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MessagePosté: Nov 08, 2006 7:56 
Groupie hystérixx
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Sick again




Dom's


9 - Sick Again :

Pour clore cet énorme album, led zep a choisi un millesime 1974, oui, une sorte de vin puissant, épais et bourru, tout frais tiré, qui bourre vite la gueule et rend les yeux hagards et les aubes pateuses. Il a la lourde charge de conclure une belle épopée comme le dernier concert de toute une tournée. Il n'est pas fait pour être forcément agréable puisque qu'en lui même, il est la "fin" de quelque chose. Il a ce goût âpre des fausses joies de troisièmes mi-temps où toutes réalités sombrent dans une cavalcade iréelle et païenne dont souvent l'on ne se souvient même plus le lendemain car on est de nouveau malade. Mais c'est à mon humble avis un très grand rock qui tire sa grandeur de ses imperfections ....
Ce morceau n'est pas plus compliqué que la migraine des petits matins aigres, la machine s'emballe par un gros riff de guitare bien épais, mal rabotté sur les contours qui entaille bien dans le lard, en plus, pour faire chic sur du mal rasé, il est doublé par une sorte d'ondoyance maladroite à sonorité électronique genre double couche mastok au son pré-80s ce qui donne au morceau ce côté hybride et un peu pataud, cette grosse masse en mouvement sera d'ailleurs percée par un magnifique solo de Page, d'une trouble netteté alliée à cette fulgurance qu'il sait sortir pour remuer les bêtes évasives. Les serviteurs sont là, ils étaient de la fête aussi et ont la gueule de bois, la ligne de basse de Jonesy particulièrement élastique et fondue dans la matière ambiante pour ne pas que l'on remarque trop ses cernes, alors que Bonzo tape un chouias en retrait, sèchement et assez classique mais indispensable. Quant' à Plant, sa voix semble cassée comme celle des fins de javas pas tristes, elles est assez lointaine et presque couverte par les autres, pourtant elle assure très fort et fait passer le message...
On pourrait rester sur sa faim, dire ouaip bof, mais c'est là que Jimmy et sa troupe interviennent pour nous achever et sauver le morceau, sur le finish, là où tout s'affole en un éclair, un peu comme le fading d'un Out On The Tile, vous savez bien quand Page part dans ses micro solis hyper acides et fulgurants de fin de morceaux "difficiles", là où il s'élève en gamme en incrustant ces pépites sur l'écran marqué FIN, alors que Plant a lui aussi élevé sa voix à l'unisson de Jimmy dans des aaahhh aaaah aaaahh aaaahhh hypnotiques et crescendo qui montent si haut dans le ciel, soutenus derrière par le pacte Jonesy-Bonzo tout possédés qu'ils sont par la soudaine excitation de ce deuxième réveil ...

C'est pour tout ça que Sick Again est grand car il s'est d'abord montré rock à tronche blafarde, mal rasée, gauche et conventionnelle, puis il s'est regardé dans la glace, il s'est dégouté, il a réflechi quelques instants puis s'est carrément auto coup-de-pied-au-culté pour déverser son énergie du désespoir sur les derniers instants de lui-même ....Et grand bien lui en a pris car non content de former superbe conclusion à ce double album, ses maîtres l'ont même retenus pour le sacre du live.


Pierrou

Sick Again

Après le mini-Led Zep III de la dernière face, retour au pur rock zeppelinien, celui qui aura brillé comme jamais sur Physical Graffiti avec des titres comme Custard Pie ou The Rover. Mais entre l'ouverture en fanfare et ce Sick Again blafard, l'eau a coulé sous les ponts, et, avec une certaine honnêteté, le groupe nous aura donné à voir la cage aux fauves autant que la piste aux étoiles, la puissance brute et grisante des corps juvéniles autant que la nostalgie et les doutes. En d'autres termes, et comme le disent aussi les livres d'histoire, le Zeppelin a déjà amorcé sa chute. Il est un peu décevant, ce morceau, en comparaison des boules de nerfs qui concluaient les albums précédents. Pourtant, chacun a l'air fin prêt pour le dernier round, ça joue fort et ça joue bien, Bonham roule toujours des tambours avec classe et décontraction, et Page a érigé pour l'occasion un de ces vertigineux châteaux de cartes guitaristiques dont il a le secret. Qu'est-ce qui cloche alors? Oh, presque rien, juste cette impression bizarre que la routine s'est installée, pas le métro-boulot-dodo du commun des mortels, mais une drôle de routine faite de jets privés, de studios d'enregistrement, de halls d'hôtels de luxe et de foules démesurées et fanatiques. Un malaise qu'on avait déjà ressenti sporadiquement tout au long de l'album sans trop y prêter attention. Si j'avais découvert Led Zeppelin avec The Rover, rock cynique, glacial mais déjà un peu banal, ou avec ce drôle de Wanton Song rafistolé de partout, est-ce que j'aurais poussé la curiosité plus loin? Même les excellents fonds de tiroirs a priori jolis comme des coeurs, et là je pense à Bron-Yr-Aur, nous lancent discrètement de minuscules appels au secours. Plant, ce pauvre Plant, écoutez-le, ici, chanter son vague à l'âme d'après concert dans le plus pur style de la "complainte de rock star". La complainte de rock star, c'est devenu avec le temps un sous-genre à part entière, où il s'agit invariablement, pour le chanteur en mal d'inspiration ayant passé un peu trop de temps dans le milieu clos du show-biz, de raconter sa triste vie d'aéroports et de mornes cuites dans des bars à hôtesses, en s'imaginant à tort que ça pourrait intéresser d'autres gens. Quand même, les paroles désabusées de Robert Plant ont au moins le mérite d'être tout à fait au diapason du hard rock très professionnel de ses comparses. Ces quatre-là ont appris, au fil de shows de plus en plus longs, à dissimuler l'air de rien leurs pannes d'inspiration sous d'épais tapis d'effets sonores, à contrebalancer la banalité de certains plans par une dose supplémentaire de virtuosité gratuite, à faire oublier la fatigue et le stress en poussant toujours un peu plus les amplis. Car même les soirs où rien ne va, même, en studio, sur les morceaux un peu moins exceptionnels que les autres - comme celui-ci - il convient d'assurer le spectacle, et de tenir son rang. D'avoir de la dignité, et si possible du panache, dans la défaite. Et quand on y réfléchit, aurait-on pu trouver conclusion plus appropriée à l'orgie musicale de Physical Graffiti que cette gueule de bois si magistralement mise en sons? Alors voilà, il n'y aura pas de happy end, cette fois. A la place, on a ce petit morceau, dont la principale qualité est d'annoncer avec un bel aplomb des lendemains qui déchantent pour le groupe... Fin du premier acte.


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MessagePosté: Nov 08, 2006 10:14 
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Oh putain c'est trop de la boulette cette chanson.
Une de mes préférés du Zep en tout cas 8)

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MessagePosté: Nov 08, 2006 16:18 
YEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!


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MessagePosté: Nov 08, 2006 19:50 
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sympa mais boooooof... encore un truc à la testosterone :coquin:

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MessagePosté: Nov 08, 2006 19:59 
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Nathalie a écrit:
sympa mais boooooof... encore un truc à la testosterone :coquin:


Bah ouai c'est Led Zeppelin quoi :P

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MessagePosté: Nov 08, 2006 20:03 
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plus ou moins oui, mais moi je préfère moins :D

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MessagePosté: Nov 08, 2006 21:39 
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Sick Again c'est un excellent morceau rock bien crade du Zep. Ce riff est terrible. En concert c'est vraiment le panard. Mais c'est surtout ce son un peu saturé, crépitant, crade qui donne tout son charme à ce morceau... jouissif.


Dernière édition par Le yed le Déc 24, 2006 2:18, édité 1 fois.

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MessagePosté: Nov 08, 2006 22:31 
Sarkofils
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Sick Again c'est la classe absolue. Le morceau qui préfigure le style de 77. Pure Rock n Roll !


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MessagePosté: Nov 09, 2006 1:52 
Nathalie a écrit:
sympa mais boooooof... encore un truc à la testosterone :coquin:


vieille chose :roll:


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MessagePosté: Déc 24, 2006 2:14 
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j'adore ce morceau.
un truc ultra puissant.
sur texas 75,je le trouve énorme.surpuissant.


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MessagePosté: Jan 12, 2008 12:04 
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piweeh a écrit:
Le morceau qui préfigure le style de 77. Pure Rock n Roll !


C'est pas faux.

A l'heure qu'il est, je n'arrive toujours pas à comrpendre pourquoi cette chanson me fait bailler alors qu'elle est poutre porteuse en live.

Elle me démonte la tête, sur les boots, cette chanson.
Chaque fois.


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MessagePosté: Mar 16, 2008 16:44 

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trop puissant, très inspiré comme The Wanton song
la magie des 2 premiers albums du zep


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MessagePosté: Mar 31, 2008 1:23 
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Une des rare chanson du Zep qui me donne la gerbe... Avec la plupart de celles sur ITTOD... Je sais pas pourquoi... Pourtant c'est vraiment mon groupe preféré, mais là, le titre colle trop a la chanson... Me la faites pas réecouter or i'll be sick again...

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MessagePosté: Nov 07, 2014 19:48 
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Localisation: juno beach
Psymanu a écrit:
piweeh a écrit:
Le morceau qui préfigure le style de 77. Pure Rock n Roll !


C'est pas faux.

A l'heure qu'il est, je n'arrive toujours pas à comrpendre pourquoi cette chanson me fait bailler alors qu'elle est poutre porteuse en live.

Elle me démonte la tête, sur les boots, cette chanson.
Chaque fois.


oui en live elle sonne vraiment démentiellement bon.

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