Led Zeppelin forum

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MessagePosté: Nov 30, 2007 19:36 
Mon iPod m'a tuer
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boba a écrit:
Romichou a écrit:
Je conchie sur ceux qui trouvent que Kashmir c'est répétitif :x


Ah, l'ouverture d'esprit.
Une valeur qui se perd.


Tu t'es trompé de degré

_________________
Bonzofever a écrit:
ça finit en quote ça


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MessagePosté: Fév 04, 2008 13:39 
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jamais accroché avec kashmir...peut être parce que ca me rappelle téléfoot :lol:
elle est bien mais j'ai du mal à suivre ceux qui crie au miracle pour cette chanson...

_________________
En ce moment, je fais toujours le même rêve. Je nage dans la Seine et tout d'un coup, j'avale un rat. Alors j'étouffe et puis je coule. En bas, y a des huîtres, elles m'attrappent les chevilles. Alors je vomis le rat sur les huîtres, le rat il attaque les huitres, je remonte à la surface, je prends une péniche sur la tête et là, j'me réveille.


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MessagePosté: Fév 04, 2008 21:30 
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en tout cas c'est mieux que SIBLY, ça c'est sûr


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MessagePosté: Fév 05, 2008 21:34 
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Oh mais qu'est-ce que t'es chiant avec SIBLY :P


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MessagePosté: Fév 05, 2008 21:36 
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On parie qu'il répond quelque chose du genre : "comme SIBLY" ?

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Galette saucisse !
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MessagePosté: Fév 06, 2008 16:48 
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Je suis moins chiant que SIBLY en tout cas.


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MessagePosté: Fév 06, 2008 17:35 
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:lol:

Hibernatus tu as gagné ton pari... Rochefort 8 ou 10 ?


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MessagePosté: Fév 06, 2008 17:39 
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Euh c'est pas tout à fait ce que DT a dit :o

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MessagePosté: Fév 06, 2008 17:40 
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Hibs avait dit "du genre", et c'est exactement le genre :P

D'ailleurs, j'ai oublié de nier, tu es bien sûr autrement plus chiant que SIBLY, DT :P


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MessagePosté: Fév 06, 2008 17:44 
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Prouve-le


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MessagePosté: Fév 06, 2008 18:14 
Roux officiel
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Rochefort 8, c'est si gentiment proposé :mrgreen:.

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MessagePosté: Fév 07, 2008 11:08 
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Déduction Transcendantale a écrit:
Prouve-le

Non.

Enfin, je pourrais, mais j'ai pas envie d'aller et pas le temps chercher des quote :mrgreen:

Revenons donc à Kashmir...


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MessagePosté: Mar 16, 2008 8:59 

Inscription: Mar 15, 2008 19:50
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Nathalie a écrit:
Kashmir
quelle réussite (de compo et d'interprétation) pour son temps que ce Kashmir... une esquisse de goût oriental (de quel orient? on sait pas!), dont l'atmosphère, acquise de façon minimaliste et c'est sans doute pour cela que ça fait illusion, nous embarque euh... assez loin...
pour ma part, avec la version studio, je finis par m'ennuyer si si. Depuis que je connais la version P&P l'autre, la studio m'apparaît toujours comme l'esquisse de la seconde que je ressens comme plus parachevée. Voilà :wink:


Dom's
Quand j'écoute Kashmir, je ne peux m'empêcher de penser à la grande chanteuse égyptienne Oum Kalsoum dont j'avais lu quelque part que Robert Plant l'admirait. Cette femme, "la voix du rossignol" à laquelle l'Egypte toute entière était acquise, et même bien au delà de ces frontières, avait une voix admirable dont la poussière d'or me semble avoir orné dans l'esprit ce morceau… En effet, Kashmir est bien plus qu'un morceau rock. Certes il en a les fondations très solides comme pour tout monument qui doit être bâti pour traverser le temps, oui, dès l’intro, ce riff de guitare de Jimmy Page, obsédant et à l’épaisseur de strates à l’électricité multiple et au son savamment dosé par le maître, et puis le puissant drumming binaire de Bonzo, grand chambellan marteleur de gongs et de peaux, rythmant de bout en bout de ses tambours imperturbables cette musique faite procession qui sinue et à la traînée de laquelle tout est fait pour que nous nous sentions comme obligés de nous joindre… Ce qui est très rock aussi dans leur démarche, c’est le principe de ces breaks dont le premier du genre à un peu plus de 2mn, Led Zeppelin on le sait est très friand de ce genre de « remise en cause » rythmique déjà ouie, mais que l’on retrouvera par exemple de manière presque systématique sur certains morceaux du futur Presence. C’est éminemment rock parce que ça brise un rythme qui pourtant ronronnait déjà très bien mais il devait falloir le remettre en question comme pour relancer la machine et créer moult électrochocs supplémentaires, mais là, d’une façon assez nouvelle chez eux, en effet, ces breaks sont certes hachurés par des riffs assez souples et resserrés mais ils semblent déjà s’adjoindre en sonorité nouvelle le parallèle de myriades de violons en suspension comme pour nous donner envie du reste de voyage à venir … La voix de Robert Plant reste également plutôt rock, mais dans une neutre sobriété cette fois-ci, une voix empreinte d’une certaine gravité même, l’on dirait presque qu’elle en devient diseuse de fatalité ou d’impuissance, celle par exemple d’un enfant blond criant au pied de l’immense statue du temps et de la vie, elle faisant mine de ne pas lui répondre de suite. Par endroit, son verbe s’échappe aussi en quelques envolées altières et d’une esthétique magnifique, se faisant ainsi pour quelques courts instants le faire valoir candide et bien frêle à l’immense creuset sonore dont ses amis entretiennent le bouillonnement de l’or en fusion qu’il contient… Ainsi donc voilà la puissante machine Kashmir bien en route et qui carbure à bon tempo, pas trop rapide pour bien s’insinuer en nous. C’est un moteur magnifique et rutilant dont la brillance des pipes s’abandonne assez tôt dans de luxuriants drapés, ceux d’une étoffe épaisse venue des meilleurs comptoirs d’Orient. Il s’en échappent alors mille et une allusions sonores comme ces claviers kitsch de John Paul Jones aux accords pas très éloignés de ceux de « Your time is gonna come » mais qui pourtant ont plus d’ampleur, plus de noblesse, peut-être aussi parce qu’ils sont plus « en altitude » et associés par intermittence à de magnifiques parties de violons qui sonnent à la manière de ceux de ces grands orchestres orientaux dont les musiques magnifiques et nobles emplissent depuis toujours des théâtres bondés du Caire à Istanbul et de Tunis à Marrakech … Ce morceaux monumental est un tout indissociable assez proche de la perfection, il a pratiquement toujours était joué «en l’état » en concert, comme ce fut le cas pour In My Time Of Dying, il se dit qu’il pourrait bien représenter Led Zeppelin à lui tout seul, il tire sa force et son caractère intemporel du mariage idéal en sa propre chair de l’atome rock et toute la puissance nécessaire, avec les fragrances subtiles et multiples de la musique arabe qui vient l’orner par touches délicates et moirées, mais le rendant à ce point hypnotisant qu’on le croirait habité par un petit scintillement en perpétuel et doux mouvement , celui très persuasif du diamant ornant le nombril de la danseuse qui, depuis le début du morceau, sourit dans nos cœurs du haut de la sensuelle chorégraphie qu’elle nous offre… Quelques sept années plus tard, Robert Plant lui donna un enfant dans son premier album solo Pictures At Eleven. Le morceau s’appelle Slow Dancer et il constitue une très honnête suite à Kashmir avec un côté lancinant et ondulant plus prononcé, surtout dans la voix de Plant, et des musiciens différents dont Cozy Powell à la batterie… Puis c’est dix neuf ans plus tard que Jimmy Page et Robert Plant décidèrent de donner à Kashmir un nouvel envol en offrant à sa voracité tout un orchestre égyptien en guise de médaille du travail pour bons et loyaux services rendus à la nation Zeppelinienne.



Pierrou
Un début très abrupt, comme une plongée en apnée dans un bain d'huile bouillante. Cette étrange créature rythmique qui se lève d'un coup, on n'aurait même pas l'idée de se demander comment elle arrive à tenir sur ses pattes et à claudiquer avec autant de majesté - on est paumé, téléporté loin de chez soi, loin des strates douillettes, finalement, du rock métallique des premiers titres de l'album. Qui est qui, qui fait quoi? Il m'aura fallu pas mal d'années et surtout l'acquisition d'une vraie chaîne hi-fi pour commencer à distinguer quelque chose dans cette masse sonore grondante et bouillonnante. Pour dire, à l'heure actuelle, on trouve encore des gens assez désorientés pour se demander si c'est bien un vrai orchestre que le Zep a recruté ici pour donner chair à ses nouveaux riffs. Mais attendez, quelle machine diabolique serait capable d'imiter ces violons rageurs qui nous clouent sur place au moment du riff? Et les claviers préhistoriques de Jonesy, comment pourraient-ils produire un son aussi aveuglant que les cuivres qui éclatent un peu plus loin? Le plus fort dans cette histoire, c'est que Jones en remet quand même une couche avec ses synthés, son mellotron, et toutes sortes de bazars électrifiés qui avaient déjà rendus magnifiquement opaques des titres comme Rain Song ou Four Sticks auparavant. Alors ça tâtonne, ça bouillonne, ça grouille, partout, sous le sable, sous les pierres, dans les placards, tu parles d'un désert, on se croirait plutôt en plein milieu d'un souk surnaturel version Burroughs. Assez vite, quand même, une voix familière s'élève au dessus de la mêlée. C'est bien celle de Plant, mais elle est bizarre, elle semble nue sans son armada habituelle d'effets électroniques ; surtout, elle a rarement été aussi belle que sur ce titre, tout à la fois éraillée, douloureuse, puissante, profonde... On devine aussi qu'elle chante de belles choses, comme l'histoire de ce pauvre type égaré dans des lieux trop grands pour lui, écrasé par le soleil du Sahara, mais qui continue à croire dur comme fer que le Cachemire est au bout de la piste. Une chouette fulgurance rappelant la poésie d'un autre grand Robert, qui, dans son Sweet Home Chicago de 1936, nous chantait déjà le mal d'un pays de cocagne où il n'avait jamais mis les pieds ("back to the land of California, to my sweet home, Chicago", ben tiens...). Comme dans presque toutes les grandes chansons du Zep, la musique est au diapason des paroles, à moins que ce ne soit l'inverse, et on y retrouve avec plaisir le même genre de courts-circuits spatio-temporels. Parce que dans le fond, sous ses airs mystérieux, Kashmir reste un morceau de rock puissant à la Whole Lotta Love ou Heartbreaker. Un des moments les plus miraculeux est d'ailleurs cette partie centrale où le groupe a l'audace de libérer la chanson de son corset symphonique, pour laisser Plant improviser des vocalises qui évoquent un peu les expérimentations de Whole Lotta Love ou Dazed and Confused. Et puis sur le versant rock, il y a aussi cette frappe typique de John Bonham, lourde comme les pas d'un géant dans le sable, qui maintient d'un bout à l'autre la cadence inhabituelle qui est à l'origine du morceau. Je n'ai pas parlé de Jimmy Page, pourtant, cette chanson est aussi la sienne, c'est à lui que l'on doit ce riff qui préfigure - avec vingt ans d'avance - la world music véhémente de Rachid Taha ou Asian Dub Foundation. De sa guitare, on ne perçoit ici qu'un grincement lointain et ferrugineux, le maître s'effaçant avec une rare intelligence devant sa formidable créature. Voilà ce qui fait le charme de ce Kashmir-là - mon préféré - l'émerveillement un peu naïf du groupe face à ses horizons sonores renouvelés, et la modestie des musiciens qui ont accepté de n'être que de simples pièces dans ce grand puzzle. Et on comprend pourquoi Page et Plant déclaraient à qui voulait l'entendre, au moment de leur come-back de 1994, que ce morceau était leur vrai chef d'oeuvre : audacieux, envoûtant, touchant, costaud, effectivement, voilà un portrait qui ressemble à Led Zeppelin...


alors là je suis pas d'accord. ce morceau pseudo oriental est particulièrement lourd lent et ennuyeux alors que n'importe quel chanteur de raÏ ou de musique arabe est rapide et souple. cette pesanteur du morceau m'a longtemps empêché d'écouter ce morceau jusqu'au bout. ce n'est qu'après des dizaines d'années que je l'apprécie, peut-être parce que moi-même je me suis calmé


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MessagePosté: Mar 16, 2008 8:59 

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Nathalie a écrit:
Kashmir
quelle réussite (de compo et d'interprétation) pour son temps que ce Kashmir... une esquisse de goût oriental (de quel orient? on sait pas!), dont l'atmosphère, acquise de façon minimaliste et c'est sans doute pour cela que ça fait illusion, nous embarque euh... assez loin...
pour ma part, avec la version studio, je finis par m'ennuyer si si. Depuis que je connais la version P&P l'autre, la studio m'apparaît toujours comme l'esquisse de la seconde que je ressens comme plus parachevée. Voilà :wink:


Dom's
Quand j'écoute Kashmir, je ne peux m'empêcher de penser à la grande chanteuse égyptienne Oum Kalsoum dont j'avais lu quelque part que Robert Plant l'admirait. Cette femme, "la voix du rossignol" à laquelle l'Egypte toute entière était acquise, et même bien au delà de ces frontières, avait une voix admirable dont la poussière d'or me semble avoir orné dans l'esprit ce morceau… En effet, Kashmir est bien plus qu'un morceau rock. Certes il en a les fondations très solides comme pour tout monument qui doit être bâti pour traverser le temps, oui, dès l’intro, ce riff de guitare de Jimmy Page, obsédant et à l’épaisseur de strates à l’électricité multiple et au son savamment dosé par le maître, et puis le puissant drumming binaire de Bonzo, grand chambellan marteleur de gongs et de peaux, rythmant de bout en bout de ses tambours imperturbables cette musique faite procession qui sinue et à la traînée de laquelle tout est fait pour que nous nous sentions comme obligés de nous joindre… Ce qui est très rock aussi dans leur démarche, c’est le principe de ces breaks dont le premier du genre à un peu plus de 2mn, Led Zeppelin on le sait est très friand de ce genre de « remise en cause » rythmique déjà ouie, mais que l’on retrouvera par exemple de manière presque systématique sur certains morceaux du futur Presence. C’est éminemment rock parce que ça brise un rythme qui pourtant ronronnait déjà très bien mais il devait falloir le remettre en question comme pour relancer la machine et créer moult électrochocs supplémentaires, mais là, d’une façon assez nouvelle chez eux, en effet, ces breaks sont certes hachurés par des riffs assez souples et resserrés mais ils semblent déjà s’adjoindre en sonorité nouvelle le parallèle de myriades de violons en suspension comme pour nous donner envie du reste de voyage à venir … La voix de Robert Plant reste également plutôt rock, mais dans une neutre sobriété cette fois-ci, une voix empreinte d’une certaine gravité même, l’on dirait presque qu’elle en devient diseuse de fatalité ou d’impuissance, celle par exemple d’un enfant blond criant au pied de l’immense statue du temps et de la vie, elle faisant mine de ne pas lui répondre de suite. Par endroit, son verbe s’échappe aussi en quelques envolées altières et d’une esthétique magnifique, se faisant ainsi pour quelques courts instants le faire valoir candide et bien frêle à l’immense creuset sonore dont ses amis entretiennent le bouillonnement de l’or en fusion qu’il contient… Ainsi donc voilà la puissante machine Kashmir bien en route et qui carbure à bon tempo, pas trop rapide pour bien s’insinuer en nous. C’est un moteur magnifique et rutilant dont la brillance des pipes s’abandonne assez tôt dans de luxuriants drapés, ceux d’une étoffe épaisse venue des meilleurs comptoirs d’Orient. Il s’en échappent alors mille et une allusions sonores comme ces claviers kitsch de John Paul Jones aux accords pas très éloignés de ceux de « Your time is gonna come » mais qui pourtant ont plus d’ampleur, plus de noblesse, peut-être aussi parce qu’ils sont plus « en altitude » et associés par intermittence à de magnifiques parties de violons qui sonnent à la manière de ceux de ces grands orchestres orientaux dont les musiques magnifiques et nobles emplissent depuis toujours des théâtres bondés du Caire à Istanbul et de Tunis à Marrakech … Ce morceaux monumental est un tout indissociable assez proche de la perfection, il a pratiquement toujours était joué «en l’état » en concert, comme ce fut le cas pour In My Time Of Dying, il se dit qu’il pourrait bien représenter Led Zeppelin à lui tout seul, il tire sa force et son caractère intemporel du mariage idéal en sa propre chair de l’atome rock et toute la puissance nécessaire, avec les fragrances subtiles et multiples de la musique arabe qui vient l’orner par touches délicates et moirées, mais le rendant à ce point hypnotisant qu’on le croirait habité par un petit scintillement en perpétuel et doux mouvement , celui très persuasif du diamant ornant le nombril de la danseuse qui, depuis le début du morceau, sourit dans nos cœurs du haut de la sensuelle chorégraphie qu’elle nous offre… Quelques sept années plus tard, Robert Plant lui donna un enfant dans son premier album solo Pictures At Eleven. Le morceau s’appelle Slow Dancer et il constitue une très honnête suite à Kashmir avec un côté lancinant et ondulant plus prononcé, surtout dans la voix de Plant, et des musiciens différents dont Cozy Powell à la batterie… Puis c’est dix neuf ans plus tard que Jimmy Page et Robert Plant décidèrent de donner à Kashmir un nouvel envol en offrant à sa voracité tout un orchestre égyptien en guise de médaille du travail pour bons et loyaux services rendus à la nation Zeppelinienne.



Pierrou
Un début très abrupt, comme une plongée en apnée dans un bain d'huile bouillante. Cette étrange créature rythmique qui se lève d'un coup, on n'aurait même pas l'idée de se demander comment elle arrive à tenir sur ses pattes et à claudiquer avec autant de majesté - on est paumé, téléporté loin de chez soi, loin des strates douillettes, finalement, du rock métallique des premiers titres de l'album. Qui est qui, qui fait quoi? Il m'aura fallu pas mal d'années et surtout l'acquisition d'une vraie chaîne hi-fi pour commencer à distinguer quelque chose dans cette masse sonore grondante et bouillonnante. Pour dire, à l'heure actuelle, on trouve encore des gens assez désorientés pour se demander si c'est bien un vrai orchestre que le Zep a recruté ici pour donner chair à ses nouveaux riffs. Mais attendez, quelle machine diabolique serait capable d'imiter ces violons rageurs qui nous clouent sur place au moment du riff? Et les claviers préhistoriques de Jonesy, comment pourraient-ils produire un son aussi aveuglant que les cuivres qui éclatent un peu plus loin? Le plus fort dans cette histoire, c'est que Jones en remet quand même une couche avec ses synthés, son mellotron, et toutes sortes de bazars électrifiés qui avaient déjà rendus magnifiquement opaques des titres comme Rain Song ou Four Sticks auparavant. Alors ça tâtonne, ça bouillonne, ça grouille, partout, sous le sable, sous les pierres, dans les placards, tu parles d'un désert, on se croirait plutôt en plein milieu d'un souk surnaturel version Burroughs. Assez vite, quand même, une voix familière s'élève au dessus de la mêlée. C'est bien celle de Plant, mais elle est bizarre, elle semble nue sans son armada habituelle d'effets électroniques ; surtout, elle a rarement été aussi belle que sur ce titre, tout à la fois éraillée, douloureuse, puissante, profonde... On devine aussi qu'elle chante de belles choses, comme l'histoire de ce pauvre type égaré dans des lieux trop grands pour lui, écrasé par le soleil du Sahara, mais qui continue à croire dur comme fer que le Cachemire est au bout de la piste. Une chouette fulgurance rappelant la poésie d'un autre grand Robert, qui, dans son Sweet Home Chicago de 1936, nous chantait déjà le mal d'un pays de cocagne où il n'avait jamais mis les pieds ("back to the land of California, to my sweet home, Chicago", ben tiens...). Comme dans presque toutes les grandes chansons du Zep, la musique est au diapason des paroles, à moins que ce ne soit l'inverse, et on y retrouve avec plaisir le même genre de courts-circuits spatio-temporels. Parce que dans le fond, sous ses airs mystérieux, Kashmir reste un morceau de rock puissant à la Whole Lotta Love ou Heartbreaker. Un des moments les plus miraculeux est d'ailleurs cette partie centrale où le groupe a l'audace de libérer la chanson de son corset symphonique, pour laisser Plant improviser des vocalises qui évoquent un peu les expérimentations de Whole Lotta Love ou Dazed and Confused. Et puis sur le versant rock, il y a aussi cette frappe typique de John Bonham, lourde comme les pas d'un géant dans le sable, qui maintient d'un bout à l'autre la cadence inhabituelle qui est à l'origine du morceau. Je n'ai pas parlé de Jimmy Page, pourtant, cette chanson est aussi la sienne, c'est à lui que l'on doit ce riff qui préfigure - avec vingt ans d'avance - la world music véhémente de Rachid Taha ou Asian Dub Foundation. De sa guitare, on ne perçoit ici qu'un grincement lointain et ferrugineux, le maître s'effaçant avec une rare intelligence devant sa formidable créature. Voilà ce qui fait le charme de ce Kashmir-là - mon préféré - l'émerveillement un peu naïf du groupe face à ses horizons sonores renouvelés, et la modestie des musiciens qui ont accepté de n'être que de simples pièces dans ce grand puzzle. Et on comprend pourquoi Page et Plant déclaraient à qui voulait l'entendre, au moment de leur come-back de 1994, que ce morceau était leur vrai chef d'oeuvre : audacieux, envoûtant, touchant, costaud, effectivement, voilà un portrait qui ressemble à Led Zeppelin...


alors là je suis pas d'accord. ce morceau pseudo oriental est particulièrement lourd lent et ennuyeux alors que n'importe quel chanteur de raÏ ou de musique arabe est rapide et souple. cette pesanteur du morceau m'a longtemps empêché d'écouter ce morceau jusqu'au bout. ce n'est qu'après des dizaines d'années que je l'apprécie, peut-être parce que moi-même je me suis calmé


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