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MessagePosté: Oct 26, 2006 9:38 
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Houses Of The Holy
j'aime bien, c'est sympa et très positif :P


Dom's
J'ai toujours trouvé ce morceau très accrocheur et décontrastant © par rapport à son très oppressant prédécesseur. En effet, au sortir de la procession ô combien douloureuse et racleuse de la messe rouillée d'In my time Of Dying, il fallait quelque chose de plus léger de plus grivois pour repenser aux corps vivants, ceux qui veulent continuer à bouger et suer dans des danses impies, ceux qui respirent fort et qui aiment... Même si ce morceau était un "fond de tiroir" de l'album précédent, je trouve pourtant qu'il n'aurait pas convenu à ce bel équilibre progressif et avait donc plutôt naturellement sa place dans ce puissant double bâtiment rock... "Houses Of The Holy" est donc un rock plutôt très carré, limite stonien, avec cette sorte de logique mathématique que l'on retrouve souvent chez Led Zep d'ailleurs, oui, comme des équations un peu complexes dont on se félicite de savoir les manier et d'en avoir trouvé la solution clef de leur petit royaume...Le morceau est démarré en flèche par le riff à sonorité tubulaire de Page, pas trop alambiquée la guitare sauf ce petit thème récurrent en forme de petit écheveulage métallique accéléré en plein vent vers le haut qui égaie le riff "sérieux" mais qui ne se la pète pas et, aux côtés du commandant, un lieutenant Bonzo qui bastonne très binaire derrière sans pour autant totalement féler le plancher, alors que Jonesy semble comme collé au Pagey un peu à la manière de ces passagers de motards auxquels ils se collent et dont ils aggripent fermement les hanches pour ne pas tomber à la renverse lors des accélérations...A la presque fin de ces quatre petites minutes, Pagey nous flanquera en pleine tronche l'un de ses magnifiques soli de "fin" de morceau dont il a le secret, genre de nous dire, allez les gars , encore un petit coup pour la route va... Dans toute cette petite fête, Plant, lui, est un tout petit peu en retrait ou timidement en avant, c'est vous qui choisissez, il chante "normal" quoi, chant rock sans trop de graisse et même guilleret et volontiers un peu racleur/hurleur par endroits, avec aussi de très beaux coeurs (ahhh...let the music be your master) quand ils ne sont pas légèrement parfumés early sixties, bref, sans ses fameux maniérismes exacerbés sortis lors des grandes occasions, vous savez, lors de ces célébrations universelles où il se croit le prêtre officiant, unique détenteur des fioles sacrées contenant élixirs d'immortalité rock... Alors avec tous ces "main" ingrédients , ne boudons pas notre plaisir, reconnaissons que l'on a quand même un sacré bon gros rock très attachant "fonctionnant" au quart de poil et dont on ne se lasse pas ...mais...mais...mais qui aurait malgré tout été un peu faible pour faire passer à lui tout seul Led Zep à la postérité ....



Pierrou
Houses of the Holy, une chanson dont on parle si peu, ou alors juste pour remarquer qu'elle a un nom bizarre. Pourtant, c'est encore un petit chef d'oeuvre, et c'est surtout exactement le genre de rafraîchissement qu'il nous fallait après les bacchanales électriques de la première face... Houses of the Holy, oui, la chanson porte le même titre que l'album précédent - et d'ailleurs, elle n'aurait pas déparé sur ce disque riche en contrastes, au coeur grisailleux mais au pas toujours léger. Le coeur en berne, ici, c'est celui de Plant, non pas l'Apollon permanenté aux frasques rock'n'roll semi-légendaires, mais le jeune Robert Anthony, adolescent boutonneux et anonyme qui récite à tout hasard, comme tous ses semblables, des couplets improbables sur les blanches colombes et les preux chevaliers mais ne rêve secrètement que d'une chose : conclure! Conclure, aller le voir d'un peu plus près, ce fameux "jardin", et pourquoi pas y planter ses petites "graines d'amour" au passage! Alors bon, le temps de l'innocence et des premiers bisous avec la langue paraît sans doute déjà bien loin au Robert de 1975, n'empêche qu'il arrive une fois de plus à nous embobiner - ce petit sourire en coin lui va si bien! L'accompagnement musical est lui aussi d'une grande fraîcheur. Comme les paroles de la chanson, c'est un miroir à la surface mouvante, reflétant par bribes de lointaines émotions adolescentes. Témoin ce riff étrange, carré, qui - par quelque incongruité spatio-temporelle - semble devoir autant à Chuck Berry (pour les giclées corrosives vers les aigus) qu'à Thelonious Monk (pour les angles droits). Du pur Jimmy Page, en somme, et ce qui est bien chez lui, c'est qu'il fait partie des rares guitar heroes à avoir compris que les cordes aiguës de son instrument ne servent pas uniquement à exécuter des soli mélodramatiques en prenant des poses de gladiateur, mais qu'elles peuvent aussi donner vie à de fascinants riffs panoramiques torpilleurs de cerveaux. Bien sûr, comme sur toutes les grandes chansons du groupe (à commencer par les cousines Lemon Song et Dancing Days), la guitare à tiroirs de Page n'est qu'un des nombreux rouages de cette superbe machine molle aussi précise qu'un coucou suisse, qui tourne autour d'un axe Bonham-Jones sublimement bien en place. La basse ne se contente pas de jouer derrière Page, elle préfère, autant que possible, jouer à côté de lui, des harmonies faussement familières qui feraient chanceler de plaisir le plus blasé des auditeurs. Un qui retombe toujours sur ses pattes sans que l'on sache très bien comment, aussi, c'est Bonham, la bête, le monstre, le tigre dans le moteur du Zep. Le rythme puissant et déroutant qu'il tient ici semble un peu le côté face, l'envers de la partie de guitare de Page, et il entraîne irrésistiblement la chanson vers un ailleurs à l'herbe plus verte qui n'existe plus que sur de vieilles images mentales... De toute façon, tout est bon dans cette chanson, tout file la pêche, même le grincement involontaire mais très musical de la pédale de grosse caisse de Bonzo. Alors il faut au moins toute la force conceptuelle de Physical Graffiti, et la promesse d'autres splendeurs, pour nous empêcher de revenir indéfiniment vers cette merveille de morceau qui nous rend à chaque écoute si béatement heureux.

_________________
despète :tilapin:


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MessagePosté: Oct 26, 2006 10:26 
Boulizique
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Inscription: Aoû 14, 2006 20:39
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Nathalie a écrit:
Houses Of The Holy
j'aime bien, c'est sympa et très positif :P



Pierrou
Houses of the Holy,

- semble devoir autant à [...] qu'à Thelonious Monk (pour les angles droits).


ah! je me souviens avoir adoré ce petit (mais grand) détail...
:)


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MessagePosté: Oct 26, 2006 16:23 
écrivain
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Inscription: Aoû 12, 2006 1:16
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J'adore Houses Of The Holy.
Un morceau qui véhicule bien l'atmosphère de l'album du même nom, donc très frais, bondissant, un peu à la The Ocean, mais en même temps ça reste du rock bien décapant (le riff est magnifique) qui s'intègre parfaitement au décor du premier disque de Physical. En somme une bouffé d'air frais électrique et insouciant dans un monde brut. Le "petit" morceau qui relance idéalement la dynamique après un long In My Time Of Dying et avant un duo final infernal.


Dernière édition par Le yed le Oct 26, 2006 16:29, édité 1 fois.

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MessagePosté: Oct 26, 2006 16:29 
Sarkofils
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Inscription: Aoû 27, 2006 14:18
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So Fresh. Une ambiance proche de Dancing Days, en plus réussi selon moi. Et puis remixé sauce PG ça donne tout de suite mieux.


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MessagePosté: Oct 26, 2006 16:34 
Xoeht
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Je n'ai rien à rajouter, ou presque car il y a deux choses dont on a pas parlé et qui me renversent dans cette chanson, c'est le son énorme de JPJ (qui me rappelle d'ailleurs pas mal celui de Out On The Tiles, bien tranchant et puissant) ainsi que la performance de Robert qui se lâche magnifiquement sur les deux derniers couplets. :guit: :chant: :casque:


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MessagePosté: Oct 26, 2006 16:39 
Xoeht
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Inscription: Aoû 14, 2006 12:01
Messages: 1625
piweeh a écrit:
So Fresh. Une ambiance proche de Dancing Days, en plus réussi selon moi. Et puis remixé sauce PG ça donne tout de suite mieux.

Oui, effectivement une ambiance (trés) proche entre ces deux morceux, je me rappelle même que je les confondais autrefois :oops: (il y a fort longtemps bien sûr..) par contre je préfère Dancing Days, selon moi plus abouti, plus riche, plus passionnant.


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