I’m A Man », « The Hunter », « Boogie Chillun’ »), plus en rappel final le solo d’orgue / « Thank you ».
Ma réf. :
Three Days After (Silver Rarities – 2 CD)

July 6 Chicago Auditorium, Chicago, Illinois SB
Retour à la scène après un mois de relâche, « This is the first concert of the second part of the US tour » annonce Plant après s’être plaint du P.A… Excellent son du soundboard, mais show moyen. Plant n’est pas en forme et se désole d’avoir affaire à un public particulièrement indiscipliné et bagarreur.
Les experts pensent que c’est à ce concert qu’est associé un soundcheck très connu, attribué à Minneapolis 75 lors de ses premières parutions, où le groupe se laisse aller sur « The Rover », « The Wanton Song » et de nombreux standards (« Shakin’All Over »…) (voir page Studio).
Ma réf. :
Second City Showdown (Midas Touch – 3 CD)

July 7 Chicago Auditorium, Chicago, Illinois

July 8 Indianapolis, Indiana

July 9 Civic Center, St Paul, Minnesota
Son bon. A part au tout début, Plant est en forme. Ce sont d’ailleurs ses cris qui animent ce concert et le sauvent de la médiocrité… Bonzo est très présent à défaut d’être précis. Mais surtout, Page n’est pas dans un grand jour. Pourtant il essaie de sauver la face (et y parvient presque) en recourant à quelques accords rares dans ses impros.
Ma réf. :
Complete Performance in Minnesota (TDOLZ - 3 CD)

July 10 Arena, Milwaukee, Wisconsin
Son bon. Plant rappelle au public que leur dernier passage dans le coin remonte à 69 lors d’un festival où il a plu toute la journée… Concert inégal (surtout du côté de Page). La bande s’arrête après « Moby Dick »…
Ma réf. :
One More For The Road (Red Hot – 2 CD)

July 12 Cobo Hall, Detroit, Michigan :P :P
Un très bon enregistrement public pour un très bon concert de 1973. Au niveau de la performance, c’est peut-être le seul de la tournée à pouvoir rivaliser sérieusement avec le Kezar et Seattle. Notamment une très belle version de « Dazed », et de temps à autres quelques bons cris de Robert… Dommage que le taper ait introduit quelques défauts dans sa bande (quelques petites coupes involontaires, d’autres très importantes et volontaires dans « Moby Dick »… avec une mention spéciale pour le con qui fait des « Ouh ouh » et des « Lalala » pour saboter « The Ocean »…).
Ma réf. :
Motor City Daze (3 CD)

July 13 Cobo Hall, Detroit, Michigan SB
Jusqu’à une époque récente, seuls quelques fragments de soundboard de la fin du show étaient connus… désormais une version beaucoup plus longue (mais toujours très incomplète) a été éditée par les gens du label Celebration (ayant déjà comme exploit à leur actif la découverte d’une partie du soundboard du 31 mai dans « Bonzo’s Birthday Presents »…). Plant cire grassement les pompes de Bonzo en prologue à un « Moby Dick » de presque 28 minutes… Le rappel fut ce soir-là « Dancing Days » (malheureusement amputé), pour la seule fois avérée de la tournée...
Ma réf. :
The Song of Detroit (2 CD Celebration Difinitive Masters)
V ½ + (Last Stand Disc – 3 CD)

July 15 Buffalo Auditorium, Buffalo, New York SB
Soundboard (un de plus !). Un enregistrement public moyen existe aussi.

July 17 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington :P :P SB
Un soudboard (incomplet) de ce grand concert existe. Mais les versions LP qui circulaient naguère (notamment sous le titre « V ½ ») étaient faites à partir d’un enregistrement public de qualité excellente, bizarrement compilé en double album (la totalité du « Dazed and Confused » INVRAISEMBLABLE de plus d’une demi-heure passait ainsi à la trappe…). Les deux sources circulent désormais couramment sur triple CD. Pour ceux qui veulent apprendre la batterie, cherchez le soundboard car on y entend Bonham plus que bien… mais musicalement ce sont les contributions de Page et de Jones qui sont de première importance. Performance hallucinante (et hallucinée…) par exemple pendant « Whole Lotta Love »… Plant (très probablement shooté à mort, à entendre la manière dont il parle) dédie « Misty Mountain Hop » aux chauffeurs des cars qui avaient transporté les spectateurs de Vancouver l’année précédente…
Ma réf. :
Copie de vinyle d’origine inconnue (Au)
V ½ + (Last Stand Disc – 3 CD) (SB)

July 18 Pacific Coliseum,Vancouver, Colombie Britannique, Canada
Son très bon. Plant s’excuse pour l’absence du groupe l’année précédente et les problèmes de transports liés… le show commence très bien mais « The Song Remains…/ Rain Song » ne figure pas dans l’enregistrement. Très bonne version de « Dazed » (avec Plant qui fait des « take it easy »). Après « Stairway », Plant dit « Thank you, good night » et au bout de quelques minutes le public n’a plus droit qu’à une annonce qui laisse l’entourage du taper incrédule : « Led Zeppelin has left the building, we’re trying to get Robert Plant to an hospital… »
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

July 19 Philadelphie, Pennsylvanie

July 20 Boston Garden, Boston, Massachussets
Mauvais son (très distant, surtout vers le début). Après « Over the Hills », Plant demande au public de ne pas pousser… « Misty…/ SIBLY » passe à la trappe, et il n’y a pas de « Moby Dick » non plus (à cause d’une coupe dans la bande ?). A la fin de l’enregistrement on entend beaucoup de pétards... Il n’y eut apparemment pas de rappel. Ce fut la dernière fois que Led Zep joua dans cette ville. Le groupe s’y vit systématiquement interdire de représentation lors des tournées suivantes (le show prévu en 75 fut annulé suite aux émeutes créées par la vente des billets !…).
Ma réf. :
Zep VS Boston (IQ - 2 CD)

July 21 Civic Center, Providence, Rhode Island
Très bon enregistrement public, malheureusement un certain nombre de coupes nous privent de l’intégralité de ce concert qui ravira les aficionados de la période. Après « Over the Hills », Plant demande le calme, décrivant le concert de la veille comme une « ménagerie » qu’ils ne veulent pas reproduire ce soir, et avertit qu’ils joueront mal ou quitteront même la scène si ça continue ! La situation s’est manifestement bien améliorée quelques minutes plus tard, car Percy, repentant, annonce un super concert. Promesse largement tenue dans toute la suite du show, avec notamment une version très bonne et assez originale par rapport aux canons de la tournée, de « Dazed and Confused ».
Ma réf. :
LZ Rhoder (2 CD)

July 23 Civic Center, Baltimore, Maryland
Son médiocre. C’est à cet endroit-là que furent tournées la plupart des séquences de coulisses de « The Song Remains The Same », notamment celle où Peter Grant et le gérant des lieux s’envoient des amabilités à la tête à propos de posters vendus à la sauvette...

July 24 Three Rivers Stadium, Pittsburgh, Pennsylvanie
Un enregistrement public bon / moyen, un autre bon / très bon mais beaucoup moins complet. Excellent concert de la fin de la tournée US 73, avant le coup de collier des trois dates au Madison Square Garden. Plant rappelle que la dernière fois qu’ils firent « Dazed » sur la scène de Pittsburgh, ils reçurent des sous-vêtements féminins… c’est dommage que le concert n’ait pas été filmé ce soir-là pour la sortie officielle plutôt que les dates new-yorkaises. La qualité sonore est un peu rebutante par moments, mais si vous aimez cette période, ce show devrait beaucoup vous plaire.
Ma réf. :
Hello Pittsburgh (IQ – 2 CD)
Early Days & Latter Days (ED – 4 CD)

July 27 Madison Square Garden, New York, New York SB
July 28 Madison Square Garden, New York, New York SB
July 29 Madison Square Garden, New York, New York SB
Ces trois derniers concerts de l’année 73 ont servi de source principale pour le film “The Song Remains The Same” et sa bande-son. Est-il besoin de rappeler que tous les fans considèrent ce matériel comme très en-dessous des capacités réelles du groupe ?… Je me permets de vous renvoyer au film (disponible en vidéo / DVD dans son format cinémascope original). Pour ceux que ça intéresse vraiment de creuser plus, il existe au moins des bouts de soundboard de chaque soir, ainsi que des enregistrements public du 27 (« The Out of Song Remains » sur le label Holy, son très bon mais incomplet) et du 29 (« The Garden Tapes », son moyen). A noter pour ce dernier concert de la série, le 29, que Bonzo, non content d’avoir exécuté un « Moby Dick » de 28 minutes, en remet une louche à la fin de « Whole Lotta Love », et que le solo de Jonesy / « Thank You » y fut joué pour la toute dernière fois. On retiendra aussi pour la petite histoire que la recette d’un de ces concerts se volatilisa mystérieusement du coffre-fort de l’hôtel…
Ma réf. :
The Song Remains The Same (Atlantic, & DVD Warner Bros.)
The Out Of Song Remains (Holy – 2 CD)
Duck-walks & Lasers (RSR 204 C/D)
V ½ + (Last Stand Disc – 3 CD)
The Garden Tapes (Disc Exploitation – 4 CD)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P :P Stadthalle, Vienne 16/03/73
:P :P Grugahalle, Essen 22/03/73
:P Palais des Sports, Paris (St Ouen) 02/04/73
:P Tampa Stadium, Tampa, Floride 05/05/73
:P The Auditorium, Mobile, Alabama 13/05/73
:P LA Forum 31/05/73 (“Bonzo’s Birthday Party”)
:P :P Kezar Stadium, San Francisco 02/06/73
:P LA Forum 03/06/73 (« Three days after »)
:P :P Cobo Hall, Detroit, Michigan 12/07/73
:P :P Seattle Center Coliseum, Seattle 17/07/73 (“V ½”)

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Le Super Blog Progressif de Mr Prog

Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: 1975
MessagePosté: Nov 13, 2008 12:52 
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1975
Warm-up for 10th U.S. Tour
Jan. 11 Ahoy Hallen, Rotterdam, Pays-Bas

Jan. 12 Voorst National, Bruxelles, Belgique :P
Set list :
Rock And Roll / Sick Again, Over The Hills And Far Away, When The Levee Breaks, The Song Remains The Same / The Rain Song, Kashmir, The Wanton Song, No Quarter, Trampled Underfoot, In My Time Of Dying, Stairway To Heaven, encores : Whole Lotta Love / Black Dog, Communication Breakdown.
Au moins un enregistrement (bon à très bon) du public existe. La set list est la même qu’au début de la tournée US à suivre (et contient donc « When The Levee Breaks » et « The Wanton Song ») sauf que « How Many More Times » n’a pas été joué, ni « Moby Dick ». Bonzo se trompe et commence à exécuter la rythmique de « When the Levee Breaks » avant que Page ne commence « Over the Hills ». Le manque de répétitions se fait aussi sentir sur « Kashmir » et dans les rappels (surtout dans l’embrayage direct « Whole Lotta Love » / « Black Dog », où aussi « A big-legged woman ain’t got no soul » au moins trois fois…). Cela reste un concert intéressant car Plant s’adresse avec une grande bienveillance au public belge, et surtout d’un point de vue historique, car en l’absence d’enregistrement pour le concert de Rotterdam, cette bande contient les premières versions live de morceaux de « Physical Graffiti ». Un gros article fut publié dans Rock & Folk à l’occasion. Il existe également une interview de Plant filmée dans les coulisses (un des bonus du DVD officiel paru le 27 mai 2003).
Ma réf. :
Operation Moonbeam (Tarantura - 2 CD)

10TH U. S. TOUR (Tournée "Physical Graffiti")
“The American Return of Led Zeppelin”… La nouvelle tournée américaine du Zeppelin sera à l’image de l’album dont elle accompagne la sortie (février 75) : monumentale !... John Paul Jones voit son rôle considérablement accru par la présence de nouvelles chansons à claviers (« Kashmir », « Trampled Underfoot ») et surtout par l’extension continuelle soir après soir de « No Quarter »… ce qui attire systématiquement les plaisanteries de Plant (« JPJ remplace avantageusement un orchestre entier, JPJ se prend pour Liberace… ») quand il ne s’agit pas de se moquer de sa nouvelle coiffure… Plant n’a pas toujours des costumes de très bon goût cette année-là (ses fameux gilets qui semblent taillés dans une robe de chambre…). Bonzo a quant à lui adopté la tenue des « droogies » de « Orange Mécanique »… Les débuts sont durs : Jimmy ayant trouvé le moyen de se fracturer deux doigts, en s’accrochant dans une portière de train, la performance s’en ressent. « Dazed And Confused » est mise de côté au profit d’un morceau moins difficile (occasion unique de recycler « How Many More Times » !). Percy choppe la crève à sa descente d’avion à Chicago, et est presque aphone pendant pratiquement tous les concerts de janvier. Ceci s’ajoutant à ses problèmes d’ORL (opération d’un polype…) qui s’étaient manifestés courant 73 (et qui expliquent le timbre voilé des chansons de « Physical Graffiti » enregistrées en 74), sa voix ne sera presque plus jamais aussi puissante et aiguë qu’elle a pu l’être auparavant…
Set list initiale :
Rock And Roll / Sick Again, Over The Hills And Far Away, When The Levee Breaks, The Song Remains The Same / The Rain Song, Kashmir, The Wanton Song, No Quarter, In My Time Of Dying, Trampled Underfoot, Moby Dick, How Many More Times, Stairway To Heaven, encores : Whole Lotta Love / Black Dog, Communication Breakdown.

Jan. 18 Metropolitan Center, Minneapolis, Minnesota
Cette date est souvent indiquée sur des bootlegs à propos d’un soundcheck contenant des titres de « Physical Graffiti » et des standards du rock’n’roll. La date réelle de cet enregistrement semble plutôt être le 6 juillet 73 (Chicago) (voir aussi la page Studio).

Jan. 20 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Bande public réputée très bonne, mais les bootlegs correspondants sont parfois assez moyens… à moins que l’impression ne vienne pas uniquement de l’enregistrement !?!… Effectivement, Plant est faible et enroué, et s’excuse à plusieurs reprises d’avoir choppé la crève (mais n’oublie pas de faire la promo de l’album…). Page avec deux doigts cassés, parvient à donner le change de manière étonnante grâce à sa nouvelle technique « à trois doigts » sauf à certains points bien définis (le break de « Over the Hills »…). « When the Levee Breaks » et « The Wanton Song » sont bien évidemment les highlights propres à la période, « How Many More Times » est assez court car contient peu d’impro et pas de medley…
Ma réf. :
Live on the Levee (Silver Rarities – 2 CD)

Jan. 21 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Comme la veille... d’ailleurs en fait on ne sait pas trop bien ce qui, sur les bootlegs en CD présentant la set list complète, provient de l’une ou l’autre des deux bandes (a priori tout est du 21 sauf « Rock and Roll », « How Many More Times » et « Stairway » qui seraient du 20 ???…). Un film existe aussi.
Ma réf. :
Live on the Levee – Chicago 1975 (RSR 218 A/D)
Live on the Levee (Silver Rarities - 2 CD)

Jan. 22 Chicago Stadium, Chicago, Illinois (?)
La bande est mauvaise et très incomplète (à ma connaissance, aucun bootleg commercial ne prétend exploiter cette date). Invoquant des problèmes techniques (dispositif de micros spéciaux pour la batterie…), le groupe décide de retirer « When The Levee Breaks » du set pour la suite de la tournée…

Jan. 24 Richfield Coliseum, Cleveland, Ohio
Bande techniquement assez moyenne, mais le show est l’un des plus satisfaisants du mois de janvier 75. Bonham tape fort, et justifie que le surnom « Mr Ultraviolence » que lui donne ici Plant ne vient pas uniquement de son déguisement de droogie… Le groupe a l’air décidé à improviser un (tout petit) peu dans « How Many More Times », et « Communication Breakdown » contient un passage à tendance funky que l’on retrouvera des années plus tard dans le « Jam Sandwich » de la B.O. du « Justicier dans la Ville n°2 »...
Ma réf. :
Ultraviolence (Holy - 3 CD)

Jan. 25 Market Square Arena, Indianapolis, Indiana
Bonne bande, malheureusement pleine de « trous » !… C’est un bon concert, mais d’une période peu favorable. Bien qu’il ne soit pas encore revenu à son meilleur niveau, Page se défend bien (sauf dans le solo de « Stairway »). Plant par contre est toujours très diminué par sa grippe, au point de ne plus savoir compter (« This is a song from the 4th album : « No Quarter »… »). « The Wanton Song » est jouée pour la dernière fois ce soir.
Ma réf. :
Condition Breakdown (Holy - 2 CD)

Jan. 29 Coliseum, Greensboro, Caroline du Nord
Très bon enregistrement, mais le concert est réputé absolument minable !... Ce qu’il est effectivement jusqu’à « Kashmir » (version très cafouilleuse, mais que Plant a le toupet de commenter comme réussie…). Le niveau remonte nettement avec « No Quarter » (sans atteindre des sommets tout de même).
Ma réf. :
A Quick Get Away (TDOLZ - 2 CD)

Jan. 31 Olympia Stadium, Detroit, Michigan
Très bon enregistrement. Fit l’objet du double LP « Detroit just about back » sur le label King Kong… Page et Plant ont bien repris du poil de la bête, mais le concert est encore susceptible d’améliorations…
Ma réf. :
Tune Up (Immigrant - 2 CD)

Feb. 1 Pittsburgh Arena, Pennsylvania

Feb. 3 Madison Square Garden, New York, New York
Enregistrement très bon mais très distant, bootleggé parfois sous le titre « Trampled under Foot » (triple LP Cream of the Crop). Serait-ce l’œuvre de la même bande de tapers que l’enregistrement de 1971 ?… en effet ils font des commentaires, chantent, et crient dans le micro… quand ils ne réclament pas des allumettes pour vérifier le défilement de la bande… L’état de santé des deux stars du groupe s’est amélioré suffisamment pour remettre « Dazed » dans le set. Robert l’introduit en refaisant sa blague sur les doigts de Jimmy (se les étant cassé dans la portière en essayant d’attraper le train, les a maintenant trop gonflés pour enfiler une alliance, et ne peut donc pas se marier pendant cette tournée !). Le morceau est encore assez court par rapport à ce que sera sa durée moyenne dans la suite de la tournée, et est mal maîtrisé par moments. Mais comme le précise Plant, cela faisait 18 mois depuis qu’ils l’avaient joué pour la dernière fois (justement au même endroit). L’ordre des chansons ne variera presque plus jusqu’à la fin de la tournée. Le rappel du soir fut « Communication Breakdown », introduit par un morceau de funk, et où Robert réclame qu’on lui « squeeze my lemon »…
Ma réf. :
Heavy Metal Hullabaloo (TDOLZ - 3 CD)

Nouvelle set list :
Rock And Roll / Sick Again, Over The Hills And Far Away, In My Time Of Dying, The Song Remains The Same / The Rain Song, Kashmir, No Quarter, Trampled Underfoot, Moby Dick, Dazed And Confused (includes: San Francisco ou Woodstock), Stairway To Heaven, encores: Whole Lotta Love / Black Dog, parfois Communication Breakdown ou Heartbreaker.

Feb. 4 Nassau Coliseum, Uniondale, New York
Le son est médiocre.

Feb. 6 Forum, Montréal, Québec, Canada
Très bonne bande, bootleggée notamment sous le titre “The 1975 World Tour” sur le label Kornyphone (avec un pressage qui pourrait être meilleur…). « Thanks to Lefty and the gang » dit l’insert, mais quand on écoute le disque, on ne les remercie pas pour leurs commentaires un peu débiles… Plant est enroué, et Page bloque au moment de commencer son solo dans « Over the Hills », dans « In my Time Of Dying » aussi… Replacé dans son contexte, c’est tout de même un enregistrement intéressant, annonçant une bonne période de la tournée…
Ma réf. :
The 1975 World Tour (TAKRL 2960 A/D)

Feb. 7 Madison Square Garden, New York, New York
Son bon.

Feb. 8 Spectrum, Philadelphie, Pennsylvanie
Plusieurs bandes dont une très mauvaise...

Feb. 10 Capitol Centre, Landover, Maryland
Son moyen. Une vidéo réputée inregardable existe également…

Feb. 12 Madison Square Garden, New York, New York :P :P SB
Enregistrement public d’excellente qualité sonore, et de ce fait très intensivement bootleggé (notamment les deux doubles LPs « In Person » et « In Concert » chez RSR / International, dont une face de la version picture disc est présentée ci-dessous)... C’est une date à retenir d’après de nombreux collectionneurs. Robert promet au public une expérience émotionnelle rare… et il arrive à tenir parole ! Le principal highlight est une version très planante de « Dazed and Confused », qui reprend quelques accords de « Walter’s Walk » (comme c’était le cas souvent en 72…). Très bonne version également de « Trampled Under Foot ». L’ensemble des titres est très bien interprété, le seul regret que l’on peut avoir est l’aspect encore embryonnaire du numéro de rappel « Whole Lotta Love » / « Black Dog » (comparé aux versions plus tardives incluant « The Crunge »). Pour se consoler il y a en rappel final une version d’« Heartbreaker » incluant « That’s Alright »…
Une autre source du public, provenant apparemment de la bande d’abrutis du 3 février, est connue (bootleg «That's Alright New York» chez Electric Magic). Cette version n’est de toute évidence pas indispensable…
Par contre la grande nouveauté (fin septembre 2002) est le SOUNDBOARD COMPLET paru sur le triple CD « Led Zeppelin’s Flying Circus » de Empress Valley, sur lequel certains collectionneurs ne tarissent pas d’éloges, allant jusqu’à considérer cette version comme étant purement et simplement le meilleur bootleg de Led Zep…
Ma réf. :
Led Zep in Concert (RSR 206 A/C)
Can’t Take your Evil Ways ! (TDOLZ - 3 CD)
Led Zeppelin’s Flying Circus (mp3 – gracieuseté de Pyzep, d’après Empress Valley – 3 CD)

Feb. 13 Nassau Coliseum, Uniondale, New York
Deux sources moyenne et bonne existent. « Dazed » frôle la limite des 40 minutes… C’est l’occasion également d’entendre une version très particulière de « Communication Breakdown » (duel de couinements de guitares…) en rappel final, puisqu’y participe Ron Wood (ex-Faces, futur Rolling Stones)…
Ma réf. :
Trampled Underwood (IQ - 3 CD)

Feb. 14 Nassau Coliseum, Uniondale, New York :P :P
Bande de son assez moyen, mais de l’avis général la performance est une des meilleures de la tournée. Un signe qui ne trompe pas : « Since I’ve Been Loving You » a été ajoutée exceptionnellement au set ! Un peu plus tard, une note émise par Page entraîne Plant à chantonner l’air de « Train Kept A-Rollin’ », plus tard encore il commence à chanter « Tangerine » mais, de son propre aveu, a oublié les paroles… Ceci leur a peut-être quand même donné l’idée de reprendre cette chanson quelques mois plus tard à Earl’s Court… Le concert est à peu près complet dans les bootlegs en CD les plus récents (la version TDOLZ est réputée la meilleure). A noter surtout de très bonnes versions de “No Quarter”, “Dazed and Confused” et “Stairway to Heaven”. En rappel final, “Heartbreaker” contient “Mess Of Blues”.
Ma réf. :
St Tangerine’s Day (IQ - 3 CD)

Feb. 16 St Louis Arena, St Louis, Missouri
La rumeur voulant qu'un bon enregistrement existe s’est confirmée il y a quelques années. La bande ne commence qu’à « Kashmir », et contient plusieurs trous dans « Moby Dick », mais la performance est très bonne… Ce qui reste de « Moby Dick » présente Bonham dans un état d’excitation maximum, ce à quoi Robert conclue « Oh dear, I’ve known him since he was a child… » (d’où le titre du bootleg sur le label Led Note, filiale de Cobra). Complet et avec un son meilleur, ce concert aurait pu être une date à retenir de l’année 75.
Ma réf. :
Oh Dear, I’ve Known Him Since He Was A Child (Led Note - 2 CD)

Feb. 27 Coliseum, Houston, Texas

Feb. 28 Louisiana State University, Baton Rouge, Louisiane
Bootleg répandu sous le titre “Led Astray” (ci-dessous l’album original du label Artemis). Son très bon, performance laissant à désirer… en fait, le problème, c’est que Plant au chant est ici presque aussi faiblard qu’il l’était à Chicago… Des versions très bizarres de « No Quarter », « Trampled Underfoot », « Dazed », et « Stairway », sur lesquelles Page pète complètement les plombs. Je ne sais pas ce qu’il avait pris ce soir-là... selon l’humeur, on trouvera ça génial ou pitoyable…
Ma réf. :
Led Astray (Silver Rarities - 3 CD)

March 2 Bent Harbor, Texas

March 3 Tarrant Convention Center, Fort Worth, Texas

March 4 Memorial Auditorium, Dallas, Texas SB
Pendant longtemps ce fut le seul et unique soundboard connu pour cette tournée ! (maintenant il y a aussi une source SB pour le fameux show du 12/02 à NY, et la 2ème date à San Diego jusque là inconnue).
La bande, telle qu’elle a été connue depuis plus de 10 ans, s’interrompt au cours de « Moby Dick », et il y a un montage dans « No Quarter » (la quasi-totalité des solos est absente). Le son est exceptionnel, mais l’interprétation est loin de l’être. Le problème principal réside dans la paresse manifeste de Plant vis à vis d’un public qu’il juge amorphe. Il réussit à être bavard pour se foutre de la gueule du public entre les chansons, mais pour chanter c’est une autre affaire… C’est dommage car cela sabote un peu les efforts que peuvent produire Page et Jones…
L’une des grosses nouveautés de l’année 2003 a été la sortie de la suite de ce soundboard chez Empress Valley. D’après les échos qui circulent, cette partie de la bande permet de confirmer que c’est tout le concert qui a été mauvais :P
Il semble y avoir une controverse sur les dates des shows de Dallas (certains disent 5&6 au lieu de 4&5)…
Ma réf. :
Cassette d’origine inconnue

March 5 Memorial Auditorium, Dallas, Texas
Le deuxième soir à Dallas est connu par un enregistrement public (deux sources) de très bonne qualité et pratiquement complet. Le concert n’est encore pas d’un niveau exceptionnel, Plant étant toujours un peu enroué (mais plus sympa que la veille)… Un très long mais pourtant intéressant « Moby Dick », et « Dazed » (malgré un premier passage instrumental et un « Woodstock » assez moyens) sont les morceaux à retenir ce soir.
Ma réf. :
Live in Dallas (TDOLZ - 3 CD)

March 7 Event Center, Austin, Texas

March 8 Floride (concert annulé)

March 10 San Diego Sports Arena, San Diego, Californie
Son moyen / bon. Plant a souvent besoin de demander au public de se calmer et de reculer de la scène. A contrario, le show en lui-même pourrait être plus énergique : il y a un peu de flottement de la part des musiciens… Percy modifie narquoisement les paroles au début de « The Rain Song »… Le début de « Trampled Underfoot » est foireux... Missing verse du jour dans « Stairway » : « People keep smiling ! »… Et l’enchaînement « Whole Lotta Love » / « The Crunge » / « Black Dog » ne parait pas très au point…
Ma réf. :
Symphony in a Thousand Parts (TDOLZ - 3 CD)

March 11 Civic Arena, Long Beach, Californie
Excellent enregistrement, performance moyenne. Le taper responsable de cette prise de son est le fameux Mike Millard alias Mike the Mike, qui opérait dans une chaise roulante (voir « tapers » dans la section « Underground Uprising » de TBL). La section rythmique tient bien sa place mais Page évite la difficulté et Plant a du mal à chanter (niveau timbre vocal, et niveau connaissance des paroles…). ” For the benefit of anybody doing a bootleg here… the 12-string guitar was out of tune in “The Song Remains the Same”… ”. L’inclusion de « The Crunge » dans « Whole Lotta Love » est un grand moment de délire funky sur fond de theremin.
Ma réf. :
Long Beach Arena Complete (Confusion - 3 CD)

March 12 Civic Arena, Long Beach, Californie :P
Un véritable revirement dans le déroulement musical de la tournée. Le concert est bien meilleur (mais le son est bien moins bon) que la veille ! Il semble que le bootlegger responsable de l’excellent enregistrement du 11/3 (Mike the Mike) a eu des problèmes techniques en revenant le lendemain, et n’a pu sauver que la fin du concert (exploité sous le titre « Long Beach Arena Fragment » par Holy…). C’est un autre pirate qui a fait la bande du concert complet… En conséquence, le concert est très bien enregistré sauf la basse, dont chaque note résonne comme un coup de grosse caisse étouffé et avec de la friture (?!?) qui de plus a un peu tendance malheureusement à couvrir le reste... Par rapport au concert de la veille, Robert est beaucoup plus en forme (c’en est d’ailleurs vraiment étonnant par moments…), et s’adresse plus chaleureusement au public, et Jimmy est plus audacieux dans ses impros. Bonne version de « No Quarter », évoluant d’une partie de piano très cohérente à une partie de guitare très vigoureuse. Faux départ et/ou problème technique au début de « The Song Remains the Same », où la guitare se tait soudainement (induisant des commentaires hilares de Plant). « Dazed and Confused » est dédié à Roy Harper. Robert fait chanter « happy birthday » par le public avant les rappels pour leur collaborateur Steve Weiss… Le rappel final est « Heartbreaker » et contient les paroles de « I’m a Man ».
Ma réf. :
Trampled Under Jimmy’s Foot (Silver Rarities - 3 CD)
Long Beach Arena Fragment (CD - Holy)

March 14 San Diego Sports Arena, San Diego, Californie SB
Cette date n’avait jamais été répertoriée, et puis tout à coup en juin 2004 Empress Valley a sorti de son chapeau un soundboard pas tout à fait complet (manque « Whole Lotta Love »… mais il y a « Heartbreaker » en final). Apparemment un son presque parfait mais beaucoup de plantations farfelues et une interprétation pas terrible (en particulier JPJ ?)…

March 17 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington :P
Décidément, les bootleggers sont des rigolos parfois… Un taper surnommé Mr Sonic (dans le numéro de Proximity où sont contés ses exploits !… les Seattle Supersonic étant une équipe de basket jouant à l’époque au Coliseum) a enregistré ce concert avec un son très bon mais… seulement à partir de la cinquième chanson car il est arrivé en retard (une panne de voiture, raconte-t-on…). En conséquence, cette bande est souvent exploitée avec le début du concert du 21 pour compléter (c’est le cas dans ma réf.). Il y a des fluctuations sonores pendant « Moby Dick » et globalement le son pourrait être un poil plus clair (comme le prouve la bande du concert suivant au même endroit…) mais cet enregistrement fera une belle addition à toute collection. (Il semblerait qu’il existe une autre source moins bonne mais contenant le début du show). Le show est vraiment très bon. Le groupe fait preuve d’une rare sauvagerie sur « No Quarter », « Trampled Underfoot » et « Stairway ». Par contre « Dazed » laisse un peu sur sa faim. Le rappel est dédié à Seattle et aux Pretty Things (groupe enregistrant alors chez Swan Song). Avant de rentrer à l’hôtel, Plant prend rendez-vous avec le public pour la prochaine représentation 4 jours plus tard… on a hâte d’y être…
Ma réf. :
Two Days In Seattle (Whole Lotta Live - 3 CD)

March 19 Pacific Coliseum,Vancouver, Colombie Britannique, Canada
« Ladies and gentlemen, the Canadian return of Led Zeppelin… ». Enregistrement bon / très bon mais largement incomplet (solo de « Moby Dick » volontairement zappé, et interruption de la bande pendant « Dazed »), et avec des commentaires près du micro… « Kashmir » est dédiée à Richard Cole, et Plant expérimente le « sister knock on my door » de « Gallows Pole » dans « Trampled » (version très bonne mais embrouillée sur la fin). « Dazed » est dédiée à Peter Grant (qui d’après le discours de Plant est responsable des pipes dans le vestiaire ?!?).
Ma réf. :
Thunder in Vancouver – first night (3 CDR)

March 20 Pacific Coliseum,Vancouver, Colombie Britannique, Canada
Enregistrement de qualité comparable à la veille, mais plus complet (“Moby” zappé mais la bande va jusqu’à la fin du premier numéro de rappel), le taper ou son pote toujours aussi bavard, fait notamment remarquer que Plant refait la même blague que la veille sur JPJ (“one of the better keyboard players in the group”)... (une autre source complète mais de son inférieur est connue et a été utilisée pour “Pleeease!” de Silver Rarities). Le show pourrait être vraiment excellent s’il n’y avait pas quelques petits détails qui clochent. Plant est déchaîné, en fait carrément trop par moments, et s’emmêle même parfois dans ses paroles... Page montre une nette volonté d’improviser et d’expérimenter mais n’est pas tout à fait à 100 %... La grosse curiosité du jour est à l’intérieur de “Whole Lotta Love”, avec le cri de “Immigrant Song” et le riff de “Ozone Baby” introduits dans le jam autour de “Lickin’ Stick”, puis l’enchaînement avec “Heartbreaker” au lieu de “Black Dog”...
Ma réf. :
Thunder in Vancouver – second night (3 CDR)
Pleeease! (SiRa – 3 CD)

March 21 Seattle Center Coliseum, Seattle, Washington :P :P
Set list :
Rock And Roll / Sick Again, Over The Hills And Far Away, In My Time Of Dying, The Song Remains The Same / The Rain Song, Kashmir, No Quarter, Since I've Been Loving You, Trampled Underfoot (includes : Gallows Pole), Moby Dick, Dazed And Confused (includes : For What It's Worth, Woodstock, I Shot the Sheriff), Stairway To Heaven, rappels : Whole Lotta Love / The Crunge (includes : Lickin’ Stick) / Black Dog, Communication Breakdown / Heartbreaker.
J’en ai rêvé, Mr Sonic l’a fait… “Well, we went across the border, it was all right, but we’re much better back here… And that’s no lie, that’s the truth…” On peut croire Plant lorsqu’il déclare ceci au public de Seattle, de retour après leur crochet de deux dates au Canada. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter ce concert phénoménal, peut-être pas le meilleur de la carrière du Zep (quoique…) mais certainement le plus long connu (3 heures 40 minutes environs) : c’est un débordement d’énergie dans la recherche de la satisfaction partagée du groupe et du public. Chaque titre est impeccablement interprété, Page se montrant d’une rare vivacité dans ses solos, et la voix de Plant étant à son meilleur niveau (du moins… pour l’année 75). Bonzo et JPJ ne sont pas en reste (la bande sépare bien les contributions de chaque musicien… les lignes de basse sont souvent étonnantes). Dès le show opener, on sent que ce concert sera unique. La version brillante de « Sick Again » laisse supposer l’état d’excitation de Page et Plant à la vue d’une certaine partie féminine du public… excitation réciproque si l’on en juge par les cris d’amour qui résonnent après « The Rain Song » !… « Kashmir » comporte des coups de gong dans son final. Le « No Quarter » de 25 minutes passe d’un solo de piano fastidieux (quoique varié dans ses motifs, comportant notamment ce qui deviendra le pont des versions live d’« In The Evening ») à une rythmique jazzy puis à un véritable tourbillon guitaristique. « Since I’ve Been Loving You” figure dans le set, Percy ajoute « just a little bit of Gallows Pole » à “Trampled Underfoot” « Moby Dick » est un marathon de 25 minutes, précédant l’apothéose : une superbe version de 40 minutes de « Dazed and Confused », véritable catalogue d’improvisations du « Master Guitarist Jimmy Page », comme l’appelle Plant à la fin de la chanson. Mr Sonic peut être félicité pour l’enregistrement jusqu’à ce point du concert, la suite est moins réussie au niveau du son (provient en fait sûrement d’un autre pirate…). La première parution de ce show eu lieu à la fin des années 80 sur le label RSR/International Records, sous forme de deux doubles LPs : « 214 » (masse atomique d’un isotope radioactif du plomb) et « 207.19 » (masse atomique de l’isotope majoritaire stable). Les parties du concert alors présentées sur 7 faces étaient limitées à la bonne bande de Mr Sonic (et encore, sans « Moby Dick »). Actuellement on peut trouver le concert complet… sur 4 CDs minimum (obligé étant donnée la longueur !). « Stairway to Heaven » est dédiée à Jimi Hendrix (originaire de Seattle) après un clin d’œil aux Kingsmen (le riff de « Louie Louie »). Le show est bouclé par l’enchaînement de « Communication Breakdown » et « Heartbreaker ». A noter enfin l’existence d’un petit film amateur muet montrant quelques courts passages du show (environ 5 minutes en tout).
Ma réf. :
214 (RSR 246 A/D)
207.19 (RSR 248 A/C)
Cassettes d’origine inconnue
Two Days In Seattle (Whole Lotta Live - 3 CD)

March 24 The Forum, Inglewood, Californie
Très bonne à excellente qualité sonore (selon la source, dont une faite par Mike the Mike) pour un autre très long show… On connaît également un film amateur… Après avoir visité son fief de Seattle, le groupe boucle sa tournée avec cet autre haut lieu zeppelinien qu’est le L.A. Forum. Une rafale de pétards éclate en réponse à la présentation de J.J. Jackson (disc jockey habitué à introduire les Zeps au L.A. Forum depuis 1970 – on l’entend notamment dans le « Blueberry Hill », cf. 1970) ce qui explique le titre choisi pour ma réf. par TDOLZ. Le groupe est au moins aussi excité qu’il l’était à Seattle, ce qui se traduit par contre ce soir par quelques fausses notes et erreurs de timing, surtout de la part de Page. « John Paul Jones keyboard-man extraordinaire » (dixit Percy) place dans son solo de « No Quarter » l’air du concerto d’Aranjuez. Dans le même morceau, Page use plus que d’ordinaire de la Theremin, et est déchaîné sur la pédale wah-wah. Le résultat est assez brouillon mais dynamique. « Dazed » par contre est assez décevant et peine à atteindre la barre des 35 minutes.
Ma réf. :
Fire Crackers’ Show (TDOLZ – 3 CD)

March 25 The Forum, Inglewood, Californie
Une fois de plus, le groupe fait durer le plaisir devant un public conquis d’avance. De l’avis général, c’est la meilleure des trois dates du L.A. Forum 75. D’ailleurs, Plant commence son speech en promettant aux personnes présentes la veille que ça sera encore mieux… Le concert est moyen par moments (« Trampled Underfoot » est un ratage complet) mais contient une version phénoménale de « No Quarter », et une fois de plus un très long « Dazed » (avec « Spanish Harlem » au lieu de « Woodstock »). Son très bon. Il existe au moins un film amateur (incomplet).
Ma réf. :
Cosmic Crazy (ARMS - 3 CD)

March 27 The Forum, Inglewood, Californie
Pour leur final aux US 75, les Zep se livrent à un show excessif ! Pour l’intro, J.J. Jackson est remplacé par Linda Lovelace. « Dazed » est étendu jusqu’à 43 minutes (record absolu). De grandes versions aussi de « Over The Hills And Far Away », et de « No Quarter » (précédée par une farce où Plant attribue « 3 balls » à Jones…). « Since I’ve Been Loving You » fut également jouée. L’effort de durée du concert est louable, mais la qualité du résultat est contestable. Beaucoup d’effets ont plutôt tendance à tomber à plat (fatigue cumulée par le groupe au cours de cette tournée, surtout les 15 derniers jours ?…). Très bon son. Existence de fragments de film(s ?) (prise amateur, muet).
Ma réf. :
Tour de Force – LA 1975 (Rabbit records - 3 CD)

EARL'S COURT
De par son iconographie surabondante, et aussi simplement grâce au souvenir ému qu’en gardent les spectateurs anglais, cette série de cinq concerts illustre bien la démesure mythique du Marteau des Dieux… Chacun d’eux subsiste de nos jours sous forme de triple, voire, plus souvent même, de quadruple CD (la série « Arabesque & Baroque » de Antrabata…). Cette série de show est aussi réprésentée dans la boîte énorme (22 CDs…) limité à 250 exemplaires d’Empress Valley (« Demand Unprecedented in the History of Rock Music ») sortie en 2002.
Set list :
Rock And Roll/Sick Again, Over The Hills And Far Away, In My Time Of Dying, The Song Remains The Same/The Rain Song, Kashmir, No Quarter, Tangerine, Going To California, That's The Way, Bron-Yr-Aur Stomp, Trampled Underfoot (includes: Gallows Pole), Moby Dick, Dazed And Confused (includes: San Francisco ou Woodstock), Stairway To Heaven, rappels : Whole Lotta Love/The Crunge/Black Dog, (et le 25:) Heartbreaker, Communication Breakdown.

May 17 Earl's Court, Londres, Royaume-Uni
Bon / très bon enregistrement public. Très bon show. Page a quelques problèmes de guitare sur « Rock and Roll », ce qui entraine le remplacement de la Les Paul par la Strat sur « Over The Hills » (une très bonne version qui plus est). Très bonne version également de « No Quarter », et, comme le fait remarquer Plant, la première fois que les quatre membres du groupe chantent en chœur sur scène, pendant « Tangerine »…
Ma réf. :
Join the Blimp (Tarantura - 4 CD)

May 18
Bon / très bon enregistrement public, bon concert (sans plus). La boîte d’Empress Valley contient également sur deux CDs une autre source subsistant uniquement en vinyle et couvrant la première moitié du show.
Ma réf. :
Arabesque & Baroque – the second night (Antrabata - 4 CD)

May 23
Bon à très bon enregistrement public. Plant affirme que ce concert sera très bon car ceux de la semaine précédente n’étaient qu’une mise en jambe. En fait le jeu du groupe est assez pataud, et comporte même quelques erreurs de timing dans « Kashmir », « Trampled Underfoot »…
Ma réf. :
Arabesque & Baroque – the third night (Antrabata - 4 CD)

May 24 :P SB
Bon enregistrement public. Mais ce concert est surtout très connu par un très bon soundboard couvrant tout le show moins un ou deux titres du set acoustique. Le seul avantage des shows d’Earl’s Court par rapport à la fin de la tournée US 75 réside à mon sens dans la présence de « Tangerine » (en version électrique) et d’un set acoustique. La performance globale est moins vigoureuse (cette impression étant aggravée par le défilement trop lent du soundboard, surtout jusqu’à « Kashmir » dans les versions les moins récentes). Le son souffre également un peu de l’écho de la salle (Earl’s Court est une gigantesque salle souterraine). Ceci étant, le show est quand même très intéressant (et a sa place dans toute collection). Les Zep sont at home, l’atmosphère est très chaleureuse (cf. Plant parodiant « Old Man » de Neil Young dans le set acoustique, s’adressant à Jason Bonham au moment de présenter son père dans « Moby Dick », ou les réflexions de Bonzo sur le football avant les rappels…). « Dazed and Confused » contient un bizarre call and response aux intonations arabisantes. Mais le grand moment reste une version émouvante de « No Quarter » qui fit dire à beaucoup de monde (y compris JPJ lui-même) que ce fut la meilleure partie de claviers jouée durant la carrière du groupe (à mon avis, des versions plus nerveuses comme Seattle 21/3 ou L.A. 25/3 sont plus intéressantes pour la partie de guitare). Nous attendons toujours le film complet que certaines rumeurs nous avaient promis en guise de vidéo live officielle (il y a toujours le clip de « Kashmir » sur la compil « Latter Days » pour se consoler…). Pour ceux qui ne se seraient pas laissés décourager par le coût ni par les mauvaises critiques reçues par l’objet en question, un DVD pirate (« Physical Rocket » de Holy Eye) est arrivé sur le marché pour la modique somme de 250 $… une version VHS réputée bien meilleure a depuis été éditée par Celebration (effectivement d’après ce que j’ai pû voir avec une conversion VCD du DVD Holy Eye, la qualité de l’image est assez dégueu… mais c’est très instructif et bien marrant à regarder).
Le coffret DVD officiel attendu depuis des lustres est sorti le 27 mai 2003. Quelques passages des films d’Earl’s Court (« In My Time of Dying » du 24, « Stairway », « Trampled » et le set acoustique du 25) y figurent en bonne place… malheureusement Page n’a pas jugé utile de mettre le concert en entier, prétextant le peu d’intérêt visuel résultant du montage « pro-shot » tel que vu par les spectateurs sur écran géant en simultané du show… « No Quarter » et « Dazed and Confused » font partie des morceaux qui passent donc à la trappe… les bootlegs ont de toute évidence encore de beaux jours devant eux…
Ma réf. :
Earl’s Court (Silver Rarities - 3 CD)
3 Video-CDs (repiquage du DVD “Physical Rocket”)

May 25 SB
Bon enregistrement public. Un soundboard couvre également une petite partie du show (« No Quarter », le set acoustique). Une nouvelle source SB beaucoup plus longue est connue depuis peu, et fut disponible pour la première fois dans la très rare box-set de 22 CDs d’Empress Valley. Et il existe même maintenant un film couvrant essentiellement le début du show (en DVD pirate… et exploité en partie dans le DVD officiel).
Plant annonce que c’est le dernier concert « for a considerable time », effectivement le public anglais devra attendre plus de 4 ans pour revoir le groupe sur scène, au « fameux » festival de Knebworth (cf. 1979)… Le show est très bon, et sauf dans certains passages (la célèbre partie de piano de « No Quarter »…) il est même plus intéressant que celui de la veille. Le groupe rajoute « Heartbreaker » et « Communication Breakdown » en rappel final, avec quelques « ho hoho hoho » de Plant perdus dans le jam, mais qui permettent aux auteurs et aux bootleggers peu scrupuleux d’affirmer que « D’Yer Mak’er » fut jouée ce soir-là…
Ma réf. :
Arabesque & Baroque – the final night (Antrabata - 4 CD)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Voorst National, Bruxelles 12/01/75
:P :P Madison Square Garden, New York 12/02/75
:P :P Nassau Coliseum, Uniondale, New York 14/02/75
:P Civic Arena, Long Beach, California 12/03/75
:P Seattle Center Coliseum, Seattle 17/03/75
:P :P Seattle Center Coliseum, Seattle 21/03/75 (“207.19 / 214”)
:P Earl's Court, Londres 24/05/75

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Le Super Blog Progressif de Mr Prog

Jean-Michel a écrit:
Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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MessagePosté: Nov 13, 2008 12:54 
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1977
11TH U. S. TOUR
Peut-être la tournée la plus ambitieuse de Led Zeppelin (et probablement celle où ils ont ramassé le plus de fric…). Absent de la scène pendant presque deux ans (le temps de laisser Plant se remettre d’un accident de voiture, d’enregistrer « Presence » et de peaufiner le film « The Song Remains The Same »), le groupe revient en force avec une musique renouvelée, comme l’atteste le choix de chansons moins « évidentes » de leur répertoire (« Ten Years Gone », « The Battle Of Evermore », « Black Country Woman »), et la mise au placard de « Dazed and Confused » au profit d’« Achilles Last Stand » (introduit par le solo de guitare à effets électroniques…). « Moby Dick » prend une nouvelle forme avec le début d’« Out On The Tiles » en intro, et « White Summer » est recyclé comme prologue à « Kashmir ». Les shows pouvaient dépasser trois heures, et étaient agrémentés d’effets visuels toujours plus énormes. John Paul Jones est plus que jamais mis sur le devant de la scène en tant que pianiste (« No Quarter »), chanteur (il remplace vaillamment Sandy Denny dans « The Battle Of Evermore » !) et homme-orchestre (quand il s’agit de manipuler tout à la fois la basse-pédales Moog et la guitare Andy Manson à trois manches…). Il inaugure également cette horrible basse à 8 cordes qui fait « gling gling » sur certains morceaux dont « Achille’s Last Stand »… Plant et Bonham sont souvent dans une forme olympique. Mais Page commence à se laisser aller sous l’effet des drogues dures. Pour beaucoup de gens, cette tournée fut la dernière bonne de Led Zep, personnellement je serais presque même tenté de dire : la première mauvaise. Les signes de déchéance tangibles commencent à apparaître par moments. Et aussi, le groupe ressemble vraiment à la caricature qu’en font les punks à cette époque (stars richissimes dépravées et égocentriques éloignées du rock’n’roll de base…). La tournée est chaotique (sur scène et surtout en coulisses…) et s’achève prématurément lorsque Robert Plant apprend que son fils a succombé à une maladie foudroyante.
Set list usuelle : The Song Remains The Same / The Rover / Sick Again, Nobody's Fault But Mine, In My Time Of Dying (ou Over the Hills and Far Away), Since I've Been Loving You, No Quarter, Ten Years Gone, The Battle Of Evermore, Going To California, Black Country Woman / Bron-Yr-Aur Stomp, White Summer / Black Mountain Side / Kashmir, John Bonham Over The Top (= Out On The Tiles (instrumental) / Moby Dick), Guitar Solo / Achilles Last Stand, Stairway To Heaven, rappels : Whole Lotta Love / Rock And Roll, Trampled Underfoot.

La première partie de la tournée commença le premier avril, alors qu’elle était planifiée longtemps auparavant. Dans les premiers temps, Page fit preuve d’un humour douteux en arborant une casquette et des bottes de SS. Par ailleurs, Jonesy n’avait pas encore sa guitare à trois manches…
April 1 Memorial Auditorium, Dallas, Texas
J’ai vu quelque part un bootleg prétendant être de cette date. J’ai vu ailleurs quelqu’un affirmer qu’il s’agit d’un faux. A vérifier donc. De toute façon le son serait très mauvais…

April 3 The Myriad, Oklahoma City, Oklahoma
Enregistrement public moyen.

April 6 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Enregistrement moyen.

April 7 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Très bon enregistrement.

April 9 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Enregistrement du public bon. Plant rappelle l’importance de Chicago comme ville typique du blues, et dédie « Since I’ve Been Loving You » à Willie Dixon. Le concert s’annonce sous de bons auspices musicaux, mais finalement s’interrompt après « Ten Years Gone » suite à un malaise de Jimmy Page. La bande trouva donc naturellement sa place parmi les « Strange tales from the road » de RSR. Elle constitue également la source du bien nommé « Sick Again ! »…
Ma réf. :
Early Days & Latter Days (ED – 4 CD)

April 10 Chicago Stadium, Chicago, Illinois
Son moyen.

April 12 Metropolitan Center, Minneapolis, Minnesota

April 13 Civic Center, St Paul, Minnesota

April 15 St Louis Blues Arena, St Louis, Missouri

April 17 Market Square Arena, Indianapolis, Indiana

April 19 Riverfront Coliseum, Cincinnati, Ohio
Son allant de plutôt moyen à franchement bon, mais la bande ne va pas au-delà de « Kashmir »… De toute façon le concert n’est pas vraiment exceptionnel (le jeu manque un peu de cohésion et de rigueur), le public fait beaucoup de bruit et une salve de pétards est jetée vers la fin de « No Quarter »…
Ma réf. :
Early Days & Latter Days (ED – 4 CD)

April 20 Riverfront Coliseum, Cincinnati, Ohio
Quelques bribes éparses de concert étaient réputées exister… une source bonne à très bonne mais toujours incomplète (manque tout ce qui s’étend à partir de l’intro de « SIBLY », et reprend à « The Battle of Evermore ») a fait son apparition directement en téléchargement sur internet en mars 2004. Plant chante quelques paroles de « Candy Store Rock » après « Kashmir ».

April 23 Omni, Atlanta, Georgie
Son assez mauvais…
Ma réf. :
How many years gone with the wind ? (3 CDR)

April 25 Kentucky Fairgrounds And Exposition Center, Louisville, Kentucky

April 27 Richfield Coliseum, Cleveland, Ohio :P SB
Un soundboard presque complet (il manque le début de « The Song Remains… », un passage de « No Quarter » et le début de « Rock and Roll »), c’est le seul de l’année 77 avec les fragments de New York, la nouvelle source de Landover, et Seattle. Attention, c’est un sujet de controverse dans les milieux zeppeliniens : cet enregistrement est peut-être bien le bootleg le plus connu (et répandu) de Led Zeppelin. Les avis sont cependant très partagés quand à la qualité du concert. Pour certains, le show est génial, pour d’autres (de plus en plus nombreux, et j’en fais partie…) il est plutôt décevant. Le groupe (et plus particulièrement Page) ne joue pas mal… mais ne joue vraiment pas bien non plus. Parmi les « plantations » du jour, on retiendra surtout les moqueries à trois reprises contre Larry Badgely (médecin attitré de la tournée, qui soupçonna Page d’avoir dérobé des drogues dans sa pharmacie !) et l’affirmation que Bonzo a lavé les cheveux de Robert avec du 7-up (?!?). Ce concert plus connu sous le titre « Destroyer » est un classique et doit figurer dans toute collection. Ci-dessus est représenté le quadruple LP DRGM d’origine, dans la version avec mallette de transport spéciale !!! La version que j’ai est le même pressage dans une boîte en simili-cuir noir et un insert portant une date erronée (Seattle August 77), complet avec une bonne reproduction sonore mais un problème de mixage sur la face F (pendant « Kashmir »). Ci-dessous un autre titre pour le même concert (« Sweet Jelly Roll » chez RSR) avec une des faces de la luxueuse version picture disc...
Ma réf. :
Destroyer (DRGM 505-A/H, stereo)

April 28 Richfield Coliseum, Cleveland, Ohio :P
Enregistrement public de très bonne qualité. Souvent exploité sous le titre de… « Destroyer II » (!). En fait, le quadruple vinyle de l’époque s’intitulait « THE Destroyer » (étonnant, non ?… voir photo du coffret ci-dessous). Beaucoup de versions CDs actuelles se contentent de pomper ledit vinyle, sauf pour « Stairway To Heaven » qui ne se trouvait pas dessus. Le bootlegger a dû faire une erreur de manipulation car il prononce un gros « oh fuck ! » dans la première minute de « Stairway », il me semble aussi que la bande défile alors à une vitesse un peu bizarre… ceci explique peut-être cela. Ou bien c’est peut-être simplement qu’il n’aimait pas cette chanson :P… Le show est meilleur que la veille, même si bien sûr le son est moins bon... Comme à son habitude dans « No Quarter », Jonesy se fait un concerto au risque d’endormir le public (heureusement réveillé par « Nutrocker »).
Ma réf. :
Destroyer II (Silver Rarities - 3 CD)

April 30 Pontiac Silverdome, Pontiac, Michigan
Show historique car longtemps resté dans le Guinness Book comme le record du plus grand nombre de spectateurs payants (et donc aussi de la plus grosse rémunération…) pour un concert de rock. Enregistrement public moyen.
Ma réf. :
3 CDR d’origine inconnue

Seconde partie de la tournée. Les casquettes nazies sont définitivement enterrées et la Andy Manson de JPJ a été livrée… « Trampled Underfoot » n’est plus jouée en rappel.
May 18 Jefferson Memorial Coliseum, Birmingham, Alabama
Son moyen.

May 19 L.S.U. Assembly Centre, Baton Rouge, Louisiane

May 21 The Summit, Houston, Texas

May 22 Tarrant County Convention Center, Fort Worth, Texas
Trois sources bonnes à très bonnes, dont la meilleure ne comporte que la fin du show et figure notamment sur le disque 2 de « Duckwalks & Lasers », bootleg du label RSR. Bon show, bonne ambiance. Le public s’entend pas mal sur la source la plus complète du triple CD « It’ll be Zep » (Silver Rarities) (il y a un abruti qui n’arrête pas de crier « Zoso » au moment où commence « Nobody’s Fault But Mine »…). Mick Ralphs, le guitariste de Bad Company, participe à l’interprétation de la chanson de Jerry Lee Lewis « It’ll Be Me » en rappel.
Ma réf. :
Duckwalks & Lasers (RSR 204 A/B)
It’ll Be Zep (Silver Rarities - 3 CD)

May 25 Capitol Centre, Landover, Maryland
Son mauvais.

May 26 Capitol Centre, Landover, Maryland SB
Son moyen pour l’enregistrement public. Une nouvelle source SB (ou peut-être même repiquage audio d’une vidéo ?) est apparue en mai 2003.

May 28 Capitol Centre, Landover, Maryland
Son moyen.

May 30 Capitol Centre, Landover, Maryland
Son très bon.

May 31 Coliseum, Greensboro, Caroline du Nord
Une bande existe peut-être (?)

June 3 Tampa Stadium, Tampa, Floride
Ce show fut interrompu à cause d'une pluie battante (et suivi d’une émeute…). Il fut néanmoins piraté ! La bande, de qualité excellente, fut exploitée au sein de la collection de 10 LPs "Strange Tales from the Road" (RSR/International).

June 7 Madison Square Garden, New York, NY
Six dates consécutives, toutes enregistrées avec un son généralement à peine bon. Un film amateur existe également (tourné de très loin de la scène) et un petit morceau de soundboard du 11. Ce furent pourtant des shows intéressants pour l’époque. L’effort produit par le groupe transparaît notamment au travers de l’inclusion d’« Heartbreaker » au set le 11 et le 13.

June 8 Madison Square Garden, New York, NY

June 10 Madison Square Garden, New York, NY

June 11 Madison Square Garden, New York, NY SB
Le concert le mieux documenté de la série, avec un enregistrement complet assez mauvais (« Heartbreaker » en rappel final), un autre très bon mais restreint à 2 heures (ma réf. distribuée par les FBO) et des fragments de soundboard (« No Quarter » « TYG » et partie du set acoustique). Plant a l’air très excité pour ce 4ème soir au Madison, mais la performance n’est pas géniale. Parmi les moments à retenir, le « No Quarter » de 32 minutes…
Ma réf. :
MSG 11/6/77 (FBO tree - 3 CDR)
Coast To Coast (Celebration Difinitive Masters – CD)

June 13 Madison Square Garden, New York, NY

June 14 Madison Square Garden, New York, NY

June 19 San Diego Sports Arena, San Diego, Californie
Son très bon, presque excellent (dû à Mike the Mike). Jones semble souffrir du dos («bad back ») alors Plant en profite pour faire toutes sortes de jeux de mots avec « back » (« backgammon », « we’ll be back… »). « Black Country Woman » / « Bron-y-Aur Stomp » est précédée de « Mystery Train » et contient même quelques accords de « Dancing Days ». Bonzo ne semble pas en forme dans le set acoustique, et d’ailleurs « Over The Top » ne sera pas joué ce soir-là. C’est la seule zone d’ombre d’un concert autrement excellent pour l’époque.
Ma réf. :
Californian Mystery Train (Silver Rarities - 3 CD)

June 21 The Forum, Inglewood, Californie :P :P
Excellent enregistrement, généralement considéré comme la meilleure source jamais enregistrée depuis le public, c’est le chef d’œuvre du célèbre Mike the Mike. Le show est très bon (mais ça reste un show de 77…). On retiendra surtout le show opener et la version dingue de « No Quarter » avec son intermède rock’n’roll greffé dans le solo de piano… Le titre sous lequel cet enregistrement fut exploité la première fois est « Listen To This, Eddie » (la première moitié du concert, sur un double LP Rock Solid Records, insert des pochettes originales ci-dessus). C’est une allusion aux critiques faites par Eddie Van Halen sur le jeu erratique de Jimmy Page en live, dans une interview de 1981. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’écoute de cette bande donne raison à Eddie, mais… Page fait quelques petites erreurs et se montre moins inspiré qu’en 73 ou 75. Le public californien est comme toujours très enthousiaste, ce qui contribue à donner une atmosphère très vive à l’enregistrement (peut-être que la bande défile un poil trop vite, aussi…). Moment d'anthologie : comme un problème technique empêche Bonzo de commencer « Over The Top », Plant meuble pendant 3 minutes en le présentant sous toutes sortes de surnoms farfelus. « Heartbreaker » fut jouée ce soir-là après « Over the Top ».
Ma réf. :
Listen to this Eddie vol.1,2,3 (Silver Rarities - 3 CD)

June 22 The Forum, Inglewood, Californie
Apparemment deux sources (l’une bonne, l’autre moyenne) sont combinées pour couvrir la totalité du concert. La qualité sonore handicape vraiment ce show en comparaison des deux dates classiques qui l’entourent, et c’est bien dommage car il est musicalement très bon. Percy ajoute « You Shook Me » et « The Lemon Song » dans « In my Time of Dying », puis commente « nostalgia… », avant de se moquer de Page qui est en train de perdre sa culotte. Notons au sujet des « plantations » que le mot « badge-holder » fait aujourd’hui son apparition dans le dialecte zeppelinien… Comme c’était souvent le cas en 77, Page casse une corde durant « Bron-Y-Aur Stomp », obligeant ses comparses à improviser. Et « Over the Hills » fut rajoutée à la set-list après « Over the Top »...
Ma réf. :
Time Traveller (TDOLZ - 4 CD)

June 23 The Forum, Inglewood, Californie :P :P
Bizarrement, « Sick Again » ne s’enchaîne pas directement derrière « The Song Remains »… ce qui laisse à Percy le loisir de souhaiter au public : « Welcome to 3 hours of lunacy… ». Ambiance Monty Python dans la suite, lorsque notamment Plant invite le public à jouer à « spot the looney » (c’est une fois de plus après Jonesy qu’il en a…). Ce show très bien enregistré est connu sous le titre “For Badgeholders Only” (car Plant n’arrête pas de faire référence au staff, aux groupies, aux invités dont Keith Moon etc… sous le terme de « badge-holders »). Il contient quelques petites faiblesses d’interprétation (Jonesy a planté « Kashmir »…), mais c’est un concert historique par la présence du batteur des Who sur Over the Top et les rappels (d’ailleurs le looney Mooney sait tirer toute la couverture à lui…) ! Un autre titre donné à ce bootleg fut donc en toute logique : « The Sticks that Shook the World »… Plusieurs sources, qui se valent au niveau du son, sont connues (l’une provient de Mike the Mike). Celle réputée la meilleure est celle utilisée sur le vinyle du label Dragonfly… et qui semble avoir disparu depuis !… Pour moi, le meilleur concert de 77 (en tout cas le plus drôle…). « Trampled Underfoot » figure dans le set. Quelques passages ont aussi été filmés (cf. la section « spotlight » d’Electric Magic).
Ma réf. :
For Badge Holders Only (ARMS - 3 CD)

June 25 The Forum, Inglewood, Californie :P
Excellent enregistrement (signé Mike the Mike). Dispute avec Eddie et les Badgeholders le titre de meilleur bootleg de l’année 77 (au niveau de la qualité sonore et de l’atmosphère) !... Eddie garde quand même une courte tête sur le présent show… « In my Time of Dying » contient « Rip It Up » et « You Shook Me ». « The Battle of Evermore » est un peu cafouilleuse mais le reste du set acoustique est très bien. « Trampled Underfoot » fut ajoutée au set à la suite d’une belle version de « White Summer / Black Mountain Side / Kashmir ». “The man who is constantly asleep… The dormouse… John Heineken Bonham over the Toppppppppp” annonce Plant. Bonzo démontre dans les 27 minutes qui suivent toute l’ironie de la plaisanterie. Le rappel ne fut pas « Rock & Roll » mais « Communication Breakdown » (pour la seule fois de la tournée) avec une intro de « Whole Lotta Love » très bizarre.
Ma réf. :
Bursting Night (TDOLZ - 3 CD)

June 26 The Forum, Inglewood, Californie
Enregistrement moyen à bon. Un film existe aussi. L’interprétation est du même tonneau que le restant de la semaine (c’est à dire encore très bonne). « No Quarter » atteint la demi-heure. «That’s Alright» précède “Black Country Woman”. Des accords très étranges ensuite dans « Bron-Y-Aur Stomp ». Rappel : “It’ll Be Me” (comme à Fort Worth) avec les membres du groupe Bad Company.
Ma réf. :
Sundazed – LA day 5 (Silver Rarities - 3 CD)

June 27 The Forum, Inglewood, Californie
Dernière date au LA Forum. Son excellent (encore un coup de Mike the Mike). Le show le plus excentrique (le plus long…) de la tournée 77. Page se défoule sur son instrument, au risque de se coincer les doigts… “Black Country…/… Stomp” est allongée par « Going Down South » en intro puis par « Dancing Days ». 33 minutes de « No Quarter », plus de 25 minutes de solo électronique de Page (avec un mélange de « I Wanna Live in America », « The Star-spangled Banner » et du solo de « Heartbreaker ») enchaînant sur une version minable de « Achilles »... Pas étonnant après ça que la performance soit souvent jugée trop excessive, et donc moins bonne, que celles des nuits précédentes… l’heure des vacances a sonné. Avant le rappel, Robert remercie toute l’équipe technique et les « badge-holders » pour cette semaine de folie au L.A. Forum, et annonce après « …and we shall come back again… I think… ».
Ma réf. :
Sunset (TDOLZ - 4 CD)

Troisième et dernière partie de la tournée…
July 17 Kingdome, Seattle, Washington SB
Nous attendons toujours de savoir si le film complet de ce show sera commercialisé légalement un jour, comme certaines rumeurs le laissaient entendre… d’après les déclarations de Page lors de la promo du DVD officiel sorti le 27 mai 2003, ce ne sera jamais le cas… mais bon… Telle que l’histoire est généralement racontée, Peter Grant savait bien que les précédents passages du groupe à Seattle avaient donné lieu aux plus joyeux délires de leur carrière. Il voulut donc cette fois-ci immortaliser le show sur vidéo, mais dès la fin du concert se fit remettre personnellement les bandes, et les garda pour lui. Il faudra attendre l’an 2002 pour qu’une version du film apparaisse sur le marché parallèle... Notamment un double DVD made in Japan… Plusieurs sources sonores professionnelles sont aujourd’hui connues : des fragments de soundboard (la toute fin du concert, à partir de « Achilles ») et beaucoup plus récemment un repiquage audio de la vidéo (allant jusqu’à « Achilles ») ont été bootleggés en CD. Il existe aussi un enregistrement public moyen/bon de tout le concert (« Kingdom of Zep » chez SiRa). Passages marrants dans le set acoustique : quand Plant demande au public d’arrêter de jeter des pétards car ça fait trop de bruit, ou plus tard quand Jones et Bonham se lancent dans un jam bizarre en plein milieu de « Bron-Y-Aur Stomp » (Plant expliquant ensuite la cause : une corde cassée…). D’après les témoignages, le show fut décevant, d’une part en comparaison avec ceux exceptionnels de 75, mais aussi simplement du fait que le stade du Kingdome, qui venait d’être construit, avait une acoustique inadaptée (ça résonne comme à Earl’s Court…). C’est tout de même un assez bon concert au regard de l’année 77…
Ma réf. :
Kingdom of Zep (Silver Rarities - 3 CD)
Coast To Coast (Celebration Difinitive Masters – CD)

July 20 A.S.U. Activities Center, Tempe, Arizona
Son moyen.

July 23 Oakland-Alameda County Coliseum, Oakland, Californie
Son moyen. Concert diurne, organisé par Bill Graham, tout comme la dernière fois que Led Zep passa dans la région (Kezar 73…). Le show n’est pas génial. Page joue très mal (en particulier un accident désastreux dans « Ten Years Gone ») mais le public reste enthousiaste, et est récompensé par « Black Dog » en rappel final (pour la seule fois de la tournée)…
Ma réf. :
It’s Been Great (IQ – 3 CD)

July 24 Oakland-Alameda County Coliseum, Oakland, Californie
Le public dut subir Judas Priest en première partie. Il y avait un peu de vent, un dirigeable surplombait la scène, Plant portait un tee-shirt marqué « Nurses do it better ». Ce fut le dernier concert américain de Led Zeppelin. La bande apparut sur le quadruple LP « Alpha et Omega » (cf. Gonzaga 68), puis complète sur CD. Le son est très bon. Le show en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais ça s’écoute bien. Quelques bribes de « Mystery Train » ouvrent « Black Country Woman ». Jimmy oublie un peu de jouer (ou a encore cassé une corde ?) et laisse Jones et Bonham jammer un peu au cours de « Bron-Y-Aur Stomp ». Quelques fautes d’interprétation par moments (notamment une évidente dans « Achille’s Last Stand »)…
Une anecdote célèbre est restée associée au passage de Zeppelin à Oakland. Le soir du 23, le fils de Peter Grant avait ordonné à un roadie travaillant pour Bill Graham de lui donner les lettres « Led Zeppelin » qu’on avait mises sur la porte d’une loge. Le type refusa et houspilla le gosse. Bonzo intervint alors, puis Grant et ses sbires tabassèrent le mec. Steve Weiss réussit à faire signer à Bill Graham un document renonçant à toute poursuites et autorisant le groupe à jouer le deuxième concert, mais le climat fut tendu toute la journée et Jimmy passa une partie du show assis sur un tabouret en signe de protestation. Une fois le concert bouclé, Graham dénonça le document comme sans valeur légale, et le lendemain matin, la police débarqua et arrêta Bonham et Grant (Richard Cole raconte qu’il a dû jeter la came qui trainait à ce moment-là…). Tout le monde fut relâché très rapidement, mais Bill Graham fut extrêmement en colère. L’histoire fit qu’il n’eut pas besoin de mettre à exécution ses menaces d’empêcher Zeppelin de se produire à nouveau dans ses salles. La fin de la tournée fut amputée de quelques dates suite à la mort de Karac Plant. On raconte que Page et Jones ne firent pas l’effort de venir aux funérailles, reprochant à Plant d’avoir fait annuler les concerts. Les relations furent dès lors assez froides au sein du groupe, ce qui, s’ajoutant aux effets toujours plus néfastes de la drogue, précipita son déclin.
Ma réf. :
Alpha & Omega (RSR 241 C/H)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Richfield Coliseum, Cleveland, Ohio 27/04/77 & 28/04/77 (“Destroyer”)
:P :P LA Forum 21/06/77 (« Listen to This, Eddie »)
:P :P LA Forum 23/06/77 (« For Badgeholders Only »)
:P LA Forum 25/06/77

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Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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1979
Il ne faut pas se voiler la face, 1979 reste dans l’histoire du groupe comme l'année du désastre. Le grand retour du Zeppelin sur scène était attendu au tournant… et les critiques ne lésinèrent pas sur les commentaires péjoratifs. Miné par l'abus de drogues et d'alcool, et négligeant les répétitions, le groupe se livra à une série de quatre prestations assez pitoyables…
Set list :
The Song Remains the Same/Celebration Day, Black Dog, Nobody's Fault But Mine, Over The Hills And Far Away, Misty Mountain Hop, Since I've Been Loving You, No Quarter, Ten Years Gone (24/7 et 4/8 seulement), Hot Dog, The Rain Song, White Summer/Black Mountain Side/Kashmir, Trampled Underfoot, Sick Again (24/7, 4 & 11/8 ), Achilles Last Stand, Guitar Solo/In The Evening, Stairway To Heaven, rappels : Rock And Roll (23/7, 4 & 11/8 ), Whole Lotta Love (24/7, 4 & 11/8 ), Heartbreaker (4/8 ) ou Communication Breakdown (11/8 ).

"Copenhagen Warm-Ups"
July 23 Falkoner Theatre, Copenhague, Danemark
Pour son grand retour sur scène après deux ans d'absence, le groupe choisit une petite salle danoise, avant d'affronter la foule anglaise à Knebworth. Malheureusement, les problèmes techniques sont si nombreux qu'ils nuisent considérablement au show, depuis les dimensions du décor (un écran de projection et une arche portant des spotlights, prévus pour Knebworth, mais trop petits pour rentrer dans le Falkoner…) jusqu'au matériel audio et le light-show défaillants (ce qui retarde le commencement du show, comme s’en excuse Plant, et motive notamment la suppression au dernier moment de « Ten Years Gone », chanson nécessitant le tripleneck de Jones). Tout le monde joue faux ou se trompe dans les chansons (dont un certain nombre n’avait pas été jouées depuis 1973). La manière dont Page joue est particulièrement intolérable. Les ratages les plus évidents sont la partie de basse à 8 cordes dans « Over The Hills », celle de guitare dans « Misty Mountain Hop », et tout dans « HOT DOG », « Achilles… »… Sans oublier le « fameux » synthé Yamaha que Jonesy inaugure ici... La réception du public danois est néanmoins très enthousiaste. « Rock and Roll » en (seul) rappel pour la peine. Ce show, immortalisé par un enregistrement public d’excellente qualité (et les bootlegs correspondant, comme le « Melancholy Danish Pageboys Get It On », triple LP montré ici…), est souvent désigné comme étant le plus mauvais de toute leur carrière !
Ma réf. :
Copenhagen Warm-Ups (I) (2 CDR)

July 24 Falkoner Theatre, Copenhague, Danemark
Pour la seconde fois, le show est piraté, ci-contre dans la version triple LP originale du label coréen Geiko-Sukui (avec sa pochette bizarre, qui maquille les titres des chansons en « White Cat » pour « Black Dog », etc…). Ce concert dégage une impression très énergique pour l’époque (la veille ils avaient la pêche aussi mais jouaient plus mal). Son ambiance me paraît pour cette raison un peu meilleure que celle de Knebworth... Bonham et Jones arrivent (presque) à être irréprochables. Page n’est certes pas à son meilleur niveau, mais pour un concert de 79 il se défend quand même très bien (c’est à dire qu’au lieu de jouer de manière lamentable, il joue de manière atroce). Plant est totalement à côté de la plaque car il ne connaît manifestement pas toutes ses paroles. Contrairement à la veille, « Ten Years Gone » et « Sick Again » sont jouées comme prévu, et « Whole Lotta Love » est exécutée comme (seul) rappel, avec son nouvel arrangement caractéristique de l’année 79.
Ma réf. :
Copenhagen warm-ups, the second night (Geiko-Sukui – CON EN I/VI)

KNEBWORTH FESTIVAL
Aug. 4 Knebworth Festival, Stevenage, Royaume-Uni :P SB
L'idée était d'organiser une grande fête autour du retour du Zeppelin sur scène (la dernière fois que le public anglais les avait vus remontait à mai 75) à l’occasion de la promotion de « In Through the Out Door ». On prit pour cela l’occasion de la Knebworth Fair, festival musical où se produisirent également cette année-là Fairport Convention, les New Barbarians de Keith Richard, etc… cf. l’affiche ci-dessous… Zeppelin entra en scène avec environ une heure de retard (ils ont attendu qu’il fasse nuit pour faire fonctionner le light-show, soi-disant...) et joua aussi pitoyablement qu'à Copenhague. Les détracteurs du groupe se pressèrent de fustiger la médiocrité du concert, qualifié de désastre. La presse musicale colporte encore de nos jours le souvenir d'un grand rendez-vous manqué, où les dinosaures se couvrirent de ridicule. Cependant, les 300 à 400000 spectateurs semblent avoir gardé un bon souvenir de l'évènement, et le groupe aussi ! Le pro-shot d’une partie du spectacle est connu dans les cercles d’échanges (notamment durant « Ten Years Gone », dont ce fut la dernière interprétation sur scène), et le soundboard du show complet, ainsi qu'un très bon enregistrement complet du public. Le DVD officiel utilise en partie le film (retouché) de ce concert (l’absence de version live officielle de « Ten Years Gone » devient donc d’autant plus inadmissible !). Aux dires de Page, la source utilisée pour cette version officielle était conservée dans un format de bande obsolète, ce qui nécessita pour sa duplication de localiser la seule machine au monde encore adaptée à sa lecture !…
Ma réf. :
Knebworth vol. 1,2,3 (Flying Disc – 3 CD)

Aug. 11 Knebworth Festival, Stevenage, Royaume-Uni :P SB
Sensiblement la même chose que la semaine précédente. On dit souvent que s’il faut posséder un seul concert de 79, c’est celui-là, mais personnellement je préfère plutôt le précédent (sans parler du deuxième soir à Copenhague…). Des problèmes techniques se manifestèrent pendant « Black Dog » et surtout à la fin de « Over the Hills and Far Away ». « No Quarter » est bizarrement émouvant par l'incapacité de Page à faire décoller son solo, après une partie de piano intéressante (ce fut la dernière fois que le morceau fut interprété sur scène). « Ten Years Gone » fut supprimée. « Achille's Last Stand”, “In The Evening” et surtout “Stairway” furent des massacres. Le public fut néanmoins encore très chaud ! La version de « Whole Lotta Love », avec le « Boogie Chillun' » et un long passage hard sans theremin, est intéressante… Comme pour le 4/8, il existe un film et un soundboard (complets) et un très bon piratage audio depuis le public.
Le film est sorti en DVD pirate. Une partie est également présente dans le coffret double DVD officiel sorti le 27 mai 2003.
Ce show fut probablement le dernier à la démesure mythique qu'avait atteint le groupe au milieu des années 70. La tournée suivante apparut plus humble, avec des shows dépassant rarement les deux heures, et dont la set list était conçue dans une optique "best of".
Ma réf. :
Cassette (Au) d’origine inconnue

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Knebworth Festival 04 & 11/08/79

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1980
4TH EUROPEAN TOUR ("Tour Over Europe")
Pour chacun des 14 concerts de l'année 80, il existe au moins des fragments de soundboard (très courants) et des enregistrements public (plus rarement exploités en disques bootlegs). D’après certaines rumeurs, la plupart des soundboards du Zep ont fait leur apparition sur le marché après avoir été volés au domicile de Jimmy Page en 1986. On peut donc légitimement avoir un pincement au cœur en les écoutant, mais ils seraient sans doute demeurés inconnus autrement… Ces shows sont assez ternes en général et se ressemblent tous beaucoup. L'interprétation est relativement meilleure qu'en 79, mais reste bourrée d'erreurs dues à un excès de confiance en soi (mais aussi d’alcool, de stupéfiants…). Dans certains passages, le groupe a l’air très fatigué, Jonesy le porte (difficilement) à bout de bras !… Le résultat paradoxal est que les plus grosses bourdes commises dans ces concerts en constituent souvent les principaux centres d'intérêt ! On remarquera surtout le « syndrome du manche gluant » dont souffre Page dans nombre de ses solos, le manque de puissance de Bonzo, et la lasssssitude de Plant (surtout quand arrive le moment d’interpréter « Stairway to Heaven »…). La set list comporte volontairement des chansons assez courtes, très connues et assez représentatives de toute la carrière du groupe (« back to the classics »). En conséquence, les shows sont d’environs deux heures, privés des traditionnelles improvisations à rallonge (« No Quarter », « Moby Dick », guitare et archet…). Bizarrement, « Train Kept A Rollin’ » a été recyclé comme show opener. Il est intéressant de disposer de versions live correctes de titres d’« In Through The Out Door » (en particulier « All My Love », grande performance de Jonesy… même si Page semble souvent vouloir la saboter en y délivrant des solos frisant la débilité absolue). Le reste des chansons a été mieux interprété à d'autres époques. « Trampled Underfoot » apparaît souvent comme un point fort de la set list, l’occasion pour Page de donner le change... Mais « The Rain Song » et surtout « Since I’ve Been Loving You » sont souvent aberrantes... et si quelqu’un connaît la réponse à la question « mais pourquoi s’entêtaient-ils à jouer « Hot Dog » sur scène ? », ça m’intéresserait de comprendre… Plant a trouvé un nouveau signe de ralliement pour faire saluer le public ("Eye Thank Yew") : c’est la marque de fabrique de ce qui demeurera la dernière tournée de l’histoire de Led Zeppelin.
Une question demeure cependant : pourquoi ne sont-ils pas passés par la France ???…
Set list usuelle :
Train Kept A Rollin', Nobody's Fault But Mine, (introduit par Jimmy Page :) Black Dog, In The Evening, The Rain Song, Hot Dog, All My Love, Trampled Underfoot, Since I've Been Loving You, Achilles Last Stand, White Summer/Black Mountain Side/Kashmir, Stairway To Heaven, 1er encore : Rock And Roll, 2e encore : Whole Lotta Love ou Heartbreaker ou Communication Breakdown.

June 17 Westfalenhalle, Dortmund, Allemagne SB
Soundboard presque complet (qui défile trop vite dans ma réf.). Le groupe n’est pas au point, semblant hésiter et se trompant par moments (surtout au début, puis dans « Achille’s » et « Stairway »), mais certains concerts plus tardifs dans la tournée seront pires... Page annonce « Schwartz Hund » pour « Black Dog ». « Hot Dog » est dédiée à Barry Marshall qui (d’après Plant) conduit leurs camions et a le nez qui s’allonge quand il ment. Le deuxième rappel est une version assez déconcertante de « Whole Lotta Love » contenant « Heartbreaker » au lieu du passage instrumental avec la Theremin. Plant quitte la scène en poussant le cri triomphal « Dinosaurs rule ! »…
Ma réf. :
Dortmund 1980 (Tarantura - 2 CD)

June 18 Sporthalle, Cologne, Allemagne SB
Soundboard presque complet (des trous dans « The Rain Song », « Achille’s Last Stand », « Stairway »… bouchés par la source du public sur ma réf.). Pas le concert le plus catastrophique de la série, pas le meilleur non plus… « Communication Breakdown » en rappel final.
Ma réf. :
Cologne 1980 (TDOLZ - 2 CD)

June 20 Forest National, Bruxelles, Belgique SB
Soundboard presque entier. Mais si ce concert vous intéresse vraiment, je vous conseille plutôt l’enregistrement fait depuis le public, un peu moins clair bien sûr, mais tellement plus dynamique (malgré un trou dans « Trampled » et les commentaires près du micro)… C'est un plaisir pour les collectionneurs francophones que d'entendre Jimmy dire : "Bonsoir... Nous avons (incompréhensible)é une petite chanson, et le petit chanson qui s'appelle qui s'appelle... OK, Chien Noir !". Allusion à « That’s the Way » à l’intérieur de « Since I’ve Been… ». Massacre total d’« Achille's Last Stand » (Page relance un 3ème couplet au lieu de partir dans son solo, ce qui déstabilise Plant, et lui fait mélanger ses paroles un peu plus tard dans la chanson…). Page réclame le silence au tout début de « White Summer », et est obligé de jouer le morceau sous les sifflets de la foule. Fin intéressante avec un « Whole Lotta Love » aux élucubrations funky, reprenant le « Boogie Chillun' » avec ces vers auto-parodiques de Plant : "This boy's reach'd the age of 31... I mean 24... Sorry !". Philippe Manoeuvre avait écrit une critique très mauvaise de ce concert dans Rock and Folk, décrivant surtout la fatigue (le vieillissement prématuré…) des membres du groupe qu’il interviewa après le concert…
Ma réf. :
Brussels Affair (The Swingin’Pig - 2 CD) (SB)
Belgium 80 (FBO-tree – 2 CDR) (Au)

June 21 Ahoyhallen, Rotterdam, Pays-Bas SB
Le soundboard commence après « The Rain Song ». Bizarrement, il est souvent exploité sur un seul CD, amputé d’un ou deux titres, mais avec « The Rain Song » ajoutée d’une autre date (?)… C’est l’un des rares concerts de la tournée pour lesquels la version enregistrée depuis le public circule en bootleg commercial (« Not Guaranteed to Wake You » chez TDOLZ). Il s’en est fallu de peu que Page parvienne à faire un bon solo dans « All My Love ». Bonnes versions de « Trampled Underfoot », et d’« Heartbreaker » en final.
Ma réf. :
Live in Rotterdam (The Swingin’Pig - CD)

June 23 Stadthalle, Brême, Allemagne SB
Soundboard complet. Egalement un enregistrement du public qui pourrait être très bon s’il n’avait pas un défilement beaucoup trop rapide (utilisé dans ma réf., conversion du vinyle du même nom, contenant le début du concert). “Communication Breakdown” en rappel.
Ma réf. :
Swinging the Lead (Inedits vol. 5 - CD)

June 24 Messehalle, Hanovre, Allemagne SB
Soundboard complet (sauf une coupe dans « Trampled Underfoot »). A entendre le vocabulaire qu’il emploie (« torture », « fuckin’horrible place »…), Plant n’est vraiment pas content d’être sur scène ce soir. Une blague de Bonzo : il fait semblant de commencer à jouer « Moby Dick ». Concert vite écouté, vite oublié… Comme la veille, le rappel final est « Communication Breakdown ».
Ma réf. :
Spitfire (Theramin - 2 CD)

June 26 Stadthalle, Vienne, Autriche SB
Le soundboard ne couvre que la fin du concert (« Whole Lotta Love » en rappel). L’enregistrement fait depuis le public est très bon et constitue un document intéressant. Le concert commence assez bien : Page ne joue pas trop faux, Plant a l’air en forme, par contre ce n’est pas le soir de Jonesy, qui plante « In the Evening »… Mais pour une raison inconnue, « Achille’s Last Stand » est sorti de la set list. Et durant « White Summer », un pétard atteint Jimmy et le show est arrêté. Le concert reprend à « Kashmir » après une longue annonce du promoteur (engueulant comme il se doit les « Idioten » qui on salopé la soirée !).
Ma réf. :
Bedtime for Bonzo (FBO-tree, 2 CDR)

June 27 Messezentrum Halle, Nuremberg, Allemagne SB
Concert annulé après « Black Dog », Bonzo présentant des signes de fatigue trop importants. Dommage car ça ne semblait pas trop trop mal parti…
Ma réf. :
Bedtime for Bonzo (TDOLZ > CDR)

June 29 Hallenstadion, Zurich, Suisse :P SB
Soundboard (presque) complet. Souvent considéré comme le meilleur concert de la tournée, c’est effectivement une réussite musicale étonnante en comparaison avec le reste de la période. Page en particulier est à un niveau très acceptable. C’est le concert de la tournée où le groupe (surtout Plant) apparaît le plus décontracté et sympathique vis à vis du public (ceci explique peut-être la qualité relative de l’interprétation). Ce show contient notamment une version de « Kashmir » dont on ne sait trop si on doit en rire ou en pleurer (Jonesy se perd totalement dedans et c’est la panique…), et que Plant suggère donc à d'éventuels bootleggers d'effacer... « Stairway » est très bonne pour l’époque (et contient des missing verses étranges comme « I’m jumpin’ & changin’ »…). Les rappels commencent avec l’annonce du groupe par Claude Nobs, et finissent par « Heartbreaker ».
Ma réf. :
Swiss Made (Turtle - 2 CD)
CDR d’origine inconnue

June 30 Festhalle, Francfort, Allemagne :P SB
Soundboard complet. Un très bon concert, surtout pour la période (même une bonne version de « Hot Dog »… mais si :P…). Jimmy s’interrompt pendant « White Summer » pour réclamer le silence du public… « Stairway » comporte une missing verse très bizarre comme la veille (« Jumpin’ the train… » ?) et un solo très honorable. Contient une chanson supplémentaire jouée en deuxième rappel ("Money") avec la participation de Phil Carson à la basse (NB : c’est un bon vieux standard, pas la chanson de Pink Floyd !). « Whole Lotta Love » contient le « Boogie » et “Frankfurt Special - Station Blues”. Exploité notamment sur le double LP « Dinosaur » et son jumeau « Moonlight », du label australien Waggle.
Le lendemain au même endroit eu lieu un concert de Santana où Jimmy fit une apparition…
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

July 2 Eisstadion, Mannheim, Allemagne SB
Soundboard quasi complet. Une source très bonne du public existe aussi (utilisée dans le double LP “Zoso 80” prétendument manufacturé en France...). Jimmy annonce “Strangers in the Night” mais bien sûr c’est “Black Dog” qui est jouée. Par moments c’est Jones qui joue le plus faux (version atroce de « In the Evening »…). En dehors de ça, c’est un concert assez typique de la tournée. Les paroles de « You Shook Me » s’insinuent dans « Since… », et le « jumpin’ and changin’ » dans « Stairway ». Rappel final : un gros “Whole Lotta Love” (avec le « Boogie »).
Ma réf. :
Zoso 80 (ZM-278 Pepso)
Dinosaur Watching 1&2 (Flying Disc - 2 CD)

July 3 Eisstadion, Mannheim, Allemagne SB
Soundboard complet. Globalement ce n’est pas un trop mauvais concert : Page et Jones jouent faux, mais dans la bonne humeur… Jimmy refait la même blague que la veille au moment de “Black Dog”. Robert dédicace « The Rain Song » à Benji Le Fevre puis plaisante avec Jimmy sur les petits problèmes techniques qui retardent le lancement de la chanson. “Communication Breakdown” d’abord, puis “Rock and Roll” en rappels.
Ma réf. :
The Last Day in Mannheim (Whole Lotta Live - 2 CD)

July 5 Olympiahalle, Munich, Allemagne SB
Seuls les rappels (“Rock and Roll”, “Whole Lotta Love”) figurent sur le soundboard. Le show complet (ou presque : défaut dans “In the Evening”, manque le début de “Hot dog”, coupe importante dans “Achille’s...”) est connu grâce à un enregistrement du public bon (défile peut-être un peu vite). Il y a beaucoup de battements de mains et de bruits du public (en particulier un crétin qui crie les paroles de “Black Dog”...). Le show commence assez bien mais est très moyen dans sa deuxième moitié. Le batteur de Bad Company, Simon Kirke, remplace Bonzo sur le rappel “Whole Lotta Love” qui débute bizarrement par un riff à la “Moby Dick”, et comporte quelques avant-goûts de la version finale du lendemain...
Ma réf. :
2 CDR d’origine inconnue

July 7 Eissporthalle, Berlin, Allemagne :P SB
Soundboard complet. La bande public de très bonne qualité (mais présentant quelques défauts de vitesse ou de distorsion par endroits) fut également exploitée (mais largement moins que le soundboard). Pour le dernier concert de la tournée, le groupe se lâche un peu plus que les soirs précédents. Ceci aboutit à une version très développée de « Trampled Underfoot », très bonne étant donnée la période. « Achille's Last Stand » disparaît mystérieusement du set. Jimmy Page est obligé de parler pendant trois bonnes minutes avant de commencer « White Summer », le temps que la road crew, pas avertie de la suppression de la chanson précédente, prépare l'accordage ronflant de la Danelectro. Le morceau dépasse les 10 minutes et est assez barbant (dans la version public, on entend d’ailleurs qu’il est copieusement sifflé). « Stairway to Heaven » contient un solo excessif, qui porte la durée de la chanson à 14 minutes (probablement le record). Le final est une version dingue de « Whole Lotta Love » (19 minutes en ayant recours à des improvisations « industrielles » globalement assez stériles). Les derniers mots de Plant au public berlinois laissent supposer qu'ils reviendront. Il a parlé un peu vite. Le 25/9/80, John Bonham était retrouvé mort, ce qui causa l'annulation de la tournée U.S. prévue à partir d'octobre, et surtout mit fin à l'histoire de Led Zeppelin.
Ma réf. :
Complete Berlin (Silver Rarities - 2 CD)
Eternal Magic Box Set (mp3 d’après Empress Valley – gracieuseté de Philll et LoloP)

Récapitulatif : les dates à retenir…
:P Hallenstadion, Zurich 29/06/80
:P Festhalle, Francfort 30/06/80
:P Eissporthalle, Berlin 07/07/80

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Page, c'est technique, mais des fois, c'est de la branlette, un peu chiant. Keith Richards est bien moins fort techniquement, mais par contre ça sonne mieux.


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 Sujet du message: Historique bootleggers
MessagePosté: Nov 13, 2008 13:03 
Mimite
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L’œuf de Pâques 2007
Un aperçu (rapide et certainement inexact) de l’histoire des bootlegs…

Les pionniers
Il semble que le premier bootleg « pop » (des exemples de bootlegs classiques ou jazz plus anciens sont connus) fut le « Great White Wonder » constitué de démos de Bob Dylan. Ce double 33 tours fut pressé clandestinement en Californie en 1969.
Malgré l’aspect rudimentaire des produits et les tirages faibles (comparés aux capacités des grandes maisons de disques officielles), la curiosité des collectionneurs fut éveillée, et il devint clair au cours de l’année 1970 qu’un marché potentiellement important s’ouvrait aux bootlegs. On assista alors à la constitution de véritables maisons de disques parallèles, au méthodes artisanales, mais réussissant, par leur débrouillardise et grâce au flou légal qui régna dans un premier temps, à écouler facilement leur camelote. « Rubber Dubber » édita en 1970 une série de double albums tous enregistrés par un complice dans le public au L.A. Forum d’Inglewood, notamment le Zeppelin du 4/9/70. D’autres bootleggers décidèrent de relever le niveau de la production en proposant des objets plus soignés. Ce fut la naissance de « Trade Mark Of Quality » (TMOQ ou TMQ), avec son logo représentant un cochon. Ses disques étaient tirés en séries limitées sur vinyles couleurs, dans des pochettes souvent revêtues de papier coloré, portant une pastille du logo et le titre du disque tamponné, et associées à un insert (avec assez souvent une caricature signée William Stout, mettant en scène un cochon dans un contexte lié à l’artiste piraté). TMOQ tint rapidement le haut du pavé parmi les bootleggers, et reste de nos jours une valeur sûre pour les collectionneurs car l’aspect de sa production est relativement plaisant. Ce label exploitait une quantité importante d’enregistrements public inédits à l’époque (provenant pour une bonne part de sites californiens comme L.A. Forum, Anaheim Convention Center et Berkeley Community Theater…) mais commettait souvent des erreurs dans les dates et lieux d’enregistrement, et recyclait également des émissions de radio et des bootlegs de concurrents, pratiquant même le piratage pur et simple de certains disques officiels rares (notamment des Yardbirds).
La sortie de compilations ou de live officiels fut la riposte usuelle des maisons de disques. Pour ce qui est de Led Zeppelin, Peter Grant essaya de dissuader les acheteurs en créant la rumeur selon laquelle les bootlegs étaient si mal pressés que leur écoute devenait impossible après quelques passages. Il adopta par la suite une stratégie devenue une légende du folklore zeppelinien, à savoir casser les bootlegs qu’il trouvait en allant chez les disquaires…
Le règne de TMOQ fut particulièrement mis à mal quand « Ken » et « Dub », les associés à l’origine du label, se séparèrent, l’un restant à la tête de TMOQ, et l’autre produisant de faux TMOQ sur des matériaux moins nobles. Le vrai TMOQ répondit en changeant les pastilles rondes sur ses pochettes par des pastilles rectangulaires affirmant « Genuine TMOQ disc ». L’autre adopta un nouveau logo (tête de cochon fumant un cigare) et prétendit presser ses disques en Hollande. Le vrai TMOQ cessa ses activités vers 1975, après avoir produit des dizaines de titres devenus des classiques (pour ce qui est de Led Zep : « Live on Blueberry Hill », « Mudslide », « BBC Broadcasts », « Going To California », « Bonzo’s Birthday Party », « V ½ »).
Au même moment, le faux TMOQ avait évolué en un nouveau géant du bootleg, « The Amazing Kornyfone Record Label » (TAKRL), dont le catalogue dépassa largement celui de TMOQ en nombres d’artistes piratés et de disques édités. Bien que plus rudimentaires que les TMOQ (pochettes blanches avec insert monochrome glissé sous l’emballage plastique, et pressage sur vinyle noir) les TAKRL sont pour la plupart de bonnes pièces de collection. TAKRL réussit à se fournir en bandes originales alors que des concurrents comme « Contraband Music » (CBM) pratiquaient davantage le recopiage de titres existant. Une autre maison de l’époque méritant d’être mentionnée est « Wizardo » (créé à l’origine par un collectionneur insatiable).
Parallèlement à cette évolution aux Etats-Unis, la production de bootlegs a commencé en Allemagne et au Japon (ainsi qu’en Angleterre et en Hollande).
Après la cessation d’activité de TAKRL en 1977, les bootlegs continuent de se multiplier devant la demande. On assiste à des résurrections plus ou moins durables des grands labels (TMOQ et TAKRL) mais manifestement ce ne sont plus les mêmes équipes (cette nouvelle production a peut-être d’ailleurs eu lieu sur le sol européen), et les procédés de fabrication évoluent (à la fin des années 80, passage aux pochettes imprimées au lieu des traditionnels inserts séparés…). Les compagnies telles que « Berkeley », « K&S » ou « Titanic » se contentent généralement de recopier des titres existants. Il n’existe plus de vrai grand label jusqu’à ce qu’arrive « Rock Solid Records » (RSR) vers 1985. RSR change ensuite son nom pour « International Records ». Bien qu’elle aussi a fait des rééditions (notamment à partir de plaques TMOQ…) la compagnie RSR / International a découvert de nombreux enregistrements qu’elle exploita en attachant toujours plus d’importance à l’aspect des pochettes et à la précision des informations, pour attirer la clientèle des collectionneurs (avec aussi des séries limitées sur vinyle couleur et même sur picture disc). RSR laissa une place généreuse dans son catalogue à Led Zeppelin, avec des titres comme « Listen to this, Eddie », « Alpha & Omega », « Strange Tales From the Road » (boite de 10 LPs), « Film Can » (tirage de 10 LPs dans une boite de film, sensée contenir une version de chaque chanson jouée live par le groupe) et le bootleg mégalomane intitulé « The Final Option » rassemblant 70 disques dans une seule boite (soit tout le catalogue RSR + TMOQ pour Led Zep… série limitée à 120 exemplaires). L’histoire de RSR s’arrête au bout de deux ou trois ans, quand le dirigeant du label est condamné pour… fraude fiscale.

La révolution numérique
Au milieu des années 80, la production de bootlegs a massivement émigré des Etats-Unis vers la Corée et l’Australie, et pris beaucoup d’ampleur en Allemagne et au Japon. En Australie « Toasted » alias « Condor » pressait encore des vinyles mais expérimenta aussi le format CD à la fin des années 80. En Europe au même moment, une brèche dans les législations de certains pays (Italie, Allemagne et Luxembourg) autorisa la copie et la vente d’enregistrements non officiels sous certaines conditions, dont notamment le versement de droits d’interprètes aux sociétés de perception correspondantes (SIAE en Italie, GEMA en Allemagne…) – droits que les artistes sous clauses d’exclusivité avec leurs maisons de disques officielles ne peuvent évidemment pas se permettre d’encaisser. Vinrent alors des labels opportunistes comme « The Swingin’Pig » qui sortaient des soundboards en s’enregistrant à la GEMA. Ce label, actif principalement en 1989-90, fut une holding luxembourgeoise commandant une usine allemande, revendiquant implicitement sa filiation avec les vieux bootleggers de TMOQ en adoptant un logo représentant un cochon fumeur. Utilisant principalement le format CD (avec des tirages pouvant atteindre 10000 exemplaires), elle édita également ses titres sur vinyles en séries limitées couleur (un autre label agissant exactement pareil fut « Oh Boy ! »). En Italie, toutes sortes de sociétés (« Great Dane », « Oil Well », « Live Storm »…) s’empressèrent également de publier sans discernement des CDs tamponnés SIAE, à partir de toutes les sources qu’il leur était possible de trouver (y compris recyclage de vinyles)… Ce furent les beaux jours de la production de bootlegs européens, atteignant un pic vers 1994 (époque d’activité intense de « Silver Rarities », qui exploitait plutôt des sources du public dont certaines totalement nouvelles…). Ponctuellement, des fabricants allemands et italiens (ainsi qu’australiens pendant une courte période) ont pu augmenter leur production et l’écouler à très bas prix dans les supermarchés, en toute impunité grâce au failles légales de l’époque. La fabrication de bootleg est redevenue clairement illégale en Europe, et très rare en pratique (mais davantage pour des raisons économiques que légales). Elle a eu à pâtir de l’avènement de la technologie CDR : la fabrication de CDs mise à la portée de n’importe quel particulier, le pressage en usine devenait dès lors moins rentable compte tenu des risques, pour les labels de bootlegs professionnels. La situation est un peu différente au Japon, seul pays produisant encore des CDs bootlegs grâce à la tolérance de ses législateurs. Cette industrie soigne la fabrication à outrance pour satisfaire une clientèle de collectionneurs aisés (et un peu neuneus) prêts à payer des sommes exorbitantes pour des objets rares de leurs groupes favoris (la manie des labels japonais comme « Tarantura », « Antrabata », « Akashic » ou encore « Empress Valley » étant de restreindre leurs séries entre 300 et 1000 exemplaires, et de se fournir en sources nouvelles ou de faible génération). A noter que certains de ces labels (pour la plupart inactifs maintenant…) ont eu une production entièrement consacrée à Led Zep, en particulier « The Diagrams of Led Zeppelin » (TDOLZ), « Image Quality » (IQ), « Immigrant » et « Cobla » (ou « Cobra », qui édite ses bootlegs en CDs ou CDRs dans des pochettes inspirées des classiques de l’époque vinyle). Une partie de cette production est disponible dans des boutiques spécialisées des mégapoles japonaises, dont on sait que Jimmy Page les fréquente à l’occasion… le reste est généralement écoulé dès sa date de sortie annoncée via des commandes sur internet.
Il y a fort à parier que la production de bootlegs, ayant atteint un pic vers 1993-94, disparaîtra presque totalement pour laisser la place à des pratiques privées (au sein de cercles de fans : trees, tape- ou CDR-trading), plus satisfaisantes moralement du point de vue des artistes... (2004).

Et aujourd’hui (pari perdu)…
Les pertes enregistrées par les maisons de disques avec la désaffection pour le format CD (et le téléchargement plus ou moins légal…) sont telles que leur priorité ne se situe pas sur le combat contre les bootlegs.
Néanmoins…
La vente de pièces de collections illicites sur eBay est devenue quasiment impossible pour les artistes des filiales de WEA (dont Led Zeppelin) car les représentants de ce label sont très actifs dans la répression des annonces en infraction. Il faut donc trouver d’autres filières (plus « traditionnelles ») pour s’approvisionner en bootlegs (cette remarque ne concerne évidemment que les supports matériels, les enregistrements en eux-mêmes circulant électroniquement sur nombre de forums et de blogs…). D’autres artistes ne bénéficiant pas de la même protection, on peut se demander si eBay réussira encore longtemps à faire le grand écart légal sur ses annonces de disques.
Néanmoins…
Des labels japonais continuent de sortir des « nouveautés » régulièrement. La production de CDs bootlegs persiste aussi ailleurs de manière résiduelle (principalement en Allemagne).
Des éditions suspectes de DVDs de Led Zeppelin (Live at Earl’s Court…) sont disponibles jusque dans les Fnac.
Une nouvelle mode de bootlegs semble accompagner celle plus globale du retour en grâce du format vinyle. On peut ainsi facilement trouver dans les boutiques parisiennes (y compris les grandes enseignes comme Virgin ou Gibert) des vinyles neufs de nature douteuse. Le phénomène est relativement plus grave dans la mesure où il s’agit également souvent de piratage pur et simple. Les cibles ne sont généralement pas Led Zeppelin mais des groupes très recherchés comme Can (contrefaçons de certains albums période Suzuki + divers bootlegs), Joy Division (fausses rééditions des albums officiels, bootleg « Warsaw »), Nico… et quelques artistes récents (White Stripes, Stooges reformation 2004)… Le pressage est apparemment allemand (même s’il reproduit parfois des exemplaires d’originaux anglais). Les quantités produites sont relativement importantes (saturent probablement leur niche commerciale) et les prix de reventes très variables. Difficile de prédire avec certitude quelles seront les nouvelles évolutions de l’industrie du bootleg…

Dernière mise à jour : avril 2007
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Jean-Michel a écrit:
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MessagePosté: Nov 13, 2008 13:14 
Coverdaliseur
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Localisation: ...In the heart of the city
Ouff heuereusement que j'avais pensé à faire des copies du site via un logiciel. :P

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MessagePosté: Nov 13, 2008 13:53 
Roux officiel
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Inscription: Aoû 14, 2006 20:26
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Localisation: 48° 38′ Nord 2° 00′ Ouest
Oui je crois que certains d'entre nous ont la version word/texte de ton site.
Sans compter surement ceux qui ont tout enregistrer :P.

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Galette saucisse !
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MessagePosté: Nov 13, 2008 15:00 
Tête de Mule
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j'ai tout sur papier,
un gros classeur, en lieu sûr
dans un coffre-fort ignifuge à la banque de France


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MessagePosté: Nov 14, 2008 1:06 
Commandant
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Inscription: Aoû 11, 2006 23:02
Messages: 3143
Localisation: 48.38°N 2°E
non mais comment il nous bouffe la base de données avec sa merde lui :beuh: :hihi:

je peux pas mettre ça sur une page html accessible depuis ici plutôt ?...


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MessagePosté: Nov 14, 2008 11:05 
Mimite
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Inscription: Aoû 12, 2006 2:40
Messages: 1738
ou tu peux te le foutre au cul :P

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Jean-Michel a écrit:
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